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L'Âme Guerrière

10 Février 2012
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Je me questionne beaucoup sur mon utilisation de Facebook. J'admets qu'un site de socialisation peut être une bonne source d'informations et permet également de «rencontrer» des gens intéressants avec qui nous avons des points en commun, pourtant je ne peux taire cette voix en moi. Je l'entends qui me murmure constamment : «tu perds ton temps». Oui un site comme Facebook me permet de mieux connaître le monde, de m'informer afin de pouvoir mieux l'observer et d'en tirer des conclusions, mais où est l'action? Comment agissons-nous par la suite? Quelles sont les conséquences sur la réalité? On écrit un nouvel article qui traite d'un sujet déjà traiter dans des milliers d'articles différents?



Nos ancêtres n'étaient pas bombardés d'informations comme nous le sommes, ils cumulaient les informations nécessaires puis ils agissaient sur la réalité. Ils étaient des hommes d'action, ils pouvaient se tromper, mais ils agissaient. Penser à ces hommes qui ont colonisé les endroits reculés du Québec parce que de riches Anglais occupaient tous nos terres, ils le faisaient bien souvent au péril de leur vie, manquant de nourriture et d'eau en hiver ils devaient marcher des milles seulement pour nourrir leur famille. Qui d'entre nous feraient la même chose aujourd'hui devant un envahisseur occupant notre territoire? Aujourd'hui nous baissons la tête devant le multiculturalisme et le multi ethnisme, nous sommes bien dociles et plusieurs d'entre nous croient même au mythe des bienfaits de la diversité. Par notre inaction, nous disparaissons jour après jour dans la globalisation, nous ne semblons plus croire à ce qui faisait de nous un peuple unique et fier. Nous avons perdu nos repères, nous n'avons plus de religion, notre histoire doit être effacée, nous devons vivre dans le présent!



« Fight Club » est un film que j'aime bien pour une raison évidente. On y voit un groupe d'hommes passant de la morosité d'une vie à accomplir des tâches répétitives et dégradantes à une vie de combat et d'action. Le fait de se battre permet de prendre conscience de la réalité physique du monde qui nous entoure. Conséquence du simple fait de ressentir de la douleur. C'est d'ailleurs pourquoi tant d'adolescents sont portés à se mutiler ou à poser des gestes où ils mettent leur santé en péril, ils veulent ressentir la douleur dans un monde où on tente de les distraire en permanence à l'aide de divertissement futile. Les hommes de «Fight Club» éveillent donc en eux l'âme du guerrier, ils deviennent l'outil du changement. Le reproche que je peux faire à ce film c'est que le changement manque de direction, c'est-à-dire qu'on assiste à une révolte sans but ultime. Je ne crois pas que détruire les symboles du capitalisme soit la solution à nos problèmes malheureusement. Nos problèmes sont beaucoup plus profonds et à la défense du film il en est question à quelques reprises. Je pense entre autres à une citation significative où il est dit que nous sommes les enfants oubliés de l'histoire et que notre combat est spirituel. En effet, nous serons les enfants oubliés de l'histoire si nous sombrons dans l'hédonisme ou l'attentisme. Comme l'a si bien dit Gaston Miron, « nous ne serons jamais plus des hommes si nos yeux se vident de leurs mémoires. »



Nos ancêtres, comme ces hommes du film « Fight Club » étaient des hommes d'actions et bien que nous sommes maintenant et depuis trop d'années très dociles et pacifiques notre histoire prouve que nous avons une âme guerrière qui sommeil en nous. Penser aux rébellions de 1837-1838 par exemple, ce fut une défaite, mais c'est l'action et non le résultat qui compte. Nous avons l'action en héritage, elle fait partie de la mémoire dont parle Gaston Miron. La mémoire est le seul repère qu'il nous reste, sans elle nous ne serons plus que des coquilles vident. Le héros Irlandais Patrick Pearse déclara lors de son procès militaire qui le condamna à mort: “We seem to have lost. We have not lost. To refuse to fight would have been to lose. We have kept faith with the past, and handed down a tradition to the future.” Une déclaration significative pour tous les peuples occidentaux.

Réflexions sur les émeutes de Londres

21 Août 2011
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Il y a moins d'un mois, Tottenham était en flammes. Une manifestation qualifiée de pacifique s’est vite transformée en un festival du saccage. Les pillards s'en sont donné à coeur joie volant gadgets électroniques et vêtement de marques. La gauche explique cette situation par la pauvreté et la misère des immigrants qui sont incapables de s'intégrer à une société trop intolérante où les programmes sociaux favorisant l'intégration sont trop peu subventionnés. La droite officielle quant à elle semble simplement se désoler de la situation et tente de la corriger avec plus d'oppression par l'augmentation des effectifs policiers. Cette solution ne règlera rien à long terme, bien qu'elle soit efficace à court terme. C'est comme mettre du peroxyde sur un bras amputé espérant qu'il repousse. Seule la droite non officielle, que je me plais à qualifier de « vrais conservateurs », blâme le multiculturalisme ou le multi ethnisme pour expliquer les dégâts.

L'épisode Freddy Villanueva au Québec avait le potentiel de se transformer en une situation semblable. Une manifestation contre la brutalité policière avait eu lieu et il y eu même du grabuge, rien de comparable avec l'ampleur de la dégénération de Londres par contre. Les mouvements issue de la gauche et autres associations anarchistes sont très promptes à dénoncer la violence lorsqu'elle provient d'une figure d'autorité, mais affiche une attitude de compréhension lorsqu'elle provient d'un ou plusieurs membres d'une ethnie minoritaire ou des pauvres. Comme si ces actions de la police donnaient le droit à être violent, de saccager les efforts de ceux qui travaillent fort pour gagner humblement leur vie. Quelle attitude devrait avoir un policier se sentant en danger? Être compréhensif et tendre l'autre joue?

Peu importe les efforts déployés, une société ne peut pas intégrer les membres d'une autre culture s'ils ne veulent pas en premier lieu s'intégrer. C'est autant plus vrai si cette société ne possède pas une culture forte. Comment peuvent-ils s'intégrer si la culture du pays accueillant est en pleine détérioration, si les membres d'origines de cette culture n'ont plus de points de repère auxquels ils peuvent s'identifier, ces points de repère ayant été remplacés par des marques de commerce? Les immigrants sont déracinés de leur environnement ancestral, ils sont donc déjà en perte d'identités. Les membres des communautés ethniques sont donc encore plus prompts à se révolter puisqu'ils n'ont aucun sentiment d'appartenance avec la communauté qui les accueils, vivant dans des ghettos en marge de la majorité. Si j'exprime cette idée, ce n'est nullement pour excuser le geste des pillards, mais plutôt pour tenter de le comprendre convenablement. Contrairement à la pensée populaire, comprendre un geste n'équivaut certainement pas à le pardonner.

Au Québec la situation est particulière puisque notre culture est en danger depuis la conquête, nous sommes donc généralement conscients de la précarité de notre statu. La protection de notre langue fut toujours un enjeu culturel majeur grâce auquel nous avons pu arriver à un certain consensus au sein de la population. Même si l'indépendance n'a pas eu lui la différence culturelle au Canada est présente depuis bien longtemps. Une grande partie des citoyens ayant une conscience politique connaissent donc les dangers du multiculturalisme, mais bien peu sont prêts à prendre des mesures concrètes pour renverser la situation puisque ces mesures apparaissent comme étant agressives pour un esprit libéral. Le multiculturalisme est en réalité bien plus qu'un danger c'est un mal qui doit être combattu. C'est pourquoi l'État ne devrait en aucun cas subventionner des programmes comme celui des accommodements raisonnables.

La culture est une chose, il est encore plus rare d'entendre parler d'un problème ethnique puisque le simple fait de prononcer le mot «race» dans un espace public fera de vous un paria. Être conscient des facteurs attribués à la race ne fait pas partie de l'esprit «progressiste», or s'il y a une chose qui est encore plus enracinée en nous que la culture, c'est bien la race. Les tensions raciales existeront toujours, les évènements actuels en sont une manifestation de plus, même si l'on tente d'expliquer ses tensions par une lutte de classe opposants les pauvres aux riches. C'est pourtant la classe moyenne qui en paie le prix.

Les pillages comme ceux de Londres n'ont pas lieu parce que les immigrants sont trop pauvres pour se nourrir convenablement, comme il est expliqué dans cet article. Les pillages ont lieu parce qu'il n'y a plus de consensus social en occident, les lieux communs disparaissent et la division règne de plus en plus. Si le multiculturalisme doit porter une grande partie du blâme, la corruption et la société mercantile doivent également être blâmées puisque la confusion et la révolte grondent même au sein des peuples fondateurs. Tant et aussi longtemps que des mesures anti-immigrations ne seront pas prises et que nos identités raciales et nationales ne seront pas plus fortes, ces pillages seront de plus en plus nombreux.

Une réalité dont il faut faire l'expérience

27 Septembre 2010
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« Je vois, j’entends, je détecte les odeurs, je touche ; je perçois les changements de température, de goût. Je sens le passage du temps. Je peux prendre des exemples émotionnels : Aaahh! Je suis heureux ! Vous voyez, Gurney ? Namri ? Il n’y a pas de mystère dans la vie humaine. Ce n’est pas un problème qu’il faut résoudre, mais une réalité dont il faut faire l’expérience. » ~ Leto II, Les Enfants De Dune, Frank Herbert


En effet, la vie humaine est une réalité dont il faut faire l’expérience. Cette simple affirmation peut sembler plutôt simpliste, mais elle est en réalité pleine de sens. Qu’est-ce que la vie? Quel est le but de la vie d’un homme? L’homme tente depuis toujours de répondre à ces questions existentielles, soit par la religion, la philosophie ou même la science. Chacune de ces disciplines trouve leurs adeptes, mais aucune d’elles n’a pu apporter une réponse bien nette à ces questions. Comme l’affirme le philosophe Nietzsche, Dieu est mort et la science est en grande partie responsable de cette mort, mais la science n’a pu apporter à l’homme occidental les réponses que Dieu lui fournissait. Dieu n’est donc pas encore mort puisqu’il apporte encore son utilité chez plusieurs personnes.

L’auteur nous dit dans cette phrase que les réponses à ces énigmes sont peu importantes, puisque la vie humaine «n’est pas un problème qu’il faut résoudre ». L’important n’est pas la réponse, mais bien l’expérience de vie qui découle de ces réponses. Frank Herbert poursuit un peu plus loin dans le même chapitre avec ce qui suit :


«… La paix, dans cet Impérium, n’a qu’un sens. Elle maintient une unique manière de vivre. On vous ordonne d’être satisfaits. Sur toutes les planètes, comme dans le Gouvernement Impérial, la vie doit être uniforme. L’objet principal de toutes les études de la prêtrise est de découvrir les formes correctes de comportement humain. Pour cela, elle se réfère aux paroles de Muad’Dib! Dis-moi, Namri, es-tu satisfait? »

«Non!» Le mot avait été lâché sèchement, spontanément.

«Donc, tu blasphèmes?»

«Bien sûr que non!»

«Mais tu n’est pas satisfait. Vous voyez, Gurney? Namri nous donne la preuve. Il n’y a pas une seule réponse correcte à chaque problème, à chaque question. Il faut admettre la diversité. Un monolithe est instable. Alors, pourquoi exiger de moi une déclaration correcte et unique?...»


Il existe plusieurs manières d’expérimenter cette vie, c’est pourquoi il nous faut « admettre la diversité ». La diversité est une chose importante, par contre, la diversité ne doit pas devenir LA réponse. Un trop grand nombre de réponses mène à la confusion, autant sur le plan individuel que sociétaire. La diversité présente dans une entité unique ou nationale peut également mener à un conflit puisque nos manières de vivres ne sont pas nécessairement compatibles. Le problème de l’Islam en occident le démontre très bien.

