Tel que stipulé sur ce site il y a de nouvelles rectifications à l'orthographe française. Nos enfants font trop de fautes, facilitons-leur la tâche en inventant plusieurs façons d'écrire les mots! C'est tout à fait logique et typique de notre société qui aime bien encourager la médiocrité. Abaissons donc la barre afin que l'excellence soit plus facilement atteignable, les décrocheurs seront peut-être moins nombreux.
À quoi bon toutes ces règles!? Inventons une langue moderne, le nouveau langage internet! «PKOI!? KESS TU FA A SOIRE? A KOI SA SERRE DÉCRIR COM FO EN AUTANT QUE L'AUT COMPREND SKON DIT.» Je l'ai entendue souvent celle-là! Effectivement, deux personnes attardées n'ont pas besoin de beaucoup de vocabulaire pour se comprendre, mais si une personne veut exprimer une idée avec précision, alors le vocabulaire et la grammaire peuvent grandement nous aider à le faire.
Les élèves excellents, quant à eux, se retrouvent encore confus. À quoi bon écrire comme il le faut si la langue française est pleine d'illogismes? Finalement, c'est notre langue le problème et non nos élèves, c'est aussi parce que notre langue est trop compliquée que les immigrants du Québec ne l'apprennent pas et se tournent vers l'anglais, qui est une langue beaucoup plus logique! La langue n'est pas des mathématiques, elle n'a pas besoin d'être logique. Oui, notre langue est pleine de pièges, mais pourquoi en faire une tare? Pourquoi ne pas s'en servir comme une source d'inspiration? Auriez-vous plus de mérite à monter un cheval domestique ou un cheval sauvage? La maîtrise de notre langue doit être une fierté, car le fait qu'elle soit difficile à maîtriser n'est pas un signe de faiblesse, mais un signe de richesse.
Oui! Bravo M. Parizeau! Qui continue le combat à 79 ans avec un nouveau livre sur la souveraineté! Malgré une santé physique qui semble se détériorer, il ne recule pas, au contraire, il fonce plus que jamais, il possède plus de lucidité que bien des jeunes dans la vingtaine! M. Parizeau pourrait très bien cesser de se battre, personne ne pourrait le blâmer, mais il est toujours là et, plus important encore, il y croit toujours.
Il continue de persévérer même s'il sait très bien que nos médias fédéralistes feront tout pour discréditer et détruire son travail. J'ai pu en voir un bel exemple ce matin même au Canal V; « LA SOUVERAINETÉ, C'EST LA DERNIÈRE CHOSE DONT JE VEUX ENTENDRE PARLER CE MATIN! » disait un chroniqueur de nouvelles qui se croit professionnel...! On clôt le débat! M. ne veut pas en entendre parler! L'équivalent de : « FERMER VOS GUEULES!! », et je pari qu'il se qualifie de démocrate! Vous voulez bien paraître? Dites que vous êtes démocrate, une petite technique qui marche à tout les coups. Être démocrate veut dire que vous êtes à l'écoute des opinions des autres, les gens aiment le fait que vous donnez de l'importance à leur opinion, même si cette opinion n'a aucune conséquence sur la réalité. Par contre, ces gens ne réalisent pas toujours qu'en démocratie vous pouvez vous en foutre de l’opinion des autres si le nombre de personnes ayant une opinion différente de la vôtre est plus petit que le nombre de personnes ayant votre opinion. Peu importe qui a raison, le plus important c'est qu'il y est plus de personnes qui pensent comme vous. Faites donc semblant d’accorder de l’importance à l’opinion des autres et au final faites à votre tête. Les gens auront l’impression d’avoir été écoutés, il y aura donc très peu de plaintes et vous seul aurez eu une influence sur la réalité.
Ce chroniqueur de nouvelle ne me dérange pas tellement finalement, je n'avais qu'à ne pas ouvrir ma télévision et je n'en aurais jamais entendu parler. Peu de gens se souviendront de lui quand il quittera cette magnifique expérience qu'est la vie. De même que tous ces éditorialistes qui ont trainé M. Parizeau dans la boue après le référendum de 95, parce qu'il avait osé dire une phrase, une seule phrase, qui s'est avérée être véridique! Nous en avons la preuve aujourd'hui. Vous avez échoué lamentablement messieurs, parce que M. Parizeau est toujours là et ils seront nombreux ceux qui se souviendront de lui, pour sa ténacité, sa détermination et son optimisme.
Auteur : Claude Jasmin
Titre : le Québécois
Éditeur : Les Éditions Du Québécois
Après avoir lu « Les Maîtres du Monde », je désirais lire quelque chose de plus près de nous, un livre québécois. Je suis tombé sur un livre que j’avais depuis un bon moment dans ma bibliothèque, mais que je n’avais pas encore lu. Ce recueil de textes de Claude Jasmin intitulé tout simplement « le Québécois », je ne savais pas du tout à quoi m’attendre puisque je ne connais pas beaucoup le personnage. M. Jasmin est né en 1930 et il nous transmet avec vigueur et franchise sa grande expérience dans le mouvement indépendantiste. On peut affirmer sans aucun doute qu’il a vécu une vie bien remplie et qu’elle l’est encore aujourd’hui. Ce fut une bonne lecture, mais je dois dire que j’ai été déçu à quelques occasions. Toute foi, la leçon que j’ai tirée de ces écrits dépasse de loin cette légère déception!
