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The Thing

02 01 10 - 12:32

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Titre: The Thing
Directeur: John Carpenter
Année: 1982

Nous sommes dans un désert de neige, dans la froideur de l’antarctique, plus précisément sur une petite base de recherche américaine. Un environnement difficile où il ne vaudrait mieux pas être aux prises avec l’invasion d’une espèce extraterrestre pouvant imiter toute forme de vie. Cet envahisseur a été introduit par ce qui semblait être un chien provenant d’une autre station scientifique norvégienne située à une bonne distance de la base américaine. Ce n’est qu’après enquête sur cette base que nos chercheurs prendront lentement conscience que ce chien n’est pas ce qu’il semble être… The Thing est un classique de science-fiction et de suspense, le scénario peut sembler bien mince de prime abord, mais c’est l’atmosphère et la psychologie des personnages qui en fait un chef-d'œuvre.

Le film de John Carpenter est une belle démonstration de psychologie de groupe devant traverser une grande épreuve. Le groupe a vite besoin d’un chef afin de maintenir la cohésion et prendre les décisions nécessaires à sa survie. Il est intéressant de constater que le rôle du chef sera tout simplement occupé par la personne étant la plus apte à jouer ce rôle, aucun débat, ni vote de popularité. Nous sommes dans une situation critique où des décisions doivent être prises rapidement et efficacement. Il y aura bien quelques petites disputes, mais MacReady (Kurt Russell) s’imposera très vite comme étant la personne pouvant faire le travail et deviendra naturellement le meneur du groupe.

Pourquoi MacReady? Le début du film démontre qu’il vit seul dans une cabane à l’écart du groupe, comment cet homme peu sociable peut-il prendre les commandes? Pour plusieurs raisons, tout d’abord, lui et Blair semblent être les seuls à comprendre rapidement toute l’ampleur de la situation, par contre, contrairement à Blair, MacReady garde sa tête bien froide. Le geste de Blair n’est pas complètement incompréhensible, il est toutefois complètement désespéré. Blair agit sous l’influence de la frayeur, il se laisse guider seulement par ce sentiment sans analyser réellement la situation. MacReady est conscient que la meilleure façon de protéger l’humanité contre cette menace est d’anéantir la créature et il est prêt à mettre sa vie en jeu pour le faire. Il est peut-être peu sociable, mais il n’est pas misanthrope, il a à cœur le bien de ses compagnons et c’est tout à son honneur.

C’est également parce qu’il garde la tête froide qu’il peut envisager la situation avec réalisme et réagir intelligemment. Contrairement à plusieurs de ses coéquipiers, MacReady n’hésite pas à tuer un homme qu’il sait sans aucun doute contaminé, il le fait pour la survie du groupe. Il est apte à mettre ses sentiments de côté afin d’examiner et réagir à la situation objectivement. Child, un des mécaniciens du groupe, aurait probablement posé le même geste, mais il est guidé par d’autres sentiments, la frustration et la peur. Child est réactionnaire alors que MacReady tente d’être visionnaire.

Le chef d’un groupe doit avoir un grand sens des responsabilités et assumer pleinement les conséquences de ses décisions. C’est le choix que fait MacReady lorsqu’il décide de prendre le relais de Garry qui était jusqu’à ce moment la figure d’autorité. Voyant qu’il ne peut plus faire le travail après la mort d’un ami, Garry décide d’offrir son fusil (symbole d’autorité) à Norris, mais il refuse l’offre s’estimant incapable de jouer ce rôle. Certains pourraient le voir comme un signe de faiblesse, mais je le vois plutôt comme un signe de modestie d’un homme qui connaît bien ses forces et faiblesses. Child tente alors de prendre la tête du groupe, mais MacReady l’en empêche estimant qu’il ne possède pas le caractère pour occuper ce rôle et il a bien raison d’agir ainsi. C’est donc MacReady lui-même, sans l’appui de personne, qui décide de prendre la responsabilité du groupe. En fait, on sent bien l’appuie de la majorité des membres du groupe, mais il est silencieux, on accepte qu’il soit le leader tout simplement parce qu’il semble être le plus apte à jouer ce rôle et surtout parce qu’il n’a pas peur de le jouer.

En tant que chef, MacReady doit maintenir l’unité et la confiance dans le groupe, c’est d’autant plus vrai dans cette histoire où les liens de confiances sont fragilisés par une entité externe qui peut imiter toute forme de vie. Pour ce faire, il doit prêcher par l’exemple et démontrer qu’il a confiance aux autres et en lui. Il doit également inspirer la confiance en prenant les bonnes décisions, même si elles peuvent sembler être difficiles sur le moment. Il se fait également assez confiance pour déplaire à une personne ou tenir tête à une autre s’il sait que c’est pour le bien du groupe.

C’est de ce type de meneur dont une société a besoin, quelqu’un qui n’a pas peur de prendre des décisions impopulaires ou de déplaire à certains groupes afin de faire progresser l’ensemble de la société. Quelqu’un qui est apte à comprendre une situation avec objectivité et qui agira concrètement en conséquence. Quelqu’un qui peut se faire une vision du futur et qui ne se contente pas de réagir en imposant des règles de plus en plus contraignantes au fur et à mesure que les problèmes lui sautent au visage, comme le ferait un vulgaire réactionnaire.


~ André Audet





  
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Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :

Vive la liberté !

Vive l'indépendance !



~ François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier


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