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Une réalité dont il faut faire l'expérience

27 Septembre 2010
aucun commentaire

« Je vois, j’entends, je détecte les odeurs, je touche ; je perçois les changements de température, de goût. Je sens le passage du temps. Je peux prendre des exemples émotionnels : Aaahh! Je suis heureux ! Vous voyez, Gurney ? Namri ? Il n’y a pas de mystère dans la vie humaine. Ce n’est pas un problème qu’il faut résoudre, mais une réalité dont il faut faire l’expérience. » ~ Leto II, Les Enfants De Dune, Frank Herbert


En effet, la vie humaine est une réalité dont il faut faire l’expérience. Cette simple affirmation peut sembler plutôt simpliste, mais elle est en réalité pleine de sens. Qu’est-ce que la vie? Quel est le but de la vie d’un homme? L’homme tente depuis toujours de répondre à ces questions existentielles, soit par la religion, la philosophie ou même la science. Chacune de ces disciplines trouve leurs adeptes, mais aucune d’elles n’a pu apporter une réponse bien nette à ces questions. Comme l’affirme le philosophe Nietzsche, Dieu est mort et la science est en grande partie responsable de cette mort, mais la science n’a pu apporter à l’homme occidental les réponses que Dieu lui fournissait. Dieu n’est donc pas encore mort puisqu’il apporte encore son utilité chez plusieurs personnes.

L’auteur nous dit dans cette phrase que les réponses à ces énigmes sont peu importantes, puisque la vie humaine «n’est pas un problème qu’il faut résoudre ». L’important n’est pas la réponse, mais bien l’expérience de vie qui découle de ces réponses. Frank Herbert poursuit un peu plus loin dans le même chapitre avec ce qui suit :


«… La paix, dans cet Impérium, n’a qu’un sens. Elle maintient une unique manière de vivre. On vous ordonne d’être satisfaits. Sur toutes les planètes, comme dans le Gouvernement Impérial, la vie doit être uniforme. L’objet principal de toutes les études de la prêtrise est de découvrir les formes correctes de comportement humain. Pour cela, elle se réfère aux paroles de Muad’Dib! Dis-moi, Namri, es-tu satisfait? »

«Non!» Le mot avait été lâché sèchement, spontanément.

«Donc, tu blasphèmes?»

«Bien sûr que non!»

«Mais tu n’est pas satisfait. Vous voyez, Gurney? Namri nous donne la preuve. Il n’y a pas une seule réponse correcte à chaque problème, à chaque question. Il faut admettre la diversité. Un monolithe est instable. Alors, pourquoi exiger de moi une déclaration correcte et unique?...»


Il existe plusieurs manières d’expérimenter cette vie, c’est pourquoi il nous faut « admettre la diversité ». La diversité est une chose importante, par contre, la diversité ne doit pas devenir LA réponse. Un trop grand nombre de réponses mène à la confusion, autant sur le plan individuel que sociétaire. La diversité présente dans une entité unique ou nationale peut également mener à un conflit puisque nos manières de vivres ne sont pas nécessairement compatibles. Le problème de l’Islam en occident le démontre très bien.

Pourquoi est-ce qu’il devrait y avoir une seule réponse correcte et unique au mystère de la vie? Pourquoi est-ce qu’il devrait y avoir une réponse tout simplement? La réalité humaine doit être expérimentée, non expliquée. La question n’est pas de savoir pourquoi la vie existe, mais plutôt de savoir comment nous allons vivre cette vie. La seule réalité qui existe est celle sur laquelle nous avons une emprise et qui par conséquent à une emprise sur nous.

Alors? Comment allez-vous expérimenter cette chance qui vous est offerte? En fuyant dans une réalité inventée de toutes pièces, mais qui vous est plus confortable? Ou en vous battant dans la réalité pour préserver la diversité qui est la vôtre et celle de votre peuple? Le combat n’est-il pas l’ultime expérience de vie?

Claude Béchard est Mort! Claude qui?