Pourquoi est-ce qu’il devrait y avoir une seule réponse correcte et unique au mystère de la vie? Pourquoi est-ce qu’il devrait y avoir une réponse tout simplement? La réalité humaine doit être expérimentée, non expliquée. La question n’est pas de savoir pourquoi la vie existe, mais plutôt de savoir comment nous allons vivre cette vie. La seule réalité qui existe est celle sur laquelle nous avons une emprise et qui par conséquent à une emprise sur nous.

Alors? Comment allez-vous expérimenter cette chance qui vous est offerte? En fuyant dans une réalité inventée de toutes pièces, mais qui vous est plus confortable? Ou en vous battant dans la réalité pour préserver la diversité qui est la vôtre et celle de votre peuple? Le combat n’est-il pas l’ultime expérience de vie?

Claude Béchard est Mort! Claude qui?

11 Septembre 2010
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Claude Béchard cet homme courageux et travaillant est mort d’un cancer du pancréas à l’âge de 41 ans. Courageux parce qu’il a lutté pour sa survie jusqu’à la fin et travaillant parce qu’il n’a pas quitté son poste de ministre avant d’avoir la certitude qu’il ne survivrait pas à sa maladie!

Voilà tout le blabla que vous servent nos médias depuis mardi dernier. Une tentative de nous démontrer le côté humain de nos chers politiciens, leur grand courage et leur détermination. Le simple fait de lutter pour sa survie est aujourd’hui considéré comme étant un acte courageux. Pourtant, la lutte pour notre survie, n’est-ce pas le poids de tout homme jour après jour? Nous mourrons tous petit à petit chaque jour. Est-ce que cette mort plus ou moins lente fait de chacun de nous des êtres courageux? Comme je l’ai expliqué dans un texte précédent, l’homme courageux est celui qui risque tout pour ses convictions et non celui qui lutte contre la mort lorsqu’il est acculé au pied du mur.

Claude Béchard était un libéral et un fédéraliste, deux idéologies néfastes qui doivent être combattue. Il est donc peu surprenant que certaines personnes se réjouissent de la mort de cet homme. Pour ma part, je n’en éprouve ni joie, ni peine. Aucune joie parce que je sais que sa mort ne changera rien à l’état des choses au Québec et aucune peine parce que c’était un ennemi idéologique à combattre. Claude Béchard était un homme sans grande envergure qui suivait la ligne de pensée du parti libéral, aucune idée révolutionnaire ne sortait de sa bouche, il était pour le statu quo et contre les changements fondamentaux des grandes lignes de pensées qui régissent notre société moderne.

Le seul fait de critiquer ouvertement cet homme va aujourd’hui m’attirer les foudres de plusieurs personnes, simplement parce qu’il est mort du cancer. Le cancer est maintenant une bénédiction, il vous libère de vos obligations et de vos convictions idéologiques, il rend tous les hommes égaux. Les offenses ne sont plus tolérées, mais il faut se montré tolérant envers ceux qui, à nos yeux, travaillent activement à la destruction de notre civilisation.

Prenez par exemple ce pasteur Jones aux États-Unis qui désirait bruler le Coran, les sorties publiques se sont multipliées afin de dépeindre cet homme comme étant un extrémiste, raciste, intolérant et, etc. Aux yeux du pasteur Jones la religion musulmane est un danger pour l’occident et doit être combattu, il a donc choisi ce simple geste pour faire la démonstration de sa contestation. Le monde musulman a protesté en brulant des drapeaux américains et en menaçant de représailles violentes. Qui est l’extrémiste ou l’intolérant dans cette histoire? Le pasteur Jones bien sûr. Simplement parce qu’il a protesté, parce qu’il ne s’est pas montré tolérant envers ceux qui seraient nos victimes depuis toujours et qui par conséquent ont tout les droits, le monde musulman.

La chute d’une civilisation ne se fait pas en une journée, c’est un processus très lent qui s’étend sur plusieurs générations. La chute de Rome ne s’est pas faite du jour au lendemain. C’est pourquoi il nous faut être attentifs aux signes que nous envoie notre environnement afin de pouvoir se faire une idée d’un futur proche. L’occident s’écroule parce que nous n’avons plus de conviction, nous faisons preuve d’une trop grande tolérance envers ceux qui travaillent consciemment ou inconsciemment à la chute de notre société. Nous croyons que la mort est un processus par lequel tous les hommes sont égaux. Nous méprisons l’héroïsme puisque les héros sont des êtres intolérants voulant s’élever au-dessus des autres. Nous vénérons la médiocrité de ces hommes qui entretiennent le statu quo, qui nous rassurent, qui nous font oublier cette sensation déplaisante qui gratte en permanence le fond de la boîte crânienne des plus réveillés d’entre nous : « Vers où nous dirigeons nous? » Heureusement, l’Histoire oubliera ces hommes.

Le courage en dernier recours

29 Mars 2010
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Bien que j’essaie le moins possible de le faire, il m’arrive de regarder la télévision. J’aime bien le faire en la regardant d’un œil critique ou m’en servir comme point de départ à une réflexion, car la télévision est tout de même un bon miroir de notre société. C’est ce que j’ai fait il y a environ une heure ou deux. Je suis tombé sur une publicité faite par une fondation de la lutte contre le cancer. On y voyait un homme se tenant la mâchoire et dire qu’il avait fait un dur combat, deux hommes se lèvent alors et disent qu’ils ont fait un combat encore plus dur que le sien tout en montrant les longues cicatrices sur leur corps. Vous aurez deviné que ce sont les traces laissées par leurs chirurgies.

Ma réaction à cette publicité n’a certainement pas été celle désirée par les concepteurs. En ridiculisant l'homme se tannant la mâchoire et en mettant les deux hommes qui ont combattu le cancer sur la plus haute marche d'un podium, elle amène l’homme à penser que la lutte contre le cancer est l’acte le plus courageux qui soit, alors qu’en vérité cet acte n’en est qu’un de survie. L’homme cancéreux est acculé au pied du mur, soit il se bat, soit il meurt. Bien sûr, le combat dans cette situation est un acte courageux, mais il est aussi l’acte d’un homme qui n’a plus rien à perdre. Un homme qui a tout à perdre et qui choisit de se battre pour une cause au risque de tout perdre est, à mes yeux, un homme beaucoup plus courageux. L’homme qui décide de quitter son état passif ou de soumission pour vivre une vie aventureuse où il vivra pour ces convictions est aussi un homme plus courageux.

Supposons que le cancer soit réellement une maladie en grande partie psychologique, tel que souvent proposé par des études ou des médecines alternatives. Se pourrait-il alors que le cancer soit une maladie pour tester notre courage? Serait-ce une réponse du corps d’un homme qui n’ose plus le risque, ne vivant aucun idéalisme en se contentant de la passivité? Une sélection naturelle darwinienne afin de nous tester et de faire en sorte que les plus forts survivent? Le corps humain est un être complexe faisant partie d’une nature encore plus complexe et compte tenu du fait que la nature semble toujours favoriser les plus aptes à s’adapter, je crois que cette interprétation n’est peut-être pas complètement fausse.

Dichotomie Politique

24 Mars 2010
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Sans grande surprise, les commentaires de Gilles Duceppe sur les «résistants» du Bloc ont rallumé la flamme de la haine entre les deux solitudes.

Sur certains sites, comme celui de la CBC, qui n’est pourtant pas le pire repère de «crinqués», on peut lire des mamours du genre: If anybody should be compared to the Nazis it’s the Francos with their racist bigoted language policy.

Édifiant, n’est-ce pas?

D’autres sites pour votre culture personnelle: Spector, Macleans, canadaeast.

Comme lors de la controverse à propos du manque de français à la cérémonie d’ouverture des JO de Vancouver, c’est la déferlante anti-franco. Et comme pour Vancouver, certains souverainistes utiliseront les réactions racistes de quelques Canadians pour promouvoir leur option.

On appelle cela la politique du pire.

Je ne dis pas que Gilles Duceppe a sciemment provoqué ces réactions en utilisant le mot résistance (ce qui n’excuserait pas les extrêmistes, de toute façon), mais je sais qu’il connaît trop l’Histoire et le reste du Canada pour être surpris de la réaction.

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Cet article de Vincent Marissal démontre bien une chose, aujourd’hui en politique, peu importe ce que vous direz, il y aura toujours des adversaires pour vous pourfendre. Qu'il y ait des Canadiens qui ne nous aiment pas n'a rien de surprenant, tout le monde le sait déjà, tout comme il y a des Québécois qui détestent les Canadiens. C'est tout à fait normal de retrouver ce type d'individu lorsque deux cultures s'affrontent. Qu'aurait dû dire Gilles Duceppe pour ne pas froisser l'égo de ces vendues? Quel mot aurait-il dû utiliser? Il n'y a rien qu'il aurait pu dire sans se faire rabrouer parce que ces gens pensent seulement de manière dichotomique. D'un côté le noir, de l'autre le blanc, les méchants et les gentils. De nos jours, la politique encourage ce type de comportement puisque nos politiciens agissent de cette façon.

Pourquoi agissent-ils ainsi? Parce qu'ils protègent leurs intérêts avant de protéger ceux de la nation. Leurs causes ne sont pas celles de la nation, mais celle du parti et des intérêts qu'ils représentent. C'est donc tout à fait normal de retrouver parmi la population des gens dénués de tout sens critique puisque nos politiciens n'en possèdent pas. Ce qui n'est pas normal c'est de donner une importance, aussi petite soit-elle, aux dires de ces individus. Ces gens sont incapables de discernement et leurs opinions ne devraient pas avoir plus d'importance que celle d'un chimpanzé. Dans une société saine ce type de personne n’aurait pas le droit de vote, mais grâce à la démocratie et la sainte égalité pour tous nous vivons dans une société où l'opinion de l'homme singe a autant d'importance que celle d'Einstein.

Pourtant, jamais dans toute l'histoire de l'occident, l'homme n'a pu affirmer une opinion publiquement aussi facilement. Partout on nous incite à donner notre opinion sur un sujet quelconque, sur internet, à la radio et à la télévision. Sur les sites de nouvelles ou journaux et lors des bulletins de nouvelles à la télévision, j'imagine Pierre Bruneau de TVA interroger une « journaliste » pour lui demander se que Roger Grand-Maison de Ste-Thérèse pense de la dernière déclaration de Jean Charest. Le fait de vous exprimer vous apportera un peu de réconfort et d’assurance parce que vous vous rendrez probablement compte que beaucoup de gens pensent comme vous. Vous aurez peut-être même l’impression de remuer les choses par le seul fait de vous exprimer. Pourtant, votre opinion est seulement une petite voie dans cette cacophonie assourdissante, quelle importance à telle réellement? À l'âge où il est si facile de communiquer, il ne se sera jamais dit autant de bêtises.

Ressources minières : Les Chinois lorgnent le sous-sol canadien

22 Mars 2010
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ONTARIO (RC) - Les Chinois ne s'intéressent pas seulement aux terres agricoles canadiennes. Ils lorgnent aussi le sous-sol, notamment celui de l'Ontario.

La Chine a besoin de minerai pour sa croissance et les compagnies d'exploration minière chinoises se font de plus en plus présentes dans le nord de la province. En effet, une demi-douzaine d'entre elles s'activent en Ontario depuis plus de deux ans, surtout autour des nouveaux gisements du cercle de feu, dans le nord de la province.