En fait, il y a une seule chose que je n’ai pas beaucoup aimée, Claude Jasmin se dit démocrate et un démocrate convaincue. Encore la sainte démocratie, le seul fait de la remettre en question fait de nous un fasciste. N’existe-t-il pas d’autres moyens? Pourquoi est-ce considéré comme étant LE meilleur système et même par plusieurs le SEUL système pouvant être fonctionnel? Je préfère un monarque juste et compétent à notre démocratie actuelle, même si je ne suis pas un adepte de la monarchie. Certains diront que le monarque est facilement corruptible et que le pouvoir monte facilement à la tête des hommes puissants… la démocratie n’est-elle pas facilement corruptible? Le monarque incompétent on le pend. Le premier ministre, on l’endure quatre ans et c’est seulement lorsqu’on peut prouver qu’il est vraiment incompétent. Le premier ministre peut toujours jeter le blâme sur les autres, sur la situation économique actuelle, sur une épidémie mondiale (H1N1!). Charest le fait très souvent! On devrait le surnommer « l’irresponsable » tellement il se décharge de toute décision.
À la défense de M. Jasmin, il semble bien conscient du fait que notre démocratie est dysfonctionnelle. Il blâme les politiciens et les médias de ce méfait, mais le citoyen lui, n’a-t-il pas sa part de responsabilité? Il est dit que la population a les politiciens qu’elle mérite et je suis d’accord avec cette affirmation. Pourquoi la population est-elle cynique? Par manque de courage? Par manque d’information ou de connaissance? Pourtant, l’information est disponible pour quiconque se donne la peine de chercher les sources fiables. Peut-on devenir cynique par ignorance? Non, on devient cynique parce que la société nous pue au nez. On sait qu’on se fait avoir, mais au lieu de combattre on tente de se retirer, de vivre en orbite autour de cette société. « Laissez-moi tranquille et je ne dirai rien. » Pourtant, mis à part celui qui vie dans les bois en s’autosuffisant, il est impossible de ce retirer de cette société, nous en somme tous une partie intégrée et dépendante. Tenter de se retirer ne fait qu’affaiblir la cohésion sociale, se retirer c’est l’individualisme crasse. Pourquoi ne pas admettre que, par-dessus tout, c’est le citoyen qui est responsable de sa destinée et, par le fait même, de la destinée de sa nation? Pourquoi devrait-on le déresponsabiliser? Le déresponsabiliser, c’est lui faire trop d’honneur pour sa lâcheté.
J’ai particulièrement apprécié les contes contenus dans ce recueil, Claude Jasmin est un très bon « raconteur. » Il raconte ses histoires avec une certaine naïveté rafraîchissante faisant très contraste avec ces textes polémiques. D'ailleurs, je crois que je préfère Claude Jasmin le conteur à Claude Jasmin le polémiste, je préfèrerais probablement ses livres à ses textes. C’est à suivre!
Il signe tout de même d’excellents textes polémiques dans ce recueil, celui où il démonte le Festival de jazz en fait partie, ses textes intitulés « Racaille de Fédérats Agonisant » et « Conneries Ambiantes », sont de vraies bouffées de fraîcheur. On ne risque pas retrouver ce type de texte dans les journaux de GESCA! Il est également un des rares à prendre la défense de ceux qu’il appelle les « jeunes felquistes », ces héros qui se sont tenus debout devant la machine patronal exploiteur de notre peuple.
L’auteur croit beaucoup en l’indépendance du Québec et il semble avoir la certitude que l’indépendance se fera un jour. J’aime bien le fait qu’il nous communique cet optimisme, cet état d’esprit fait changement du défaitisme que l’on retrouve un peu partout et que je manifeste moi-même à l’occasion, je dois bien l’admettre. Je devrai changer, car on ne peut mener un combat tout en croyant que notre cause est perdue d’avance, cultiver le défaitisme est un plus pour nos ennemis. Nous nous devons d’être positifs afin d’éveiller les consciences, frapper la morosité, frapper la petitesse des esprits colonisés. La frapper de notre joie de vivre, de notre soif de grandeur, de lutte et de victoire!
...les électeurs de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup ont choisi d'être représentés à Ottawa par l'ex-maire de La Pocatière, Bernard Généreux. Avec 42,5 % des votes,...
...L'ex-ministre péquiste Daniel Paillé a cependant réussi sans difficulté à conserver la circonscription de Hochelaga dans le giron du Bloc québécois. Il a récolté 51,7 % des voix...
...En Nouvelle-Écosse, le Parti conservateur a repris la circonscription de Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley. Son candidat, Scott Armstrong, a récolté 45,8 % des suffrages,...
...Dans New Westminster-Coquitlam, en Colombie-Britannique, le néo-démocrate Fin Donnelly a remporté la mise avec 49,6 % des voix...