11 Septembre 2010
un commentaire

Claude Béchard cet homme courageux et travaillant est mort d’un cancer du pancréas à l’âge de 41 ans. Courageux parce qu’il a lutté pour sa survie jusqu’à la fin et travaillant parce qu’il n’a pas quitté son poste de ministre avant d’avoir la certitude qu’il ne survivrait pas à sa maladie!

Voilà tout le blabla que vous servent nos médias depuis mardi dernier. Une tentative de nous démontrer le côté humain de nos chers politiciens, leur grand courage et leur détermination. Le simple fait de lutter pour sa survie est aujourd’hui considéré comme étant un acte courageux. Pourtant, la lutte pour notre survie, n’est-ce pas le poids de tout homme jour après jour? Nous mourrons tous petit à petit chaque jour. Est-ce que cette mort plus ou moins lente fait de chacun de nous des êtres courageux? Comme je l’ai expliqué dans un texte précédent, l’homme courageux est celui qui risque tout pour ses convictions et non celui qui lutte contre la mort lorsqu’il est acculé au pied du mur.

Claude Béchard était un libéral et un fédéraliste, deux idéologies néfastes qui doivent être combattue. Il est donc peu surprenant que certaines personnes se réjouissent de la mort de cet homme. Pour ma part, je n’en éprouve ni joie, ni peine. Aucune joie parce que je sais que sa mort ne changera rien à l’état des choses au Québec et aucune peine parce que c’était un ennemi idéologique à combattre. Claude Béchard était un homme sans grande envergure qui suivait la ligne de pensée du parti libéral, aucune idée révolutionnaire ne sortait de sa bouche, il était pour le statu quo et contre les changements fondamentaux des grandes lignes de pensées qui régissent notre société moderne.

Le seul fait de critiquer ouvertement cet homme va aujourd’hui m’attirer les foudres de plusieurs personnes, simplement parce qu’il est mort du cancer. Le cancer est maintenant une bénédiction, il vous libère de vos obligations et de vos convictions idéologiques, il rend tous les hommes égaux. Les offenses ne sont plus tolérées, mais il faut se montré tolérant envers ceux qui, à nos yeux, travaillent activement à la destruction de notre civilisation.

Prenez par exemple ce pasteur Jones aux États-Unis qui désirait bruler le Coran, les sorties publiques se sont multipliées afin de dépeindre cet homme comme étant un extrémiste, raciste, intolérant et, etc. Aux yeux du pasteur Jones la religion musulmane est un danger pour l’occident et doit être combattu, il a donc choisi ce simple geste pour faire la démonstration de sa contestation. Le monde musulman a protesté en brulant des drapeaux américains et en menaçant de représailles violentes. Qui est l’extrémiste ou l’intolérant dans cette histoire? Le pasteur Jones bien sûr. Simplement parce qu’il a protesté, parce qu’il ne s’est pas montré tolérant envers ceux qui seraient nos victimes depuis toujours et qui par conséquent ont tout les droits, le monde musulman.

La chute d’une civilisation ne se fait pas en une journée, c’est un processus très lent qui s’étend sur plusieurs générations. La chute de Rome ne s’est pas faite du jour au lendemain. C’est pourquoi il nous faut être attentifs aux signes que nous envoie notre environnement afin de pouvoir se faire une idée d’un futur proche. L’occident s’écroule parce que nous n’avons plus de conviction, nous faisons preuve d’une trop grande tolérance envers ceux qui travaillent consciemment ou inconsciemment à la chute de notre société. Nous croyons que la mort est un processus par lequel tous les hommes sont égaux. Nous méprisons l’héroïsme puisque les héros sont des êtres intolérants voulant s’élever au-dessus des autres. Nous vénérons la médiocrité de ces hommes qui entretiennent le statu quo, qui nous rassurent, qui nous font oublier cette sensation déplaisante qui gratte en permanence le fond de la boîte crânienne des plus réveillés d’entre nous : « Vers où nous dirigeons nous? » Heureusement, l’Histoire oubliera ces hommes.



Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :

Vive la liberté !

Vive l'indépendance !



~ François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier

© 2006-2010 S.N.Q.