Elles ont déjà jalonné 700 kilomètres carrés et une mine, près de Timmins, est même exploitée par l'entreprise chinoise Jilin Jien.

Tous les minerais les intéressent, dont le cuivre, le nickel, la chromite et l'or.

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La dépossession du territoire Nord Américain ne se déroule pas seulement au Québec. Nous avons au moins ce point en commun avec les Canadiens, la puissance anglo-saxonne n'est plus ce qu'elle était. Elle est encore la première puissance mondiale par son influence culturelle, mais sur le terrain son omniprésence diminue.




Le ministre canadien de l'Industrie Tony Clement a approuvé mardi une transaction entre PetroChina et Athabasca Oil Sands Corporation donnant au groupe chinois le contrôle de deux projets d'exploitation de sables bitumineux, MacKay et Dover, en Alberta.

Le groupe pétrolier chinois PetroChina International investira 1,9 milliard de dollars canadiens en prenant une participation de 60% dans ces deux projets.

«Je suis d'avis que cet investissement sera vraisemblablement à l'avantage net du Canada», a indiqué M. Clement dans un communiqué.

Il rappelle les engagements pris par l'investisseur chinois, et notamment ceux d'effectuer des dépenses en capital de plus de 250 millions de dollars pour couvrir sa part des frais de mise en valeur des projets au cours des trois prochaines années, augmenter l'emploi et conserver un siège social en Alberta à l'intention des sociétés en exploitation associées à ces projets de sables bitumineux pendant les cinq prochaines années.

Les projets MacKay et Dover contiendraient jusqu'à 5 milliards de barils de pétrole, selon le groupe canadien, dont le capital est fermé.

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Les mines en sont un exemple, mais le sable bitumineux de l'Alberta tombe lentement mais surement dans les mains de la Chine qui sera très prochainement la première puissance économique de la planète. Ceux qui nourrissent des sentiments antiaméricains s'en réjouissent probablement, mais ne croyez pas que le modèle économique chinois est plus équitable, car ce n'est pas le cas.







« Prendre la place d'anciennes colonies européennes. » Voilà le rôle de la Chine, perpétuer le libre marché, l'exploitation des ressources naturelles et humaines par une puissance étrangère, la dépossession de l'économie. Une puissance doit en remplacer une autre et elle ne le fera pas dans la charité et la générosité.

L'occident est sur le déclin, mais l'homme occidental n'est pas une victime, la Chine ne fait que profiter de ce déclin. Comme tout grand empire dans l'histoire de l'humanité, le déclin de l'occident provient de l'intérieur, par la corruption de nos élites et l'inaction des citoyens.

Stress Postmoderne

14 Février 2010
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Un sondage réalisé par Léger Marketing en 2008 révélait que 82% des Québécois aptes au travail se considéraient comme des personnes stressées. Comment se fait-il qu’il y ait autant de gens stressés dans notre époque moderne? Nous ne sommes pourtant pas à la merci d’un prédateur quelconque comme l’était l’homo sapiens. Il n’y a aucune guerre sur notre territoire, nous ne vivons pas dans la crainte de marcher sur une mine en allant travailler. La modernité fait en sorte que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour assurer notre survie, il n’y a donc aucune crainte de manquer de nourriture. On peut donc dire qu’il est aisé de vivre à notre époque.

La modernité a de bons côtés et je n’ai rien contre le modernisme, j’ai par contre un problème avec notre modèle de développement que je qualifierais d’anarchique. Les ressources naturelles de la planète sont utilisées par n’importe qui et n’importe comment. Le critère principal pour le développement d’un produit n’est pas son efficacité ni son utilité, mais plutôt son potentiel de commercialisation et de profit. Prenez par exemple tous les modèles de gadgets technologiques inutiles produits par une compagnie comme Apple. Toutes ces heures travaillées pour vous procurer des trucs qui n’ont rien d’essentiel, la modernité n’est plus au service de l’homme, l’homme est au service de la modernité.

De plus, l’essentiel de notre production est maintenant axé sur la quantité et non sur la qualité. Les ressources sont donc utilisées à la conception de produit manufacturier de qualité moindre, car les coûts de production doivent être le plus bas possible afin d’engendrer de plus gros profits.

Non seulement il y a dépense inutile de ressources naturelles, mais il y a également un gaspillage de ressources humaines. Penser à tous ses hommes qui travaillent à concevoir et à produire ce type de produit. Les énergies seraient beaucoup plus utiles ailleurs. D'un côté, nous avons la profonde impression que notre travail est inutile, puisqu’il sert à produire des choses inutiles et de l’autre nous prétendons que notre travail est notre principale source de stress. N’est-ce pas un paradoxe incroyable?

L’impression de passer la moitié de notre temps dans une activité inutile devient un stress, car nous avons alors l’impression que notre vie nous glisse entre les doigts et que nous n’avons pas le temps d’en profiter comme nous le voudrions. C’est également une source de frustration, car notre vie d’adulte ne correspond pas aux idéaux que nous nous sommes fixés dans notre jeunesse.

Le stress engendré par nos activités n’a rien à voir avec le stress vécu par nos ancêtres. Le stress que vivaient nos ancêtres était causé par la probabilité d’un problème qui avait des répercussions majeures sur leur vie et celle de leurs semblables parce que leurs métiers étaient utiles à toute la communauté ou assuraient leur survie. Notre stress à nous est plus superficiel, car notre emploi du temps est plus superficiel. C’est un malaise perfide qui finit par nous gruger de l’intérieur. C’est le malaise du siècle, car la sécurité nous a amener à vivre une vie moins intense, moins axée sur le moment présent.

Comment nous libérer de ce stress alors? En ayant le courage de lâcher prise sur ce qui en est la cause, en cessant de rechercher la sécurité et en osant prendre des risques.

USA vs Chine, un autre chapitre vers l'ultime conflit

06 Février 2010
cinq commentaires

Nullement besoin de faire une recherche exhaustive dans les médias pour rendre compte de plusieurs conflits entre les deux puissances mondiales. Bien que ces conflits semblent mineurs de prime abord, ils témoignent néanmoins d'une plus grande tension de plus en plus émergente.

Je profite donc de cet article pour vous faire un petit résumé de ces hostilités, dont une première qui se déroulait le 22 janvier dernier :


"Comme le président l'a dit, il reste préoccupé par la faille de sécurité informatique que Google attribue à la Chine", a souligné ce porte-parole, Bill Burton, à bord de l'avion présidentiel (Air Force One) transportant M. Obama vers une visite dans l'Ohio (nord).

"Comme la secrétaire (d'Etat Hillary) Clinton l'a dit hier, tout ce que nous demandons à la Chine, ce sont quelques réponses" à ces accusations, a ajouté M. Burton, porte-parole adjoint de M. Obama.

La controverse entre Google et la Chine s'est déplacée sur l'échiquier diplomatique, Pékin ayant accusé vendredi Mme Clinton de mettre en danger les relations sino-américaines en ayant prononcé la veille un discours sur l'internet et la censure.

"Nous nous opposons fermement à ces déclarations et actes qui vont à l'encontre des faits et sont préjudiciables aux relations sino-américaines", a déclaré un porte-parole chinois.

Dans la foulée de l'affaire entre Google et la Chine, Mme Clinton a érigé jeudi les Etats-Unis en gardiens de la liberté d'expression sur l'internet et invité les entreprises à refuser la censure, et prévenu que les "personnes et les pays qui lancent des cyberattaques devront en subir les conséquence

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Cette controverse est mineure en substance, mais il permet de renforcer une image négative de la Chine. La liberté d'expression est très importante pour l'États-Unien moyen et ceux qui pratiquent la censure portent généralement le chapeau du méchant.


Le 3 février, on nous annonce que le président Obama rencontrera le dalaï-lama, ce qui ne plaît évidemment pas à Pékin :


PEKIN (AFP) - La Chine a déclaré mercredi s'opposer "fermement" à une prochaine rencontre entre le président américain Barack Obama et le dalaï-lama au lendemain de la confirmation d'un tel entretien par la Maison Blanche.

"La Chine s'oppose fermement à la visite du dalaï-lama aux Etats-Unis et à ce que des dirigeants américains reçoivent le dalaï-lama", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu dans un communiqué.

"Cette position est constante et connue", a-t-il ajouté, soulignant qu'elle avait été rappelée à M. Obama lors de sa visite en Chine en novembre.

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Personnellement je trouve l'importance et l'influence du dalaï-lama exagérer, il joue plutôt le rôle d'un outil dans cette situation, toute l'importance est encore ici dans l'image. Pour l'occident le dalaï-lama est le digne représentant d'un peuple opprimé, il joue le rôle du martyr victime d'un puissant tyran. Les faiseurs d'images américains aiment le Tibet, car ce pays est la pièce à conviction prouvant le caractère impérialiste de la Chine.


C'est le 5 février que la relation conflictuelle prend un caractère plus sérieux en abordant une question militaire d'intérêt international :


MUNICH (AFP) - La Chine a redit vendredi à Munich sa colère contre les Etats-Unis, furieuse des ventes d'armes à Taïwan, tout en demandant de la patience à l'égard de l'Iran et de son programme nucléaire.

Les relations entre Washington et Pékin se sont brusquement tendues ces derniers jours après l'annonce d'un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars conclu par le gouvernement de Barack Obama avec Taïwan. Un lot de missiles antimissiles Patriot figure dans ce "deal".

"C'est évidemment une violation du code de conduite entre les nations et des accords entre la Chine et les Etats-Unis", a lancé le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi, ouvrant la 46e Conférence sur la sécurité de Munich (sud de l'Allemagne).

Le chef de la diplomatie chinoise, qui s'exprimait en anglais, a invoqué un "communiqué commun" sino-américain du 17 août 1982 qui prévoyait selon lui "une réduction progressive des ventes d'armes américaines à Taïwan", appelant Washington à le "respecter".

La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle, a suspendu la semaine dernière ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des "sanctions appropriées contre les sociétés américaines impliquées".

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Les États-Unis en sont déjà à positionner leurs pions grâce à des alliés stratégiques, plus qu'une guerre d'images c'est aussi une guerre territoriale. C'est également la face cachée de la guerre en Afghanistan, une guerre de contrôle du terrain, des ressources et de transport. La Chine a quant à elle trouvé un allié en Iran et l'illustre bien en tentant de jouer le rôle de modérateur dans le domaine du nucléaire Iranien.

Le conflit est pour moi inévitable. Il nous reste seulement à savoir où l'Europe et la Russie se situeront dans cet affrontement, mais on peut tirer nos conclusions dans la manière dont la guerre géorgienne de 2008 s’est déroulée, et il semble bien que les dés soient déjà lancés.

Une scéance d'auto flagélation

31 Janvier 2010
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(CNN) -- James Cameron's completely immersive spectacle "Avatar" may have been a little too real for some fans who say they have experienced depression and suicidal thoughts after seeing the film because they long to enjoy the beauty of the alien world Pandora.

On the fan forum site "Avatar Forums," a topic thread entitled "Ways to cope with the depression of the dream of Pandora being intangible," has received more than 1,000 posts from people experiencing depression and fans trying to help them cope. The topic became so popular last month that forum administrator Philippe Baghdassarian had to create a second thread so people could continue to post their confused feelings about the movie.

...

"Ever since I went to see 'Avatar' I have been depressed. Watching the wonderful world of Pandora and all the Na'vi made me want to be one of them. I can't stop thinking about all the things that happened in the film and all of the tears and shivers I got from it," Mike posted. "I even contemplate suicide thinking that if I do it I will be rebirthed in a world similar to Pandora and the everything is the same as in 'Avatar.' "

...

