SNQ

Manifeste
Nihilisme
Entrevues
Écrivez-Nous
Facebook

Chroniques

Art Visuel
Économie
Environnement
Histoire
Littérature
Musique
Philosophie
Politique
Satire
Société
Style De Vie
Technologie

Derniers commentaires


David Ravel
Réalité Virtuelle…:

‘‘Alors, on sauve le merveilleux monde d’Azeroth co…
Kapnobatai
Réalité Virtuelle…:

Venant de quelqu’un qui est un amateur de jeux styl…
Eric Syre
Claude Béchard es…:

La tolérance, c’est peut-être ce qui nous a fait cr…

Archives

01 Fév - 29 Fév 2012
01 Aoû - 31 Aoû 2011
01 Sep - 30 Sep 2010
01 Avr - 30 Avr 2009
01 Mar - 31 Mar 2009
01 Fév - 28 Fév 2009
01 Jan - 31 Jan 2009
01 Déc - 31 Déc 2008
01 Nov - 30 Nov 2008
01 Oct - 31 Oct 2008
01 Sep - 30 Sep 2008
01 Aoû - 31 Aoû 2008
01 Mai - 31 Mai 2008
01 Avr - 30 Avr 2008
01 Mar - 31 Mar 2008

Rechercher


Fil XML (RSS 1.0) 
XML: Atom Feed 

Ressources minières : Les Chinois lorgnent le sous-sol canadien

22 Mars 2010
aucun commentaire

ONTARIO (RC) - Les Chinois ne s'intéressent pas seulement aux terres agricoles canadiennes. Ils lorgnent aussi le sous-sol, notamment celui de l'Ontario.

La Chine a besoin de minerai pour sa croissance et les compagnies d'exploration minière chinoises se font de plus en plus présentes dans le nord de la province. En effet, une demi-douzaine d'entre elles s'activent en Ontario depuis plus de deux ans, surtout autour des nouveaux gisements du cercle de feu, dans le nord de la province.

Elles ont déjà jalonné 700 kilomètres carrés et une mine, près de Timmins, est même exploitée par l'entreprise chinoise Jilin Jien.

Tous les minerais les intéressent, dont le cuivre, le nickel, la chromite et l'or.

Lien



La dépossession du territoire Nord Américain ne se déroule pas seulement au Québec. Nous avons au moins ce point en commun avec les Canadiens, la puissance anglo-saxonne n'est plus ce qu'elle était. Elle est encore la première puissance mondiale par son influence culturelle, mais sur le terrain son omniprésence diminue.




Le ministre canadien de l'Industrie Tony Clement a approuvé mardi une transaction entre PetroChina et Athabasca Oil Sands Corporation donnant au groupe chinois le contrôle de deux projets d'exploitation de sables bitumineux, MacKay et Dover, en Alberta.

Le groupe pétrolier chinois PetroChina International investira 1,9 milliard de dollars canadiens en prenant une participation de 60% dans ces deux projets.

«Je suis d'avis que cet investissement sera vraisemblablement à l'avantage net du Canada», a indiqué M. Clement dans un communiqué.

Il rappelle les engagements pris par l'investisseur chinois, et notamment ceux d'effectuer des dépenses en capital de plus de 250 millions de dollars pour couvrir sa part des frais de mise en valeur des projets au cours des trois prochaines années, augmenter l'emploi et conserver un siège social en Alberta à l'intention des sociétés en exploitation associées à ces projets de sables bitumineux pendant les cinq prochaines années.

Les projets MacKay et Dover contiendraient jusqu'à 5 milliards de barils de pétrole, selon le groupe canadien, dont le capital est fermé.

Lien



Les mines en sont un exemple, mais le sable bitumineux de l'Alberta tombe lentement mais surement dans les mains de la Chine qui sera très prochainement la première puissance économique de la planète. Ceux qui nourrissent des sentiments antiaméricains s'en réjouissent probablement, mais ne croyez pas que le modèle économique chinois est plus équitable, car ce n'est pas le cas.







« Prendre la place d'anciennes colonies européennes. » Voilà le rôle de la Chine, perpétuer le libre marché, l'exploitation des ressources naturelles et humaines par une puissance étrangère, la dépossession de l'économie. Une puissance doit en remplacer une autre et elle ne le fera pas dans la charité et la générosité.

