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Orson Scott Card - Le Cycle D'Ender 1

30 11 09 - 13:42

« Les Néobrunswickois C… | Home | Soylent Geen »

Auteur: Orson Scott Card
Titre : Le Cycle D’Ender 1 – La Stratégie Ender
Éditeur : J’ai Lu


La Stratégie D’Ender est le premier de quatre romans de science-fiction formant « Le Cycle D’Ender. » Ce sont fort probablement les romans les plus connues de l’auteur Orson Scott Card et aussi ceux qui ont remporté le plus de prix.

Ender n’a que six ans lorsque l’histoire débute, mais il est déjà aussi intelligent qu’un homme d’âge mûr, tout comme son frère et sa sœur qui ont des caractères complètement différents. Son frère est très dur avec lui, alors que sa sœur le protège et le console. Ender évolue dans une société où il y a régulation des naissances et comme il est le troisième enfant de la famille, il vit un rejet continuel de la part des autres enfants. Ce rejet lui permettra de se bâtir un caractère qui lui sera propre et, par le fait même, d’être plus apte à faire face à l’adversité. On peut d’ailleurs se demander si son frère n’est pas aussi dur avec lui afin de mieux le préparer à traverser l’adversité, mais surtout afin de l’aider à passer à travers l’école de guerre.

L’école de guerre fait partie du destin d’Ender, il a été choisi à l’avance pour y adhérer. En effet, c’est l’armée qui a fait en sorte que la famille Wiggin ait un troisième enfant, malgré une limite de deux enfants par famille. Il devait donc justifier son existence avant même d’être mis au monde. Ce livre tourne autour de cet état d’esprit qu’est l’adversité ainsi que la relation maître/élève. Un homme doit-il être poussé dans ses derniers retranchements afin de faire la démonstration de la limite de ses capacités? Le bon maître est celui qui sera en mesure d’aller chercher le meilleur de ses élèves, peu importe la manière de procéder. Ender est un enfant très intelligent, mais est-ce qu’il aurait pu acquérir les mêmes capacités si ses professeurs l’avaient chouchouté? Probablement pas, malgré la grande ambition qui l’habite. Par contre, c’est cette ambition et son esprit de compétition qui lui ont permis de se rendre jusqu’au bout de sa quête. Personne n’aurait pu l’empêcher de tout lâcher ou le forcer à continuer sans qu’il le veule vraiment, c’est pourquoi cette histoire en est aussi une de persévérance et de courage.

On nous propose ici une belle réflexion sur l’effort et le sacrifice. Seriez-vous prêt à sacrifier votre vie pour l’humanité? Seriez-vous prêt à couper tous vos passes temps afin de devenir une personne plus forte dans un domaine bien précis et ainsi pouvoir faire évoluer l’humanité en la faisant profiter de vos nouvelles capacités? C’est le type de questions auxquelles Ender doit répondre et elles poussent le lecteur à se poser les mêmes questions par rapport au monde dans lequel nous évoluons. Est-ce que nos emplois modernes nous rapportent autant qu’on le voudrait? Est-ce qu’elles nous poussent à nous surpasser? Et si nous nous surpassons, devenons-nous quelqu’un de meilleur, profitons-nous vraiment à la société qui nous entoure, ou avons-nous seulement plus d’argent dans nos poches? Avons-nous des emplois satisfaisants?

Ce tome peut nous sembler irréaliste par moment, je me suis d’ailleurs posé la question suivante : « Comment l’auteur peut-il prétendre décrire convenablement les pensées et stratégies d’un jeune génie qui a pour mission de sauver l’humanité? » En fait, la réponse à cette question a peu d’importance, le but d’un livre de science-fiction n’est pas d’être réaliste, mais plutôt de pousser le questionnement du lecteur sur une situation donnée. La fiction ou le surréalisme n’est qu’un outil pour mieux aborder un sujet ou pousser le questionnement encore plus loin. Il sert également à faire des suppositions sur les conséquences de nos agissements, nous permettant ainsi de mieux imaginer toutes leurs ampleurs.

J’ai bien aimé ce livre, ce fut une lecture rapide et enrichissante par les parallèles qu’elle m’a permis de faire par rapport à ma propre vie. Cette série risque fort bien de se retrouver dans la liste de mes livres favoris!


~ André Audet





  
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Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :

Vive la liberté !

Vive l'indépendance !



~ François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier


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