"When I woke up this morning after watching Avatar for the first time yesterday, the world seemed ... gray. It was like my whole life, everything I've done and worked for, lost its meaning," Hill wrote on the forum. "It just seems so ... meaningless. I still don't really see any reason to keep ... doing things at all. I live in a dying world."

Reached via e-mail in Sweden where he is studying game design, Hill, 17, explained that his feelings of despair made him desperately want to escape reality.

"One can say my depression was twofold: I was depressed because I really wanted to live in Pandora, which seemed like such a perfect place, but I was also depressed and disgusted with the sight of our world, what we have done to Earth. I so much wanted to escape reality," Hill said.

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Avant de commencer cet article, je dois tout d'abord dire que je n'ai pas visionné le film «Avatar» et que je ne le visionnerai peut-être jamais. Le film ne m'inspire pas et je ne m’attends à rien d'extraordinaire provenant de James Cameron. J'écris plutôt cet article pour commenter la réaction psychologique décrite dans l'article de CNN si haut. C'est probablement un fait que les effets visuels de ce film soient très beaux et je peux l'admettre, mais qu'en est-il du contenu? Normalement lorsque je contemple une scène magnifique je n’en fais pas une dépression, mais je me sens plutôt revigoré ou en éprouve une paix d'esprit. Se que j'ai entendu dire d’«Avatar» est qu’il dresse le portrait d'une humanité destructrice et exploiteur, bref un portrait de l'occident tel qu'on veut nous la faire voir, tel qu'on veut nous la faire haïr. Si ce film est déprimant, c'est peut-être en partie parce que James Cameron exploite bien ce sentiment de culpabilité; l'homme occidental, cet homme mauvais. Je ne veux pas être un homme! Je veux être un bonhomme bleu! «Avatar» cultive la honte de ce que nous sommes.

Ce film transporte le spectateur vers un monde imaginaire afin de lui faire fuir le monde réel. Pour faciliter cette fuite, ce monde irréel doit être perçu comme étant parfait, alors que tout le monde est prêt à admettre que le monde parfait ne peut exister. Vous n’avez qu’à observer la nature pour en prendre conscience, les conflits se retrouvent partout tout à fait naturellement. Même si une société utopique pouvait exister je n'en voudrais pas. Qu’elle vie morne et ennuyeuse se doit être! Une vie sans conflits, sans combats, sans avoir la chance de se surpasser. Pourquoi est-ce que ces gens voudraient vivre sur Pandora au lieu de vivre dans la réalité? Justement parce qu'ils ont peur des conflits qu'ils retrouvent dans cette réalité. Ceux qui souhaitent mener une vie sans conflit sont ceux qui se sentent inaptes à les surmonter. Tenter d'atteindre l'utopie est non seulement une perte de temps par son impossibilité, mais est également non souhaitable. Je serai de ceux qui vous empêcheront d'atteindre votre utopie, et ce, seulement par principe! Seulement pour que vous puissiez, vivre un conflit et en ressortir grandit. Je sais que c'est une chose difficile à croire et qui peut sembler frustrante lorsqu'on nous répète qu'il faut nous aimer les uns les autres, mais ce n'est pas une question d'amour ou de haine, c'est seulement une question de respect et d'amour propre. Le respect de ses idéaux contre lesquelles vous retrouverez toujours de la résistance, soit chez les autres ou à l’intérieur de soi lors de période de remise en question, car le conflit peut bien sûr se retrouver en soit pour toute personne se donnant la peine de se questionner. C'est également une question d'amour propre ou de confiance en soi, en étant fier de ce que vous avez accompli. Ce n'est pas dans une fuite dans l'imaginaire, l'espérance d'un monde utopique, le dénigrement, l'apitoiement ou l'hédonisme que vous accomplirez quoi que ce soit.

Conférence de Montréal sur Haïti

23 Janvier 2010
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Lundi prochain, de hauts dirigeants politiques d'une dizaine de pays se réuniront pour prendre part aux décisions sur le processus de reconstruction d'Haïti, dont une grande partie des infrastructures ont été détruites par le puissant séisme de la semaine dernière.

...

La rencontre de lundi réunira le premier ministre de Haïti, Jean-Max Bellerive, et les ministres des Affaires étrangères d'une dizaine de pays. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Brésil et de la France, Celso Amorim et Bernard Kouchner, ont confirmé leur participation. Leurs homologues du Chili, du Mexique, du Pérou, de l'Uruguay, de l'Argentine et du Costa Rica devraient y être.

...

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué à Radio-Canada.ca que la liste des participants n'était pas encore entièrement déterminée. Les détails de la conférence seront communiqués dimanche matin par le ministre Cannon.

Ce dernier a précédemment indiqué que la rencontre de Montréal permettra de réfléchir sur les meilleures façons dont les pays donateurs peuvent coopérer et utiliser leurs ressources afin d'aider les Haïtiens. La conférence subséquente sera dirigée par l'ONU et la Banque mondiale.

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Je n'ai aucun problème à ce que le Québec soit absent de cette rencontre, en fait, aucun pays étranger ne devrait être présent à cette rencontre. Il est pathétique de constater que le seul représentant d'Haïti soit un président fort probablement corrompu par des puissances étrangères, mais cette situation n'est pas du tout surprenante puisqu'Haïti ne possède pas de classe dirigeante digne et honnête reconnue par les pays étrangers. Nous allons donc encore une fois materner ce pays sous développer qui ne peut pas se sortir de la misère par ses propres moyens puisqu'on ne lui en donne pas la chance. Haïti doit se sortir de ce bourbier par lui même sinon on continuera à la traiter comme une république de bananes et l'exploitation se poursuivra.

La Banque mondiale va probablement se servir des dons pour éponger la dette du pays...

« To be or not to be – that is the question »

15 Janvier 2010
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La première décision que vous avez prise, bien qu’inconsciemment et instinctivement, est celle de vivre ; vous ne seriez autrement pas en train de lire ces lignes aujourd’hui. Le proverbe dit : « Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée. » ; nos prises de position ne sont pas péremptoires, et chaque remise en question demeure légitime. Ainsi, peut-être vous posez-vous encore la question aujourd’hui ? Devrais-je vivre ou mourir ? La réponse à cette question n’est-elle pas primordiale ? Pour bien mourir il faut être sans affres ; pour bien vivre il faut avoir répondu à la question. La première fois que vous avez choisi la vie, c’était par instinct de survie ; maintenant, c’est la raison qui mène le bal.

Trois personnages shakespeariens peuvent nous éclairer sur le sujet : Hamlet, un prince danois ; Ophélie, fille de Polonius et amoureuse d’Hamlet ; et Fortinbras, un prince norvégien. Ces derniers sont différents les uns des autres par leur manière de penser et de réagir lorsque confrontés à un problème.

Hamlet est un éternel pensif : il pense tant que lorsqu’il finit par agir il se met à gaffer. L’assassinat de son père l’a profondément marqué, et il désire ardemment le venger. Le dilemme du suicide le déchire : est-il préférable de souffrir la vie ou d’affronter le mystère de la mort ? Ses réflexions incessantes le tuent tout en le gardant en vie. Il finit par mourir lors d’un duel.

Ophélie est elle aussi affligée par la mort de son père et le rejet d’Hamlet. Alors que ce dernier feint la folie par ruse, celle d’Ophélie est bien réelle. Elle succombe à sa peine et finit par se supprimer.



Fortinbras a lui aussi perdu son père, dont les terres qu’il avait pariées ont été cédées au vainqueur, lors d’une bataille contre le roi de Danemark. Cependant, le prince norvégien ne s’apitoie pas sur son sort et part reconquérir les terres perdues par son père. Il mène à bien son dessein et conquit même le Royaume de Danemark.

À vaciller on s’égare, à désespérer on meurt, à prendre action on vit. Êtes-vous un Hamlet, une Ophélie ou un Fortinbras ?

Irresponsabilité Chronique

09 Janvier 2010
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McDonald est la cause de mes artères encrassées.

La cigarette est la cause de mes problèmes respiratoires.

Loto-Québec est la cause de mes problèmes de jeu.

Les automobiles trop performantes sont la cause des accidents dût à la vitesse excessive.

La vente d’alcool dans les bars après minuit est la cause de la conduite automobile en état d’ébriété.

Le système d’éducation est la cause de mon français médiocre.

Les professeurs sont la cause de la hausse de la consommation de ritalin.

La musique «heavy metal» est la cause des tueries dans les écoles.

La facilité d’accès à une arme est la cause de nombreux meurtres et suicides.

Le profilage racial est la cause de la formation de gangs de rues.

La pauvreté est la cause de la consommation de drogue.

La société est la cause de ma dépression.

L’omniprésence du sexe est la cause de ma perversion.

Les industries sont la cause de la pollution.

Mon manque de temps est la cause de ma mauvaise condition physique.



Je suis un irresponsable et j’exige remboursement!

Plus personne n’est responsable de rien, nous sommes individuellement irresponsables et c’est au gouvernement de nous encadrer pour nous permettre de regagner le droit chemin. Voici bien une mentalité de gauche qui m’exaspère au plus haut point, celle du gouverne-maman. Le gouvernement ne devrait pas gérer tous les aspects de notre vie privée, se qui nous touchent en tant qu’individu, c’est à la culture de jouer ce rôle. Le rôle du gouvernement devrait être de gérer une nation. Chacun de nous doit gérer sa vie convenablement et c’est à la culture de maintenir un consensus social, mais pour y parvenir nous devons avoir une culture forte et c’est chose impossible dans une société portée vers le multiculturalisme. Présentement le gouvernement tente de maintenir ce consensus à l’aide de règles restrictives ou différente forme d’aides généralement données sous forme de subventions, mais ces méthodes sont vouées à l’échec, puisqu’un gouvernement ne peut jouer le rôle d’une culture forte. Tant que nous n’aurons pas réglé nos problèmes culturels et identitaires, ils iront en s’aggravant. Les Québécois, qui sommes-nous? Que voulons-nous? D’où venons-nous? Vers où nous dirigeons-nous? Quel avenir voulons-nous pour nos enfants? Ce n’est pas notre gouvernement qui pourra répondre à ces questions, mais il pourra mettre des mesures en place afin de nous aider à y répondre, afin d’aider la culture à jouer le rôle qu’elle jouait autrefois.

La SNQ sur Facebook

06 Janvier 2010
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The Thing

02 Janvier 2010
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Titre: The Thing
Directeur: John Carpenter
Année: 1982

Nous sommes dans un désert de neige, dans la froideur de l’antarctique, plus précisément sur une petite base de recherche américaine. Un environnement difficile où il ne vaudrait mieux pas être aux prises avec l’invasion d’une espèce extraterrestre pouvant imiter toute forme de vie. Cet envahisseur a été introduit par ce qui semblait être un chien provenant d’une autre station scientifique norvégienne située à une bonne distance de la base américaine. Ce n’est qu’après enquête sur cette base que nos chercheurs prendront lentement conscience que ce chien n’est pas ce qu’il semble être… The Thing est un classique de science-fiction et de suspense, le scénario peut sembler bien mince de prime abord, mais c’est l’atmosphère et la psychologie des personnages qui en fait un chef-d'œuvre.

Le film de John Carpenter est une belle démonstration de psychologie de groupe devant traverser une grande épreuve. Le groupe a vite besoin d’un chef afin de maintenir la cohésion et prendre les décisions nécessaires à sa survie. Il est intéressant de constater que le rôle du chef sera tout simplement occupé par la personne étant la plus apte à jouer ce rôle, aucun débat, ni vote de popularité. Nous sommes dans une situation critique où des décisions doivent être prises rapidement et efficacement. Il y aura bien quelques petites disputes, mais MacReady (Kurt Russell) s’imposera très vite comme étant la personne pouvant faire le travail et deviendra naturellement le meneur du groupe.