L'occident est sur le déclin, mais l'homme occidental n'est pas une victime, la Chine ne fait que profiter de ce déclin. Comme tout grand empire dans l'histoire de l'humanité, le déclin de l'occident provient de l'intérieur, par la corruption de nos élites et l'inaction des citoyens.

Le Québec s'en sort bien qu’il disait...

27 Octobre 2009
aucun commentaire

QUEBEC - Le Québec s'enfonce dans le rouge, alors que le gouvernement Charest prévoit maintenant afficher à la fin de l'année un déficit d'au moins 4,7 milliards $.

Il s'agit d'un manque à gagner qui dépasse de 749 millions $ les prévisions établies par le ministère des Finances, lors de la présentation du dernier budget, en mars.

D'ici 2013, les Québécois devraient avoir accumulé au total 13,2 milliards $ de déficits annuels successifs, avant d'espérer un éventuel retour à l'équilibre budgétaire.

D'ici 2013, pour espérer rêver d'équilibre budgétaire, Québec devra trouver 5,1 milliards $ de nouvelles sources de revenus, a calculé le ministre Bachand. C'est donc 1,3 milliard $ de plus que ce qui avait été prévu il y a sept mois.

Dans ce contexte, les contribuables québécois doivent s'attendre à ce que le gouvernement vienne chercher une bonne partie de la somme dans leurs poches, à travers des hausses de taxes et de tarifs, dès 2010.



Ils nous avaient pourtant dit que le Québec s'en sortait bien... De deux choses l'une, soit nous avons un gouvernement incompétent ou un gouvernement menteur. Dans les deux cas, nous sommes mal pris. La vérité est que ça va mal et que ça va de plus en plus mal. La classe moyenne s'appauvrit dut à un taux d'inflation en constante augmentation comme le démontre ce graphique : taux d'inflation. Si vous croyez que le taux annuel d'inflation diminue lorsque la ligne du tableau diminue et bien vous avez raison! Par contre, les points du tableau sont toujours du côté positif, sauf à quelques rares exceptions. Par exemple, si nous prenons le mois de décembre 2008 on peut voir que le taux d'inflation a diminué de 0,9% par rapport au mois de novembre, mais même si le taux d'inflation a diminué il reste que l'inflation totale a augmenté de 0,5%! Donc l'inflation totale augmente pratiquement toujours depuis 1999!

Si nous allons jeter un coup d'oeil sur la dette nette du Québec à l'aide de ce graphique : dette nette du Québec. On constate qu'elle est en constante progression depuis 1984. Nous sommes de plus en plus dans le rouge malgré tout l’argent versé pour rembourser cette dette. Non seulement la dette augmente chaque année, mais elle augmente également toujours de plus en plus, car ce tableau représente la dette NETTE. Les intérêts sur cette dette augmentent donc eux aussi! Les contribuables devront par conséquent verser de plus en plus d'argent seulement pour payer les intérêts de la dette. Aie-je besoin de spécifier que plus d'argent pour payer la dette équivaut à moins d'argent pour les services sociaux? Rappelez-vous que ceci ne comprend pas la dette fédérale!

Maintenant, si on observe ce tableau : taux de chômage désaisonnalisés, il semble que malgré la reprise économique le taux de chômage lui ne diminue pas. Il n'a pas encore atteint un niveau alarmant, mais il serait plutôt encourageant de voir un taux de chômage en diminution lors d'une reprise économique. Il faut croire que la reprise n'affecte pas le nombre d'emplois disponibles...

En seulement 1 heure de recherche et d'écriture, j'ai pu démontrer qu'économiquement le Québec semble s'enfoncer de plus en plus. J'aimerais bien connaître les raisons pour lesquelles notre ministre des finances se permettait de dire que le Québec s'en sortait bien. Quelqu'un peut m'aider?

Tout porte à croire que le fond du baril s'en vient et plus vite nous y toucherons, plus vite nous pourrons repartir sur de nouvelles bases. Une fois le baril d'alcool vide, la population sortira peut-être de son ivresse...

Crimes économiques - Deux ans minimum pour une fraude d'un million?

21 Octobre 2009
aucun commentaire

Ottawa -- Deux ans de pénitencier pour les fraudes de plus d'un million de dollars: voilà la peine plancher que le gouvernement conservateur désire imposer aux criminels à cravate. Mais le projet de loi qui sera déposé aujourd'hui soulève déjà les critiques: trop timide et sans impact, dénonce-t-on.