Pourquoi MacReady? Le début du film démontre qu’il vit seul dans une cabane à l’écart du groupe, comment cet homme peu sociable peut-il prendre les commandes? Pour plusieurs raisons, tout d’abord, lui et Blair semblent être les seuls à comprendre rapidement toute l’ampleur de la situation, par contre, contrairement à Blair, MacReady garde sa tête bien froide. Le geste de Blair n’est pas complètement incompréhensible, il est toutefois complètement désespéré. Blair agit sous l’influence de la frayeur, il se laisse guider seulement par ce sentiment sans analyser réellement la situation. MacReady est conscient que la meilleure façon de protéger l’humanité contre cette menace est d’anéantir la créature et il est prêt à mettre sa vie en jeu pour le faire. Il est peut-être peu sociable, mais il n’est pas misanthrope, il a à cœur le bien de ses compagnons et c’est tout à son honneur.

C’est également parce qu’il garde la tête froide qu’il peut envisager la situation avec réalisme et réagir intelligemment. Contrairement à plusieurs de ses coéquipiers, MacReady n’hésite pas à tuer un homme qu’il sait sans aucun doute contaminé, il le fait pour la survie du groupe. Il est apte à mettre ses sentiments de côté afin d’examiner et réagir à la situation objectivement. Child, un des mécaniciens du groupe, aurait probablement posé le même geste, mais il est guidé par d’autres sentiments, la frustration et la peur. Child est réactionnaire alors que MacReady tente d’être visionnaire.

Le chef d’un groupe doit avoir un grand sens des responsabilités et assumer pleinement les conséquences de ses décisions. C’est le choix que fait MacReady lorsqu’il décide de prendre le relais de Garry qui était jusqu’à ce moment la figure d’autorité. Voyant qu’il ne peut plus faire le travail après la mort d’un ami, Garry décide d’offrir son fusil (symbole d’autorité) à Norris, mais il refuse l’offre s’estimant incapable de jouer ce rôle. Certains pourraient le voir comme un signe de faiblesse, mais je le vois plutôt comme un signe de modestie d’un homme qui connaît bien ses forces et faiblesses. Child tente alors de prendre la tête du groupe, mais MacReady l’en empêche estimant qu’il ne possède pas le caractère pour occuper ce rôle et il a bien raison d’agir ainsi. C’est donc MacReady lui-même, sans l’appui de personne, qui décide de prendre la responsabilité du groupe. En fait, on sent bien l’appuie de la majorité des membres du groupe, mais il est silencieux, on accepte qu’il soit le leader tout simplement parce qu’il semble être le plus apte à jouer ce rôle et surtout parce qu’il n’a pas peur de le jouer.

En tant que chef, MacReady doit maintenir l’unité et la confiance dans le groupe, c’est d’autant plus vrai dans cette histoire où les liens de confiances sont fragilisés par une entité externe qui peut imiter toute forme de vie. Pour ce faire, il doit prêcher par l’exemple et démontrer qu’il a confiance aux autres et en lui. Il doit également inspirer la confiance en prenant les bonnes décisions, même si elles peuvent sembler être difficiles sur le moment. Il se fait également assez confiance pour déplaire à une personne ou tenir tête à une autre s’il sait que c’est pour le bien du groupe.

C’est de ce type de meneur dont une société a besoin, quelqu’un qui n’a pas peur de prendre des décisions impopulaires ou de déplaire à certains groupes afin de faire progresser l’ensemble de la société. Quelqu’un qui est apte à comprendre une situation avec objectivité et qui agira concrètement en conséquence. Quelqu’un qui peut se faire une vision du futur et qui ne se contente pas de réagir en imposant des règles de plus en plus contraignantes au fur et à mesure que les problèmes lui sautent au visage, comme le ferait un vulgaire réactionnaire.

Réalité Virtuelle Dont Vous Êtes le Héros

01 Janvier 2010
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Au fil d'une discussion avec une bonne connaissance, nous sommes tombés sur le sujet de la télévision et plus particulièrement des téléromans. Je me suis demandé ce que pourrait avoir l'air les téléromans du futur et inconsciemment j'ai fait le lien avec un livre de l'auteur Ray Bradbury intitulé Fahrenheit 451 dont j'ai fait la lecture il y a quelques années. Un peu comme dans ce livre, j'ai imaginé que le téléspectateur d'un téléroman du futur serait projeté dans un univers en trois dimensions où il jouerait le rôle d'un personnage du téléroman évoluant dans une histoire quelconque. Le téléspectateur se retrouverait alors dans une réalité virtuelle où il communiquerait avec des personnages virtuels contrôlés par un ordinateur ou par des personnes réelles.

J'ai alors pris conscience que ce type de technologie existe déjà. La technologie n'est pas aussi évoluée, mais le principe est le même, ce sont les jeux virtuels qualifiés de « massive multiplayer online » du type « World of Warcraft. » Le joueur joue alors le rôle d'un personnage virtuel évoluant dans un monde virtuel et l'histoire dans laquelle il évolue est sans fin. Beaucoup d'adolescents ou de jeunes adultes, surtout de sexe masculin, deviennent rapidement dépendants à ce type de jeu, tout simplement parce que le monde que ces jeux proposent est à leurs yeux beaucoup plus intéressant que la réalité. Ce monde virtuel est rempli d'aventures et d'héroïsme alors que, pour ces gens, la réalité se résume à la monotonie du travail et de la routine. Il son avenir dans le monde réel comme étant inintéressant, un monde où il est difficile de progresser. Il est beaucoup plus facile de fuir dans un monde virtuel et de vivre des aventures qui n'ont aucune conséquence sur la réalité que de chercher l'aventure dans la réalité où les conséquences pourraient être plus difficiles à surmonter. En fait, le jeu virtuel est une drogue socialement tolérée, c'est la fuite par manque de courage, c'est l'abandon de sa propre vie au profit d'une autre qui existe seulement dans les échanges électriques d'un ordinateur.

Pourtant, la réalité est beaucoup plus intéressante, nous n'évoluons pas dans une histoire linéaire et nous sommes en total contrôle de notre vie si nous trouvons seulement le courage de la prendre en main. Le monde réel offre une infinité de possibilités, un univers d'expériences à vivre et à découvrir. Le monde virtuel offre un monde aux limites fixes, vous évoluez alors dans un univers bien contrôlé où rien de fâcheux ne peut vous arriver. La monotonie c'est le monde virtuel, la beauté, c'est la réalité. La réalité est une lutte où l'on peut choisir ses combats, le virtuel fait de vous des êtres inactifs dans la réalité, de jeunes hommes moroses devant leur écran d'ordinateur. Après une journée complète passée à jouer à un jeu vidéo, n'avez-vous pas l'impression d'être passé à côté de quelque chose ou d'avoir perdu votre temps?

Hyperactivité Contrôlée

26 Décembre 2009
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La consommation des médicaments de la famille du Ritalin a atteint un record au Québec en 2008, une situation jugée alarmante par certains observateurs, qui y voient un autre signe que les parents sont stressés et les profs, débordés.

Alors que la province représente un peu moins du quart de la population canadienne, on y a émis l'an dernier 41% des ordonnances de méthylphénidate et vendu 33% des comprimés, selon des données obtenues par le Journal auprès d'IMS Health.

Cette catégorie de médicaments, qui inclut notamment le Ritalin et six produits génériques, est destinée principalement aux enfants qui présentent un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ceux-ci peuvent être impulsifs, agités et avoir du mal à se concentrer.

Source



Qui sont les responsables de cette hausse de consommation du Ritalin? Les professeurs? Les parents? Les compagnies pharmaceutiques? La société?

Les compagnies pharmaceutiques ne font que répondre à une demande, il y a probablement du lobbying qui se fait au sein du gouvernement, mais en fin de compte ce sont les parents qui décident de se procurer le produit. On contrôle les pulsions hyperactives de l'enfant au lieu de tenter de trouver la source de ses problèmes, un enfant ne naît pas hyperactif, il le devient. Bien sûr, c'est beaucoup plus compliqué de rechercher les causes du problème et de tenter de les régler, surtout pour des parents qui sont incapables de gérer leurs propres vies convenablement. Les causes de leur hyperactivité peuvent être nombreuse ce peut être un manque de repère, une recherche d'attention, une réponse aux stress. C'est le système d'auto défense d'un enfant vivant dans l'angoisse et cherchant à se faire rassurer, à se faire guider. L'enfant est bien sûr inconscient de ce manque, mais il a besoin d'un guide pour savoir comment évoluer dans la vie et seuls les parents, figure ultime d'autorité, peuvent jouer ce rôle. Dès la naissance l'enfant prend exemple sur ses parents, non pas sur un professeur, ce n'est pas le rôle de l'éducateur d'apprendre à l'enfant comment il doit gérer ses émotions et ce n'est pas le type de gestion qu'on peut apprendre en écoutant la télévision ou en jouant à des jeux vidéos. Ce sont les refuges des plus petits lorsqu'ils ne trouvent pas de réponses à leurs questions dans la réalité. Le monde virtuel pourra peut-être leurs fournir, mais se n'est pas le cas, puisque la télévision et les jeux vidéos sont essentiellement des divertissements.

La vérité est que plusieurs parents ne sont pas aptes à avoir des enfants, comment pourraient-ils inculquer quelque chose qu'ils ne possèdent pas à leurs enfants? Il est vrai que la société dans laquelle nous vivons est malade, mais chacun de nous peut vivre une vie mentalement très saine si nous sommes pleinement conscients de ce fait. L'avantage de vivre dans une société d'abondance est que nous avons facilement accès aux besoins essentiels pour survivre et nous pouvons donc accorder plus de notre temps à analyser et à mieux comprendre le monde qui nous entoure. Le danger est de se perdre dans tout ce qui se retrouve dans ce monde, des divertissements à n'en plus finir, encourageant la fuite de la dure réalité. En effet, elle est dure cette réalité, nous faisons face à de grands défis et la réalité est essentiellement une lutte, mais la lutte est saine, elle permet de nous surpasser et de mieux nous re-définir. Préparons nos enfants à vivre dans cette réalité pour qu'ils puissent à leur tour nous surpasser.

Vive L'Hiérarchie!

13 Décembre 2009
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Ce scénario pourrait très bien être celui d'un mauvais film de science-fiction, avec de bons effets spéciaux je suis certain qu'il pourrait récolter de bonnes recettes. Par contre, lorsqu'on le transpose sur la réalité, cette histoire est complètement ridicule. N'aller pas croire que je suis pour la vaccination, loin de là, je ne suis tout simplement pas un adepte de ce type de conspiration tout juste bonne pour les plus paranoïaques d'entre nous. Les choses sont toujours beaucoup plus simples qu'elles semblent l'être et on se creuse souvent trop la cervelle pour rien. Dans le cas de la H1N1, ce n'est probablement que l'histoire d'une ou de plusieurs compagnies cherchant à faire de gros bénéfices.

Ce vidéo me rappel une citation de Nietzsche qui dit ceci : « La plus perfide façon de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons. » C'est ce qui résulte de ce vidéo, même si ce n'est probablement pas l'objectif de l'auteur. Ceux qui veulent faire passer les gens qui sont contre la vaccination pour des paranoïaques ont beau jeu avec ce type de matériel. Mal défendre une cause équivaut à donner des arguments à vos ennemis, c'est pour cette raison qu'il doit y avoir un consensus au sein d'un groupe si on veut avancer une idée de manière efficace. Non seulement il doit y avoir consensus, mais on doit aussi y retrouver un meneur ou une figure d'autorité qui pourra dissociée le groupe d'un élément qui s'est éloigné du consensus et qui devient alors une nuisance. C'est vrai dans toutes les sphères d'une société, en politique, au travail, dans les sports, etc.

C'est une des raisons pour laquelle je ne crois pas à l'anarchie. Les anarchistes ne croient pas en toute forme de hiérarchie parce que les plus hauts dans l'échelle hiérarchique profitent de ceux qui sont plus bas. J'ai personnellement beaucoup de difficulté à concevoir une société où tous les êtres humains sont égaux et aucun être humain ne tente de profiter d'un autre, la compétition est un concept inné chez l'homme et tout à fait naturel. On peut d'ailleurs l'observer à plusieurs endroits dans la nature, comme chez les loups par exemple, où on retrouve un mâle alpha qui est le maître incontesté de la meute. Si notre société manque d'une ressource humaine bien précise, c'est bien de meneurs, d'hommes qui connaissent toute la signification du mot sacrifice. Être un bon meneur n'est pas une position aisée, il demande un sens des responsabilités accrues et un esprit vif à tous les instants. Un homme qui agit constamment en fonction du groupe et non en fonction de l'individu.

Amenez-moi un meneur qui m'obligera, par respect et conviction, à le suivre jusque dans les feux les plus brulants de l'enfer et je n'aurai aucun problème à le classer plus haut que moi sur l'échelle hiérarchique.

Soylent Geen

05 Décembre 2009
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Titre : Soylent Green
Réalisateur : Richard Fleischer
Année : 1973

Si vous êtes à la recherche d’un film de science-fiction où les effets spéciaux prennent plus d’importance que l’énigme principale, passez votre tour, ce film n’est pas pour vous. Soylent Green est inspiré du livre « Make Room! Make Room! » d’Harry Harrison, un livre que je n’ai malheureusement pas pu retrouver en français.

Nous sommes en 2022 dans la ville de New York qui compte une population de 40 000 000 d’habitants, vous pouvez donc déjà en conclure que ce film tourne autour du problème de surpopulation, la superbe introduction nous le démontre d’ailleurs très bien. Ce film comporte de nombreuses images nous faisant la description des conséquences que pourrait engendrer une société aux prises avec d’énormes problèmes de surpopulation. La trop grande demande fait en sorte qu’il n’y a plus assez de ressource et de nourriture fraîche pour tous. La majorité de la population est pauvre et la seule nourriture disponible est un produit industriel appelé « soleil ». De quoi est composé ce produit? Je vous laisse le découvrir.

La grande force de ce film est la description très réaliste d’une société industrielle en manque de ressources. La société industrielle est dépendante des ressources naturelles, car elle en a besoin pour produire ses produits de consommation, mais lorsque la demande devient trop forte et que les ressources s’épuisent alors l’industrie s’écroule. Seule une petite partie de la population, plus riche, pourra avoir accès aux produits devenus une denrée rare et, par conséquent, plus dispendieuse. Les industries qui s’écroulent occasionnent plus de chômage et de plus en plus de pauvres. Une société ne prenant pas de front les problèmes de surpopulation et d’épuisement des ressources est donc vouée à l’échec.

Nous sommes également en présence d’une société sans culture, donc sans identité. Un peuple sans valeurs, ni sentiment d’appartenance. Ne sachant plus à quoi s’attacher, on vit sans trop savoir vers où on se dirige, on ne vit plus, on tente seulement de survivre en attente de la mort.

Beaucoup vous diront que la fin de ce film est très surprenante et marquante, mais personnellement, ce n’est pas la conclusion qui m’a le plus marqué. Plusieurs scènes m’ont fait plus d’effets que la finale, la scène où le personnage principal mange des légumes fraies pour la première fois par exemple. Par contre, celle que j’ai trouvée la plus forte est celle où Thorn voit pour la première fois des paysages naturels, je n’entrerai pas dans les détails pour ne pas trop en révéler sur le film, mais à cet instant, Thorn, en larmes, déclare qu’il n’aurait jamais pu imaginer quelque chose d’aussi magnifique. Il découvre toute la beauté du monde, mais aussi toute la laideur de ce monde industriel et surpeuplé.

En effet, comment pourrait-on imaginer toutes les beautés de ce monde sans les avoir vues? Imaginer vivre dans un monde où tout ce que vous voyez autour de vous est béton, asphalte, édifices et des gens pauvres, sans éducation ni culture, faibles et désespérés. Comment pourriez-vous imaginer que hors de votre cité, pourrait se cacher un magnifique spectacle naturel ne demandant qu’à être contemplé?

Orson Scott Card - Le Cycle D'Ender 1

30 Novembre 2009
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Auteur: Orson Scott Card
Titre : Le Cycle D’Ender 1 – La Stratégie Ender
Éditeur : J’ai Lu


La Stratégie D’Ender est le premier de quatre romans de science-fiction formant « Le Cycle D’Ender. » Ce sont fort probablement les romans les plus connues de l’auteur Orson Scott Card et aussi ceux qui ont remporté le plus de prix.

Ender n’a que six ans lorsque l’histoire débute, mais il est déjà aussi intelligent qu’un homme d’âge mûr, tout comme son frère et sa sœur qui ont des caractères complètement différents. Son frère est très dur avec lui, alors que sa sœur le protège et le console. Ender évolue dans une société où il y a régulation des naissances et comme il est le troisième enfant de la famille, il vit un rejet continuel de la part des autres enfants. Ce rejet lui permettra de se bâtir un caractère qui lui sera propre et, par le fait même, d’être plus apte à faire face à l’adversité. On peut d’ailleurs se demander si son frère n’est pas aussi dur avec lui afin de mieux le préparer à traverser l’adversité, mais surtout afin de l’aider à passer à travers l’école de guerre.

L’école de guerre fait partie du destin d’Ender, il a été choisi à l’avance pour y adhérer. En effet, c’est l’armée qui a fait en sorte que la famille Wiggin ait un troisième enfant, malgré une limite de deux enfants par famille. Il devait donc justifier son existence avant même d’être mis au monde. Ce livre tourne autour de cet état d’esprit qu’est l’adversité ainsi que la relation maître/élève. Un homme doit-il être poussé dans ses derniers retranchements afin de faire la démonstration de la limite de ses capacités? Le bon maître est celui qui sera en mesure d’aller chercher le meilleur de ses élèves, peu importe la manière de procéder. Ender est un enfant très intelligent, mais est-ce qu’il aurait pu acquérir les mêmes capacités si ses professeurs l’avaient chouchouté? Probablement pas, malgré la grande ambition qui l’habite. Par contre, c’est cette ambition et son esprit de compétition qui lui ont permis de se rendre jusqu’au bout de sa quête. Personne n’aurait pu l’empêcher de tout lâcher ou le forcer à continuer sans qu’il le veule vraiment, c’est pourquoi cette histoire en est aussi une de persévérance et de courage.

On nous propose ici une belle réflexion sur l’effort et le sacrifice. Seriez-vous prêt à sacrifier votre vie pour l’humanité? Seriez-vous prêt à couper tous vos passes temps afin de devenir une personne plus forte dans un domaine bien précis et ainsi pouvoir faire évoluer l’humanité en la faisant profiter de vos nouvelles capacités? C’est le type de questions auxquelles Ender doit répondre et elles poussent le lecteur à se poser les mêmes questions par rapport au monde dans lequel nous évoluons. Est-ce que nos emplois modernes nous rapportent autant qu’on le voudrait? Est-ce qu’elles nous poussent à nous surpasser? Et si nous nous surpassons, devenons-nous quelqu’un de meilleur, profitons-nous vraiment à la société qui nous entoure, ou avons-nous seulement plus d’argent dans nos poches? Avons-nous des emplois satisfaisants?

Ce tome peut nous sembler irréaliste par moment, je me suis d’ailleurs posé la question suivante : « Comment l’auteur peut-il prétendre décrire convenablement les pensées et stratégies d’un jeune génie qui a pour mission de sauver l’humanité? » En fait, la réponse à cette question a peu d’importance, le but d’un livre de science-fiction n’est pas d’être réaliste, mais plutôt de pousser le questionnement du lecteur sur une situation donnée. La fiction ou le surréalisme n’est qu’un outil pour mieux aborder un sujet ou pousser le questionnement encore plus loin. Il sert également à faire des suppositions sur les conséquences de nos agissements, nous permettant ainsi de mieux imaginer toutes leurs ampleurs.

J’ai bien aimé ce livre, ce fut une lecture rapide et enrichissante par les parallèles qu’elle m’a permis de faire par rapport à ma propre vie. Cette série risque fort bien de se retrouver dans la liste de mes livres favoris!

Les Néobrunswickois Croient Que L'indépendance Est Possible

24 Novembre 2009
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La perspective qu’Énergie NB passe sous le contrôle des Québécois suscite un sentiment anti-Québec au Nouveau-Brunswick.

Dans les médias écrits et électroniques, les Néobrunswickois expriment leur colère, selon ce qu’a pu constater notre journaliste.

«C'est sûr qu'il y a du ‘Québec bashing’ dans tout ce qui se dit, dans ce que je lis», explique le chef du NPD du Nouveau-Brunswick, Roger Duguay.

Mais pour le ministre de l'Énergie, Jack Keir, bien que le sentiment anti-Québec existe, il demeure marginal, ajoutant qu’il était l’apanage de petits groupes dispersés dans la province et pour qui le mot d’ordre est «N’importe qui sauf le Québec».

L’opinion défavorable à la transaction s’expliquerait en partie par la méfiance suscitée par les prétentions souverainistes de bon nombre de Québécois. Dans ce contexte, les résidants du Nouveau-Brunswick conçoivent mal que leur fournisseur d’électricité se sépare un jour du Canada.



Même si les fédéralistes tentent d'enterrer la cause du Québec, il semble qu'elle soit toujours dans l'esprit des Canadiens quand vient le temps de brasser des affaires. La simple perspective que le Québec devienne un pays fait même peur à nos voisins. En fait, je ne crois pas que l'indépendance soit la vraie cause de cette méfiance puisqu'elle n'est qu'une conséquence. Pourquoi voulons-nous faire l'indépendance? Parce que nous sommes différents, tout simplement. Nous n'avons pas la même culture, la même histoire et surtout nous ne parlons pas la même langue. L’indépendance est la conséquence de ces différences. Ce n'est pas une question de supériorité, seulement une question de diversité.

Les Néobrunswickois ne veulent pas que leur énergie tombe aux mains d'un presque-pays étranger, même si économiquement ce serait tout à leur avantage de le faire, et c'est tout à fait compréhensible. Quoi qu'en disent les fédéralistes, nous sommes des étrangers et nous le resterons tant que notre langue sera vivante. C'est pourquoi nous devons en prendre soin, afin de conserver ce que nous sommes.

La Musique De Nos Ancêtres

21 Novembre 2009
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Écoutez-vous de la musique folklorique ou traditionnelle? J'en écoute parfois, j'aime bien la sensation que cette musique me procure, elle fait vibrer mes racines. Elle me rappelle nos ancêtres qui se réunissaient dans une maison du village pour une veillée ou une soirée dansante. La famille, les amis et les voisins, tout le monde était invité excepté la commère du village. Nous voyons ces rassemblements plus rarement de nos jours, sauf peut-être pour les fêtes de famille et les gigantesques carnavals où personne ne se connait.