Autrement, le projet de loi ne touche pas à la question des libérations au sixième de la peine, pas plus qu'aux paradis fiscaux. À Montréal, le ministre Christian Paradis a indiqué que «le sixième de la peine, on s'entend tous pour dire que c'est une aberration.

Pour le chef bloquiste, Gilles Duceppe, le projet est carrément de la «foutaise». «Ces gens-là annoncent des projets de loi, le titre est extraordinaire, mais le contenu ne correspond pas à cela», a-t-il dénoncé après la période des questions. «Earl Jones et Vincent Lacroix s'en sortent parfaitement avec ça parce que le sixième de la peine n'est pas touché. Deuxièmement, on nous dit qu'on va remettre de l'argent aux victimes, mais justement ces gens-là placent leur argent dans des paradis fiscaux, et on ne fait rien contre les paradis fiscaux.» M. Duceppe est également contre l'établissement de peines minimales, qui «musellent les juges».

Les libéraux se sont dits quant à eux globalement favorables aux mesures énoncées.

Source



Décidément, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère ces conservateurs avec leurs lois contre les criminels à cravates! Si ma mémoire est bonne, ce sont ces mêmes conservateurs qui se plaignaient que les partis d'oppositions bloquaient toutes leurs propositions afin de rendre les sentences plus sévères il y a de cela quelques mois? En effet, le Bloc votera probablement contre ce projet de loi si la proposition ne change pas, mais certainement pas parce qu'il est trop sévère. Quant aux libéraux, ils viennent tout juste d'annoncer qu'ils ne tenteront plus de renverser les conservateurs, ça tombe drôlement bien! M. Ignatieff trouvait probablement que les sondages ne lui étaient pas assez favorables...

Ce n'est pas de si tôt que vous verrez une loi touchant aux paradis fiscaux votés au parlement, même si elle n’y touche qu’avec une baguette de cinquante pieds, car cette loi pourrait faire jurisprudence. N'aller pas croire qu'une telle loi servirait seulement à punir les bandits connus pour leurs arnaques sur des citoyens de la classe moyenne, elle pourrait peut-être aussi être utiliser contre des hommes comme l'honorable Paul Martin et sa « Canadian Steamship Line ». Les paradis fiscaux sont en réalité le coeur du problème puisque c'est en grande partie grâce à eux si les bandits de la haute finance peuvent faire leurs magouilles, nos députés le savent très bien. Malheureusement, leur but n'est pas de régler les problèmes, mais seulement d’en donner l'impression. Lorsqu’on veut réellement régler un problème, est-ce qu’on doit se concentrer sur les conséquences ou sur les causes?

Sans «majorité solide», «oubliez ça!» — Labeaume

19 Octobre 2009
un commentaire

« Si je n’ai pas de majorité au conseil (municipal), ça veut dire que les gens ne veulent pas d’amphithéâtre. Oubliez ça, a lâché le maire. Pas de majorité au conseil, je laisse tomber ça. Ça veut dire que le message est clair. Ça veut dire qu’ils (les électeurs) ne nous font pas suffisamment confiance pour qu’on ait le pouvoir de régler ça. [...]. Je ne veux pas faire de menaces, mais à un moment donné, le signal, il faut qu’il soit clair. »



Et l'Empereur romain dit à ses sujets d'une voix menaçante : « Si vous ne respectez pas mon autorité, il n'y aura plus de jeux ni de pains! » Retirer le pain et Labeaume me fait penser à un Empereur. Labeaume veut être associé à l'amphithéâtre dans la tête de la population de Québec, Labeaume = amphithéâtre, pas Labeaume majoritaire = pas amphithéâtre. La situation reflète bien le mode de réflexion binaire de ce maire, nul autre que lui, l'Empereur, peut arriver à faire bâtir l'arène des gladiateurs modernes. Le pire dans tout ça c'est que c'est probablement vrai, puisque Labeaume possède les contacts, j'ai bien dit les contacts, et non l'intelligence... parce que s'il avait une parcelle de jugeote il ne bâtirait pas cet amphithéâtre avec l'argent de nos impôts. La population paie pour la construction et l'industrie du divertissement empochera lorsque le tout sera rentable.