Aujourd'hui les gens sont moins prompts à se rassembler et pour plusieurs raisons. Nous sommes plus méfiants envers les étrangers et nous ne nous sentons plus comme faisant partie d'un groupe, ou d'une nation, qui a pourtant comme fonction de nous rassembler. Nous perdons notre identité nationale pour la remplacer par des identités sans signification, nous nous identifions à un groupe ou un style de musique, une équipe de hockey ou des marques de commerce, mais se sont seulement des étiquettes. Ces étiquettes ne nous permettent pas d'aller de l'avant en tant que peuple ou nation. Nos ancêtres se rassemblaient parce qu'ils bâtissaient quelque chose ensemble, ils avaient tous un point en commun, bâtir une nation pour leurs enfants.





La musique traditionnelle a l'avantage d'être rassembleuse, c'est généralement une musique joyeuse qui donne le goût d'être en groupe, de danser et de socialiser. Comme nos ancêtres dans leurs vieillés, c'était pour eux le temps de fêter après les durs labeurs. Nous sommes loin de notre musique populaire d'aujourd'hui, qui est dans la plupart de cas triste ou plein d'amertume. Cette musique encourage l'apitoiement sur notre sort, elle ne fait que nous parler d'amour entre un homme et une femme, comme si l'amour était un idéal à atteindre et sans qui on ne peut pas être heureux. L'homme moderne est obsédé par ses problèmes personnels, il se suicide ou fait une dépression lors d'une séparation. Il est inapte à apprécier la vie et tout ce qu'elle a à nous offrir. Il se concentre sur ces succès personnels et lorsqu'il échoue c'est la fin du monde. Personnellement, je crois que si l'amour se présente à vous c'est tant mieux, sinon et bien, tant pis. Il n'y a pas de quoi en faire une dépression, trop de gens sont esclaves de l'amour.





Elle ne se contente pas seulement de faire danser nos gens, la musique traditionnelle peut aussi être porteuse d’un message par les histoires qu’elle nous raconte. Des histoires qui semblent banales, car elles nous racontent souvent le quotidien de nos aïeux, mais elles sont en réalité de véritables trésors de notre histoire orale. Elles nous en disent très longs sur le caractère de ceux qui sont venus avant nous, de ceux qui ont bâti le Québec.



La Nouvelle «Évolution» de l'Orthographe Française

19 Novembre 2009
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Tel que stipulé sur ce site il y a de nouvelles rectifications à l'orthographe française. Nos enfants font trop de fautes, facilitons-leur la tâche en inventant plusieurs façons d'écrire les mots! C'est tout à fait logique et typique de notre société qui aime bien encourager la médiocrité. Abaissons donc la barre afin que l'excellence soit plus facilement atteignable, les décrocheurs seront peut-être moins nombreux.

À quoi bon toutes ces règles!? Inventons une langue moderne, le nouveau langage internet! «PKOI!? KESS TU FA A SOIRE? A KOI SA SERRE DÉCRIR COM FO EN AUTANT QUE L'AUT COMPREND SKON DIT.» Je l'ai entendue souvent celle-là! Effectivement, deux personnes attardées n'ont pas besoin de beaucoup de vocabulaire pour se comprendre, mais si une personne veut exprimer une idée avec précision, alors le vocabulaire et la grammaire peuvent grandement nous aider à le faire.

Les élèves excellents, quant à eux, se retrouvent encore confus. À quoi bon écrire comme il le faut si la langue française est pleine d'illogismes? Finalement, c'est notre langue le problème et non nos élèves, c'est aussi parce que notre langue est trop compliquée que les immigrants du Québec ne l'apprennent pas et se tournent vers l'anglais, qui est une langue beaucoup plus logique! La langue n'est pas des mathématiques, elle n'a pas besoin d'être logique. Oui, notre langue est pleine de pièges, mais pourquoi en faire une tare? Pourquoi ne pas s'en servir comme une source d'inspiration? Auriez-vous plus de mérite à monter un cheval domestique ou un cheval sauvage? La maîtrise de notre langue doit être une fierté, car le fait qu'elle soit difficile à maîtriser n'est pas un signe de faiblesse, mais un signe de richesse.

Bravo M. Parizeau!

16 Novembre 2009
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Oui! Bravo M. Parizeau! Qui continue le combat à 79 ans avec un nouveau livre sur la souveraineté! Malgré une santé physique qui semble se détériorer, il ne recule pas, au contraire, il fonce plus que jamais, il possède plus de lucidité que bien des jeunes dans la vingtaine! M. Parizeau pourrait très bien cesser de se battre, personne ne pourrait le blâmer, mais il est toujours là et, plus important encore, il y croit toujours.

Il continue de persévérer même s'il sait très bien que nos médias fédéralistes feront tout pour discréditer et détruire son travail. J'ai pu en voir un bel exemple ce matin même au Canal V; « LA SOUVERAINETÉ, C'EST LA DERNIÈRE CHOSE DONT JE VEUX ENTENDRE PARLER CE MATIN! » disait un chroniqueur de nouvelles qui se croit professionnel...! On clôt le débat! M. ne veut pas en entendre parler! L'équivalent de : « FERMER VOS GUEULES!! », et je pari qu'il se qualifie de démocrate! Vous voulez bien paraître? Dites que vous êtes démocrate, une petite technique qui marche à tout les coups. Être démocrate veut dire que vous êtes à l'écoute des opinions des autres, les gens aiment le fait que vous donnez de l'importance à leur opinion, même si cette opinion n'a aucune conséquence sur la réalité. Par contre, ces gens ne réalisent pas toujours qu'en démocratie vous pouvez vous en foutre de l’opinion des autres si le nombre de personnes ayant une opinion différente de la vôtre est plus petit que le nombre de personnes ayant votre opinion. Peu importe qui a raison, le plus important c'est qu'il y est plus de personnes qui pensent comme vous. Faites donc semblant d’accorder de l’importance à l’opinion des autres et au final faites à votre tête. Les gens auront l’impression d’avoir été écoutés, il y aura donc très peu de plaintes et vous seul aurez eu une influence sur la réalité.



Ce chroniqueur de nouvelle ne me dérange pas tellement finalement, je n'avais qu'à ne pas ouvrir ma télévision et je n'en aurais jamais entendu parler. Peu de gens se souviendront de lui quand il quittera cette magnifique expérience qu'est la vie. De même que tous ces éditorialistes qui ont trainé M. Parizeau dans la boue après le référendum de 95, parce qu'il avait osé dire une phrase, une seule phrase, qui s'est avérée être véridique! Nous en avons la preuve aujourd'hui. Vous avez échoué lamentablement messieurs, parce que M. Parizeau est toujours là et ils seront nombreux ceux qui se souviendront de lui, pour sa ténacité, sa détermination et son optimisme.

Claude Jasmin - Le Québécois

13 Novembre 2009
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Auteur : Claude Jasmin
Titre : le Québécois
Éditeur : Les Éditions Du Québécois

Après avoir lu « Les Maîtres du Monde », je désirais lire quelque chose de plus près de nous, un livre québécois. Je suis tombé sur un livre que j’avais depuis un bon moment dans ma bibliothèque, mais que je n’avais pas encore lu. Ce recueil de textes de Claude Jasmin intitulé tout simplement « le Québécois », je ne savais pas du tout à quoi m’attendre puisque je ne connais pas beaucoup le personnage. M. Jasmin est né en 1930 et il nous transmet avec vigueur et franchise sa grande expérience dans le mouvement indépendantiste. On peut affirmer sans aucun doute qu’il a vécu une vie bien remplie et qu’elle l’est encore aujourd’hui. Ce fut une bonne lecture, mais je dois dire que j’ai été déçu à quelques occasions. Toute foi, la leçon que j’ai tirée de ces écrits dépasse de loin cette légère déception!

En fait, il y a une seule chose que je n’ai pas beaucoup aimée, Claude Jasmin se dit démocrate et un démocrate convaincue. Encore la sainte démocratie, le seul fait de la remettre en question fait de nous un fasciste. N’existe-t-il pas d’autres moyens? Pourquoi est-ce considéré comme étant LE meilleur système et même par plusieurs le SEUL système pouvant être fonctionnel? Je préfère un monarque juste et compétent à notre démocratie actuelle, même si je ne suis pas un adepte de la monarchie. Certains diront que le monarque est facilement corruptible et que le pouvoir monte facilement à la tête des hommes puissants… la démocratie n’est-elle pas facilement corruptible? Le monarque incompétent on le pend. Le premier ministre, on l’endure quatre ans et c’est seulement lorsqu’on peut prouver qu’il est vraiment incompétent. Le premier ministre peut toujours jeter le blâme sur les autres, sur la situation économique actuelle, sur une épidémie mondiale (H1N1!). Charest le fait très souvent! On devrait le surnommer « l’irresponsable » tellement il se décharge de toute décision.

À la défense de M. Jasmin, il semble bien conscient du fait que notre démocratie est dysfonctionnelle. Il blâme les politiciens et les médias de ce méfait, mais le citoyen lui, n’a-t-il pas sa part de responsabilité? Il est dit que la population a les politiciens qu’elle mérite et je suis d’accord avec cette affirmation. Pourquoi la population est-elle cynique? Par manque de courage? Par manque d’information ou de connaissance? Pourtant, l’information est disponible pour quiconque se donne la peine de chercher les sources fiables. Peut-on devenir cynique par ignorance? Non, on devient cynique parce que la société nous pue au nez. On sait qu’on se fait avoir, mais au lieu de combattre on tente de se retirer, de vivre en orbite autour de cette société. « Laissez-moi tranquille et je ne dirai rien. » Pourtant, mis à part celui qui vie dans les bois en s’autosuffisant, il est impossible de ce retirer de cette société, nous en somme tous une partie intégrée et dépendante. Tenter de se retirer ne fait qu’affaiblir la cohésion sociale, se retirer c’est l’individualisme crasse. Pourquoi ne pas admettre que, par-dessus tout, c’est le citoyen qui est responsable de sa destinée et, par le fait même, de la destinée de sa nation? Pourquoi devrait-on le déresponsabiliser? Le déresponsabiliser, c’est lui faire trop d’honneur pour sa lâcheté.

J’ai particulièrement apprécié les contes contenus dans ce recueil, Claude Jasmin est un très bon « raconteur. » Il raconte ses histoires avec une certaine naïveté rafraîchissante faisant très contraste avec ces textes polémiques. D'ailleurs, je crois que je préfère Claude Jasmin le conteur à Claude Jasmin le polémiste, je préfèrerais probablement ses livres à ses textes. C’est à suivre!

Il signe tout de même d’excellents textes polémiques dans ce recueil, celui où il démonte le Festival de jazz en fait partie, ses textes intitulés « Racaille de Fédérats Agonisant » et « Conneries Ambiantes », sont de vraies bouffées de fraîcheur. On ne risque pas retrouver ce type de texte dans les journaux de GESCA! Il est également un des rares à prendre la défense de ceux qu’il appelle les « jeunes felquistes », ces héros qui se sont tenus debout devant la machine patronal exploiteur de notre peuple.

L’auteur croit beaucoup en l’indépendance du Québec et il semble avoir la certitude que l’indépendance se fera un jour. J’aime bien le fait qu’il nous communique cet optimisme, cet état d’esprit fait changement du défaitisme que l’on retrouve un peu partout et que je manifeste moi-même à l’occasion, je dois bien l’admettre. Je devrai changer, car on ne peut mener un combat tout en croyant que notre cause est perdue d’avance, cultiver le défaitisme est un plus pour nos ennemis. Nous nous devons d’être positifs afin d’éveiller les consciences, frapper la morosité, frapper la petitesse des esprits colonisés. La frapper de notre joie de vivre, de notre soif de grandeur, de lutte et de victoire!

Merci pour cette leçon M. Jasmin!

Élections Partielles, Une Impression De Déjà Vue

10 Novembre 2009
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...les électeurs de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup ont choisi d'être représentés à Ottawa par l'ex-maire de La Pocatière, Bernard Généreux. Avec 42,5 % des votes,...

...L'ex-ministre péquiste Daniel Paillé a cependant réussi sans difficulté à conserver la circonscription de Hochelaga dans le giron du Bloc québécois. Il a récolté 51,7 % des voix...

...En Nouvelle-Écosse, le Parti conservateur a repris la circonscription de Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley. Son candidat, Scott Armstrong, a récolté 45,8 % des suffrages,...

...Dans New Westminster-Coquitlam, en Colombie-Britannique, le néo-démocrate Fin Donnelly a remporté la mise avec 49,6 % des voix...

...

Le taux de participation pour ces élections a été de 22,3 % à Hochelaga, de 29,9 % dans New Westminster-Coquitlam, de 35,7 % dans Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley et de 36,6 % dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup.

Source




Comparont ces chiffres avec ceux de l'Afghanistan lors de l'élection de 2009.



Ce vendredi, la commission électorale a en effet indiqué que le taux de participation pourrait se situer entre 40 et 50%.

Source



Pas si mal pour un pays où les gens ont peur de voter à cause des menaces terroristes. La démocratie fonctionne peut-être mieux sous la menace, il est vrai que l'être humain est plus porté à s'impliquer lorsque les choses vont vraiment mal. Lorsque j'écris vraiment mal, je veux dire vraiment TRÈS mal, si un homme est confortable physiquement les chances sont plus bonnes qu'il ne désire pas que les choses changent. Un abri, de la nourriture et quelque chose pour se divertir, voilà tout ce dont l'homme moderne a besoin.

Peut-être devrions nous avoir des terroristes au Québec, la menace inciterait peut-être les Québécois à réellement désirer du changement. Le peuple ne désire pas le changement, en tout cas, il n'est pas prêt à faire les efforts et les sacrifices pour gagner ce changement, on le voit bien lorsqu'il y a des manifestations d'organisées et qu'il y a si peu de participant. Pour faire sortir ce peuple de sa torpeur il devra se produire un événement majeur, un événement violent, un événement d'une force brute qui fera éclater la réalité au visage du bon peuple. J'en vien à souhaiter une telle situation, car le Québec se dirige tout droit vers le coma et s'il y plonge trop profondément, il ne se réveillera peut-être jamais.

Merci Aux Anglais De Montréal

09 Novembre 2009
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Un deuxième tour?

Les deux experts constatent avec tristesse le faible de taux de participation à Montréal, qui a été d'à peine 39 %. C'est donc dire que Gérald Tremblay a été élu par environ 15 % des Montréalais.

Pierre Drouilly et Marie-Claude Prémont estiment qu'une ville de la taille de Montréal devrait avoir un maire plus représentatif. Pour équilibrer la vie politique à Montréal, tiraillée entre les clivages linguistiques et les anciennes villes, la métropole devrait avoir un système électoral avec un deuxième tour de scrutin.

Le maire aurait alors une plus forte légitimité avec 51 % des voix. De plus, il aurait été possible de voir si le vote de changement est vraiment aussi fort que les gens le disent, puisqu'il aurait été canalisé dans une course à deux.

Source




Oui! Merci à vous anglophones et allophones de Montréal! Merci de prouver, encore une fois, que le multiculturalisme n'est pas viable.

Qu’elle est bonne notre démocratie! Je me demande quel pourcentage de la population appuie Kim Jong Il en Corée Du Nord? La démocratie est un leurre, à quoi bon aller voter lorsque tous les choix sont équivalents? Le taux de participation représente bien une chose, aucun des candidats n’est digne d’être à la tête de cette ville. Il représente également bien le fait que beaucoup de gens n’en ont rien à foutre. Il y a ceux qui n’en ont rien à foutre et ceux qui votent par principe même si tous les choix offerts sont minables.

Belle promesse de changement que nous offre ce maire réélu, il ne pouvait pas les faire avant d’être réélu ces changements? Ce Tremblay m’a l’aire d’être un incompétent! Je suis impatient de voir ces changements, j’ai des doutes sur leurs portées. Pourquoi pas une enquête publique pour ensuite envoyer les coupables en exil? Ah… le bon vieux temps… J’aime bien l’idée de l’exil, il n’y a pas de vie perdue alors on ne fait aucun véritable martyr. On se débarrasse du parasite sans avoir à payer pour l’entretenir en prison. Tous les avantages en ayant très peu d’inconvénients. Bon, certain diront : « Et la famille? », et bien, on doit penser en termes de nation et laisser l’individualisme de côté. Est-ce que ce sera le type de changements que M. Tremblay nous proposera? Bien sûr que non, ce serait beaucoup trop… comment dirais-je? Impopulaire? Radical? Ah! Je l’ai! Pragmatique!

L’idée du deuxième tour de scrutin ne m’inspire pas. À quoi bon un deuxième tour? Les candidats restent les mêmes, ils ne deviennent pas meilleurs lors du deuxième tour. Que veut réellement dire 51% des voix lors du deuxième tour? Est-ce que ça veut dire que l’élu a 51% des voix parce que plus de personnes lui sont favorables? Ou est-ce que ça signifie que l’élu obtient plus de votes simplement parce qu’il y a moins de choix sur la carte électorale? Soyons réalistes, même s’il était seul sur la carte électorale Gérald Tremblay serait incapable d’avoir 51% des voix. Pathétique. Nos politiciens sont pourris, mais heureusement, de la pourriture naîtra un bon engrais. Leur règne achève.

Entrevue avec VOIVOD à Télé-Québec

06 Novembre 2009
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Entrevue intéressante de VOIVOD, l'un des plus grand groupe de l'histoire du métal au Québec. Il est intéressant de voir comment l'industrie de la musique a mit les batons dans les roues d'un groupe aussi talentueux alors que ces fameuses maisons de disques devraient aider à faire connaître un tel talent par des moyens financiers et du soutient technique. Les maisons de disques n'ont rien à faire de l'art, leur principal intérêt est l'argent et les bons vendeurs. L'industrie de la musique préfèrent les vedettes instantanés qui font de la musique accessible, les saveurs de la semaines ou « flavor of the week » comme le disent les anglais. Les albums médiocres s'enchaîchent les uns après les autres, du pareil au même jusqu'à l'indigestion. C'est à ce moment qu'un groupe de talent comme VOIVOD ce démarque, comme une toile de Van Gogh sur un mur uniforme.

Êtes-vous un VOIVOD?





Dépression : Les aliments transformés montrés du doigt

04 Novembre 2009
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Une mauvaise alimentation ne mènerait pas seulement à l'obésité et à des problèmes de santé physique. Une consommation importante d'aliments transformés et gras augmenterait aussi le risque de souffrir d'une dépression, préviennent des nutritionnistes britanniques.

...

Ceux qui mangeaient davantage d'éléments entiers et sains présentaient 26 % de risques en moins de souffrir d'une dépression que les autres.

De l'autre côté, ceux qui mangeaient beaucoup d'aliments transformés avaient 58 % de plus de risque de souffrir d'une dépression que ceux qui mangeaient moins de ce type d'aliments.

Source




C'est drôle, je m'en serais douté, sans même avoir besoin de faire une recherche scientifique! Il y a quelque chose qui me dit qu'une personne qui mange des aliments sains est soucieuse de sa santé physique et augmente par conséquent ses chances d'avoir une bonne santé mentale. Par contre, une personne qui mange mal est généralement en moins bonne santé. La question serait plutôt de savoir pourquoi cette personne s'alimente mal, parce que c'est fort probablement ce qui cause sa dépression. Bref, la malbouffe et la dépression ne sont pas des problèmes en soi, mais plutôt les effets d'un problème plus grave. Est-ce qu'une personne ayant une bonne estime de soi et désirant être en santé s'alimentera d'aliments malsains? Je ne crois pas. Est-ce qu'une personne ayant une faible estime de soi fera des efforts pour se nourrir convenablement? Je ne crois pas, puisque ce type de personne ne désire généralement pas améliorer son sort en fournissant des efforts, non, l'effort doit provenir des autres.

On peut blâmer les chaînes de restauration rapide pour la vente de ces produits. La popularité de ces chaînes n'est pourtant pas le problème, mais, encore une fois, seulement un effet. L'effet du manque d'imagination culinaire et du fameux « manque de temps ». Une personne désirant vraiment bien s'alimenter trouvera le temps et développera des façons de le faire. Il suffit d'un peu de débrouillardise et d'effort. La malbouffe n'est que le symptôme d'une société malade et les chaînes comme « McDo » ne font que profiter de la bêtise ambiante.

J'adore La Musique, J'ai 30 000 mp3!!

02 Novembre 2009
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J'ai eu une discussion avec une connaissance de longue date sur MSN il y a quelque temps, il y a longtemps que je ne lui avais pas parlé, mais je m'en souvenais comme étant un type plutôt bien et intéressant. À un certain moment le sujet de la musique est venue sur la table, en voici un résumé :



X : J'adore la musique, j'ai environ 30 000 MP3!

Moi : Impressionnant!... Je n'ai jamais vraiment fait le décompte, mais j'en ai peut-être 4000 au gros maximum présentement...

X : hehe... j'aime tous les styles de musiques donc j'en télécharge beaucoup.

Moi : Humm OK... mais, je me demande, dans tous les albums que tu possèdes... combien d'entre eux as-tu écoutés plus d'une fois?

X : euh... je ne sais pas trop... tous au moins une fois ça c'est sure!

Moi : OK... et là-dessus, à combien tu estimerais le pourcentage de ceux dont tu n'as pas eu le goût d'écouter une nouvelle fois?

X : Oufff... hehe... je ne sais pas là... ça fait pas mal... je n'ai pas le temps de tout écouter non plus!

Moi : La vie est courte en effet, pourquoi ne pas te débarrasser de ceux que tu n'écoutes pas? Si tu ne trouves pas le temps de les écouter, c'est peut-être parce que, dans le fond, c'est mauvais comme musique.

X : Ben ça détruirait ma collection… mes goûts pourraient changer et je pourrais me mettre à aimer un band que je n’aimais pas avant.

Moi : À quoi bon faire la collection d'objets médiocres? Personnellement j'aime mieux avoir une centaine de classiques que j'adore, plutôt que 10 000 albums moyens que je vais écouter aléatoirement parce qu'ils sont tous aussi moyens les uns que les autres. La bonne musique gagne à être écoutée plusieurs fois.

X : Ouin, peut-être... mais tu sais, ils sortent tellement d'albums, ce n'est pas facile de séparer ce qui est bon de ce qui ne l'est pas.

Moi : Oui, j’avoue que l'industrie de la musique est plus concentrée sur la quantité plutôt que la qualité, de là l'importance des critiques. Trouve des critiques en qui tu as confiance, écoute les conseils de tes amis dont tu sais qu'ils ont de très bonnes connaissances musicales. Certaines personnes ont de meilleures connaissances musicales que d'autres et c'est tout à fait normal. Ce n'est pas vrai que les goûts ne se discutent pas, on peut très bien en discuter, suffit d'être réceptif. Crois-moi, je suis très bien placé pour en parler, si j'écoute ce que j'écoute aujourd'hui c'est à 95% grâce aux conseils des autres et non à mes propres découvertes et je n'ai jamais regretté d'avoir mis mes goûts du moment en doute.

X : Ça a du sens, je vais y penser.



En toute chose, la qualité surpasse la quantité, c'est vrai pour la musique comme chez les individus.



Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :

Vive la liberté !

Vive l'indépendance !



~ François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier


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