Le Québec est dans le rouge! On manque de professeurs, d'infirmières, de docteurs et nos infrastructures s'écroulent! Quelle est la solution!? Bâtissons un amphithéâtre! Quel homme de vision, quelle clairvoyance que ce M. Labeaume! Du pain et des jeux disait l'Empereur romain, la situation n'a guère évolué, pendant que Rome s'enfonçait lentement, les jeux servaient de distraction à une population de plus en plus pauvre. Aujourd'hui, dans notre Québec « moderne », les centaines de divertissements servent de distraction et nos élites en profitent bien et, à l'image de Néron, peut-être que le futur maire Labeaume jouera du violon pendant que Québec s'écroulera dans les flammes.

Vous croyez peut-être que j’exagère? Peut-être que oui, peut-être que non, seul l’avenir nous le dira, mais je ne suis pas inquiet. Peu importe ce que le futur nous réserve, je suis prêt à l’affronter, avec le sourire aux lèvres.

Des employés trop payés?

31 Mai 2009
aucun commentaire

Nous sommes témoins d’un bel exemple de lutte des classes ces temps si. Une belle lutte entre la classe moyenne et la classe dirigeante dans le secteur de l’automobile aux États-Unis et en Ontario et dans le secteur forestier au Québec. Vous avez surement entendu des gens autour de vous dirent que les employés du secteur de l’automobile de l’Ontario gagnaient en moyenne 75$ l’heure et que ce taux horaire était beaucoup trop élevé pour permettre à une compagnie comme Chrysler de compétitionner avec Toyota. Notons que ces chiffres proviennent de la compagnie, les TCA eux ont des chiffres différents à nous proposer, ils affirment que le salaire horaire débute à 24$ l’heure pour plafonner à 34$ et que celui des emplois spécialisés plafonnent à 40$ l’heure. Les TCA affirment également que le coût de la main-d'œuvre représente seulement 7% du coût du véhicule, pour quoi couper dans ce 7%?

Qui croire? Un syndicat qui protège les intérêts des employés? Ou des patrons qui essaient de faire le plus de profit possible? Aucun journaliste ne portera l’enquête plus loin puisqu’il n’est pas dans l’intérêt de leurs patrons de vanter les mérites d’un syndicat. Les médias ont plutôt tendance à frapper sur les syndicats quand l’occasion se présente afin d’alimenter une lutte qui se déroule dans la classe moyenne elle-même, une lutte entre les syndiqués et les non-syndiqués. Pendant que la classe moyenne s’entre-déchire, elle n’est pas portée à se révolter contre la classe dirigeante.

Mais prenons un exemple encore plus aberrant, celui d’AbitiBowater. La compagnie est en déroute totale et s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Elle planifie également de couper sur les régimes de retraite de ses employés, régimes qu’ils ont, en grandes parties, payés de leurs poches. Pendant ce temps l’ancien PDG de la compagnie, John Weaver, a quitté son poste en janvier dernier en prenant bien soin de se faire voter une prime de 22 millions $, pour à peine quelques mois de travail. Une prime pour quels motifs? Avoir amené la compagnie au bord de la faillite? Ce même John Weaver a empoché 53 millions $ lors de la vente d’Alcan à Rio Tinto. Un rapace de la pire espèce.

Que font les médias pour dénoncer ces magouilles? Rien du tout. Seulement quelques médias indépendants ont dénoncé cette histoire, mais leur influence est malheureusement minime lorsque 95% des médias du Québec sont dirigés par deux puissants groupes de presse dont l’objectif premier est de protéger le cul d’une classe dirigeante corrompue.

Rémunération des hauts dirigeants - Michaud veut un salaire maximum

06 Mai 2009
aucun commentaire

«Les salaires exagérés et démentiels sont une forme de pillagede l'avoir des actionnaires», croit le fondateur du MEDAC

Les hauts dirigeants des grandes entreprises touchent des rémunérations «himalayennes» et il est plus que jamais temps de leur imposer des limites, affirme le fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires. Au gouvernement d'agir.

Yves Michaud n'a absolument pas fini d'en découdre avec les grandes entreprises. Cette fois-ci, il espère lancer un débat sur l'imposition d'une «rémunération maximale» des grands dirigeants de celles-ci, à l'instar de celui mené par différents économistes et intellectuels français. Et selon lui, ce sera aux élus de leur forcer la main en légiférant.

«Il faut maintenir, dans l'opinion publique, le débat sur les rémunérations absolument pharaoniques, excessives, himalayennes, outrageantes, indécentes -- choisissez le terme que vous voulez -- des dirigeants d'entreprise, qui ne sont pas au service des actionnaires, mais plutôt à leur service à eux», lance-t-il d'entrée de jeu en entrevue au Devoir.

«Les salaires exagérés et démentiels sont une forme de pillage de l'avoir des actionnaires, en plus de donner un fort mauvais exemple, soutient le fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC). Dans la majorité des cas, c'est de l'enrichissement sans cause.»

Une situation déplorable rendue possible grâce à la complicité des conseils d'administration, «qui servent d'estampilles à caoutchouc, qui sont complaisants et qui sont au service de la direction, alors qu'ils sont élus pour défendre les intérêts des actionnaires».

Insistant sur le fait qu'«on ne peut se fier aux conseils d'administration», M. Michaud propose plutôt de lancer «une pétition gigantesque» qui permettrait de faire pression sur la classe politique, au point de forcer le gouvernement du Québec à légiférer en la matière. Il suggère ainsi, par exemple, que tout revenu excédant un million de dollars soit imposé à 90 %.

Source



Il faut des riches pour pouvoir créer de la richesse et si le gouvernement du Québec approuve ce type de loi alors les riches fuiront le Québec et nous serons tous pauvres! Voilà le type d'argument que soulèvent ceux qui sont contre cette demande. Si les richesses naturelles du Québec profitaient aux Québécois, au lieu de profiter à une élite corrompue et souvent étrangère qui n’a rien à foutre des intérêts du Québec, nous n'aurions pas ce problème. S'il doit y avoir un meilleur partage des richesses, ce doit être entre les travailleurs et non entre les actionnaires. Si les travailleurs ont plus d'argent, ils ont un meilleur pouvoir d'achat et peuvent donc faire rouler l'économie, mais encore faut-il que cette économie soit viable et une économie dont le seul et unique objectif est le profit n'est PAS viable.

Un trou dans la gestion des mines

05 Avril 2009
aucun commentaire

Depuis deux ans, les écologistes remettent en question les privilèges d'un autre âge accordés aux industries minières d'ici et comparent ces dernières à celles qui écument les pays en développement. Le bilan dévastateur du vérificateur général ne dresse pas le portrait d'une catastrophe environnementale. Mais il dévoile certainement «la» faille du plan Nord du gouvernement Charest, qui pourra difficilement éviter d'élucider les causes d'une pareille dégénérescence de la gestion étatique.

Le rapport du vérificateur général sur le secteur minier ressemble à celui d'une commission d'enquête, à cette différence près qu'il relève les failles de la gestion étatique dans ce secteur sans remonter aux causes de cette situation, ce qui serait plutôt le mandat d'une commission d'enquête.

Nos ministériels n'ont rien expliqué jeudi de cette situation scandaleuse en réponse aux questions de l'opposition. Le ministre délégué aux mines au sein du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), Serge Simard, a bien promis de présenter incessamment une nouvelle politique sur les mines. Mais il serait surprenant que cette politique, conçue par une machine administrative désormais au banc des accusés, ne reproduise pas insidieusement le laxisme dont ont profité les industries minières grâce aussi à l'archaïque loi dont Québec s'accommode depuis des décennies, et que le vérificateur ne remet pas en question puisque ce n'est pas son mandat.

...

L'État doit en principe retirer une compensation suffisante de l'exploitation des ressources naturelles, y compris des minières puisque leurs ressources ne sont pas renouvelables. Le Québec comptait l'an dernier 24 mines dont 18 en Abitibi-Témiscamingue. Treize gisements nouveaux sont susceptibles d'être exploités prochainement et de rapporter à l'État une redevance de 12 %. En principe.

Le vérificateur a plutôt découvert qu'entre 2002 et 2008, «14 entreprises n'ont versé aucun droit minier alors qu'elles cumulaient des valeurs brutes de production annuelle de 4,2 milliards. Quant aux autres entreprises, elles ont versé pour la même période 259 millions, soit 1,5 % de la valeur brute annuelle». Ce qui a fait dire au député de Québec solidaire, Amir Khadir, que c'est dix fois moins que le pourboire que ces industriels laissent au restaurant...

Le MRNF tente aussi de cacher ce retour en catimini à la politique minière du régime Duplessis, qui réclamait au moins une cent la tonne! C'est ainsi que le MRNF, écrit le vérificateur, «a cessé d'effectuer une étude systématique des statistiques [sur le secteur minier] et de rendre publics des renseignements sur cette industrie».

Pis, ce ministère, qui a réussi à mettre la main sur les services fauniques -- parmi ses plus durs critiques depuis des décennies --, a fait le choix de ne pas se «donner d'objectifs d'acquisition de connaissances» sur les impacts de l'activité minière sur la faune. Avec ce constat, le rattachement de ces services à l'Environnement devient une urgence si on veut qu'ils retrouvent leur vitalité et leur crédibilité.

...

Le ministère de l'Environnement a aussi des responsabilités sur les mines, car c'est lui qui surveille ses rejets et, en principe, les exigences des certificats d'autorisation, ce que l'examen du vérificateur n'englobait pas. Mais ce dernier a noté que, «dans la quasi-totalité des dossiers, nous n'avons retrouvé aucune trace de collaboration entre les inspecteurs» des deux ministères. Il ne faut donc pas se surprendre que les avis de l'Environnement sur les conditions de fermeture des sites et sur leur suivi n'aient à peu près aucun poids, ce que la ministre responsable, Line Beauchamp, s'est bien gardée de justifier jeudi devant l'Assemblée nationale. Pourtant, insiste le vérificateur, une «telle collaboration est incontournable».

Dans certains dossiers de «libération», c'est-à-dire quand Québec juge qu'une industrie minière peut être libérée de ses obligations pour la restauration de son site, le vérificateur a découvert que des certificats avaient été délivrés sans la moindre analyse basée sur des critères rigoureux. En plus de ce qui ressemble à des certificats de complaisance, il est même arrivé que le MRNF accepte qu'une industrie minière transfère sa responsabilité financière sur les suivis de son site à des tiers dont «le MRNF n'avait pas vérifié la solvabilité».

Article Du Devoir



C'est presque toujours le même protocole. Une compagnie exploite les ressources naturelles, le gouvernement fait en sorte que cette compagnie ne paie pas de dividende à la population afin de faire un profit maximal. Une fois que toute la ressource est exploitée, la compagnie prend ses clics et ses claques et c'est à la population de payer pour réparer les dégâts faits à la nature. C'était vrai pour l'industrie forestière et c'est aussi vrai pour l'industrie minière et le fameux « Plan Nord » de Charest suivra ce protocole à la lettre. À quand une gestion responsable de nos ressources naturelles? Il ne faudrait surtout pas trop en demander à nos élues, « développement durable » ne sont que des mots sans signification, juste pour faire jolie...

Caisse de dépôt : Jacques Parizeau réclame une enquête

26 Mars 2009
aucun commentaire

L'ancien ministre péquiste, Jacques Parizeau, juge navrant tout ce qui se passe autour de la gouvernance de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il joint ainsi sa voix aux nombreuses critiques qui se sont fait entendre sur la nomination de Michael Sabia à la tête de l'organisme gouvernemental.


À défaut de réponses claires en commission parlementaire sur le fiasco financier, il réclame la tenue d'une commission d'enquête. Jacques Parizeau tient le premier ministre Jean Charest responsable des déboires de la Caisse et il espère qu'il en paiera le prix politique. De plus, il juge très durement la façon dont il gère celle-ci.


Après un discours donné jeudi à Québec devant l'Assocation des économistes du Québec, il a aussi dénoncé le fait que le nouveau PDG de la Caisse, Michael Sabia, ait affirmé qu'il n'empêcherait pas la vente de Bombardier à l'étranger.

De plus, Jacques Parizeau a répondu au premier ministre Charest qui a traité ses propos de xénophobe en affirmant que la nomination de Michael Sabia signifiait que le Conseil privé à Ottawa mettait la main sur la Caisse.


Enfin, l'ancien premier ministre considère que le plan de relance du gouvernement du Québec ne comprend pas suffisamment de mesures qui peuvent être rapidement appliquées.

Lien




À 78 ans Jacques Parizeau est l'un des personnages politiques les plus intéressants de nos jours. La tentative de Charest de réanimer le spectre de la xénophobie de 95 a un petit quelque chose que je qualifierais de pathétique, rien de surprenant venant de ce petit premier ministre sans envergure. Non à vrai dire c'est plutôt une belle insulte gratuite en réponse à une question légitime, une insulte à l'intelligence de M. Parizeau. Je suis bien d'accord avec M. Parizeau au sujet de la commission d'enquête, une commission parlementaire n’apportera aucune réponse, ce sera une séance de lavage de linges sales entre politiciens. Charest est sur le point de distribuer des millions ici et là en infrastructures pour faire oublier son incompétence crasse, comme si le fait de distribuer des millions provenant de nos impôts et taxes avait quelque chose d'extraordinaire.

Vidéo sur les événements récents de la CDPQ

14 Mars 2009
aucun commentaire




«Je suis un irresponsable» de dire John Charest.
«Je ne peux m'immiscer dans les affaires de la caisse qui est l'institution publique économique la plus importante du Québec» de dire la ministre des Finances, Monique «Face de Joker» Gérôme Forget.
«Je ne pouvais prévoir que la crise économique serait aussi importante et que le papier commercial irait si mal!» de dire Henri Paul Rousseau, spécialiste en économie et détenteur d'une superbe prime de départ et d'un nouvel emploi chez Power Corporation pour services rendus.
«Je connais très bien nouveau président de la Caisse de dépôt et de placement car j'ai travaillé avec lui lorsque j'étais dans le cabinet de Mulroney. Je suis confiant, il fera du très bon travail même s'il a échoué lamentablement avec la BCE et a presque ruiné BELL, tout en s'accordant des salaires astronomiques. Je rends simplement service à un copain qui est aussi un grand copain de mon patron.» De dire John James Charet à propos de Michael Sabia.
«Tout va très bien madame la marquise» de dire Paul Desmarais et ses vautours.

Est-ce qu'il s'en trouve encore pour traiter de paranoïaques ceux qui accusent notre gouvernement de corruption?

Les miettes du budget 2009

31 Janvier 2009
aucun commentaire
Texte soumis par : Bâtir Québec

Le budget présenté par Monique Jérôme-Forget était frileux, tout le monde s’entend. Le PLQ attendait de voir quels bonbons Harper allait lancer au Québec, comme une otarie attend son poisson. Aucune mesure courageuse ni même créative dans le budget québécois, que du remplissage avec des idées ordinaires. Le chef du PLQ pensait pouvoir remplir son bas de laine avec la générosité canadienne et les retombées des mesures américaines. Tant qu’à vivre au dépens d’un autre pays, pourquoi pas deux ? Un chien qui quête à une table pour des miettes va vite comprendre que deux tables sont plus payantes. Eh bien, son chien est mort.

Le budget Flaherty a non seulement réduit la péréquation, mais laisse de côté certains secteurs qui auraient profité au Québec. Certains ont dit que Harper se vengeait de Charest pour ses propos pendant la dernière campagne électorale. Je crois que l’explication serait plutôt que Harper se fout éperdument du Québec. Si c’est une vengeance, il se venge de tous les francophones qui ont élu les 51 députés bloquistes à Ottawa. De ceux qui, sans nécessairement appuyer la coalition, appuyaient une solution de rechange au PLC. Harper affirmait même que les bloquistes étaient socialistes, que la coalition était un " pacte avec le diable ", en anglais, bien sûr. Donc pas de bonbons au Québec, que des mesures pour appuyer l’industrie automobile, les banques, l’industrie du pétrole. L’argent aide l’argent.

JJC ne pourra pas bonifier son budget avec les miettes du fédéral et il en est furax. Cette fois-ci, il n’a que ses mains de polichinelle sur le volant et ne pourra blâmer personne d’autre que lui-même de s’être attendu à mieux de la part d’Ottawa. Les miettes sont allées à d’autres tables, dans une autre ville. Nous devrons vivre encore au moins 4 ans avec ce semblant de chef qui accusait Mme Marois de mauvaise gestion pendant la campagne, même si ça fait 6 ans qu’il est au gouvernement. Peu ou pas de promesses tenues, des dizaines de milliers de fonctionnaires floués, des pans entiers de la population ignorés, JJC ne cesse de nous surprendre par son manque d’intégrité.

Nous avons 4 ans pour reconstruire la fierté nationaliste au Québec. Soit le PQ se réveille, et vite, soit un autre parti devra lui arracher les rênes de la mobilisation et diffuser l’information nécessaire pour éveiller cette fibre qui dort depuis trop longtemps. J’appuie toujours le Parti Indépendantiste, il est réellement le véhicule du changement social francophone en Amérique du nord.

Je n’en puis plus de voir mes chefs se prosterner devant la reine. De jouer les tapis au nom de la rectitude politique. De se tenir à genoux au lieu de marcher aux côtés des autres États autonomes.

Pas vous ?



Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :

Vive la liberté !

Vive l'indépendance !



~ François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier


© 2006-2010 S.N.Q.