...
Le taux de participation pour ces élections a été de 22,3 % à Hochelaga, de 29,9 % dans New Westminster-Coquitlam, de 35,7 % dans Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley et de 36,6 % dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup.
Pas si mal pour un pays où les gens ont peur de voter à cause des menaces terroristes. La démocratie fonctionne peut-être mieux sous la menace, il est vrai que l'être humain est plus porté à s'impliquer lorsque les choses vont vraiment mal. Lorsque j'écris vraiment mal, je veux dire vraiment TRÈS mal, si un homme est confortable physiquement les chances sont plus bonnes qu'il ne désire pas que les choses changent. Un abri, de la nourriture et quelque chose pour se divertir, voilà tout ce dont l'homme moderne a besoin.
Peut-être devrions nous avoir des terroristes au Québec, la menace inciterait peut-être les Québécois à réellement désirer du changement. Le peuple ne désire pas le changement, en tout cas, il n'est pas prêt à faire les efforts et les sacrifices pour gagner ce changement, on le voit bien lorsqu'il y a des manifestations d'organisées et qu'il y a si peu de participant. Pour faire sortir ce peuple de sa torpeur il devra se produire un événement majeur, un événement violent, un événement d'une force brute qui fera éclater la réalité au visage du bon peuple. J'en vien à souhaiter une telle situation, car le Québec se dirige tout droit vers le coma et s'il y plonge trop profondément, il ne se réveillera peut-être jamais.
Les deux experts constatent avec tristesse le faible de taux de participation à Montréal, qui a été d'à peine 39 %. C'est donc dire que Gérald Tremblay a été élu par environ 15 % des Montréalais.
Pierre Drouilly et Marie-Claude Prémont estiment qu'une ville de la taille de Montréal devrait avoir un maire plus représentatif. Pour équilibrer la vie politique à Montréal, tiraillée entre les clivages linguistiques et les anciennes villes, la métropole devrait avoir un système électoral avec un deuxième tour de scrutin.
Le maire aurait alors une plus forte légitimité avec 51 % des voix. De plus, il aurait été possible de voir si le vote de changement est vraiment aussi fort que les gens le disent, puisqu'il aurait été canalisé dans une course à deux.
Oui! Merci à vous anglophones et allophones de Montréal! Merci de prouver, encore une fois, que le multiculturalisme n'est pas viable.
Qu’elle est bonne notre démocratie! Je me demande quel pourcentage de la population appuie Kim Jong Il en Corée Du Nord? La démocratie est un leurre, à quoi bon aller voter lorsque tous les choix sont équivalents? Le taux de participation représente bien une chose, aucun des candidats n’est digne d’être à la tête de cette ville. Il représente également bien le fait que beaucoup de gens n’en ont rien à foutre. Il y a ceux qui n’en ont rien à foutre et ceux qui votent par principe même si tous les choix offerts sont minables.
Belle promesse de changement que nous offre ce maire réélu, il ne pouvait pas les faire avant d’être réélu ces changements? Ce Tremblay m’a l’aire d’être un incompétent! Je suis impatient de voir ces changements, j’ai des doutes sur leurs portées. Pourquoi pas une enquête publique pour ensuite envoyer les coupables en exil? Ah… le bon vieux temps… J’aime bien l’idée de l’exil, il n’y a pas de vie perdue alors on ne fait aucun véritable martyr. On se débarrasse du parasite sans avoir à payer pour l’entretenir en prison. Tous les avantages en ayant très peu d’inconvénients. Bon, certain diront : « Et la famille? », et bien, on doit penser en termes de nation et laisser l’individualisme de côté. Est-ce que ce sera le type de changements que M. Tremblay nous proposera? Bien sûr que non, ce serait beaucoup trop… comment dirais-je? Impopulaire? Radical? Ah! Je l’ai! Pragmatique!
L’idée du deuxième tour de scrutin ne m’inspire pas. À quoi bon un deuxième tour? Les candidats restent les mêmes, ils ne deviennent pas meilleurs lors du deuxième tour. Que veut réellement dire 51% des voix lors du deuxième tour? Est-ce que ça veut dire que l’élu a 51% des voix parce que plus de personnes lui sont favorables? Ou est-ce que ça signifie que l’élu obtient plus de votes simplement parce qu’il y a moins de choix sur la carte électorale? Soyons réalistes, même s’il était seul sur la carte électorale Gérald Tremblay serait incapable d’avoir 51% des voix. Pathétique. Nos politiciens sont pourris, mais heureusement, de la pourriture naîtra un bon engrais. Leur règne achève.
Entrevue intéressante de VOIVOD, l'un des plus grand groupe de l'histoire du métal au Québec. Il est intéressant de voir comment l'industrie de la musique a mit les batons dans les roues d'un groupe aussi talentueux alors que ces fameuses maisons de disques devraient aider à faire connaître un tel talent par des moyens financiers et du soutient technique. Les maisons de disques n'ont rien à faire de l'art, leur principal intérêt est l'argent et les bons vendeurs. L'industrie de la musique préfèrent les vedettes instantanés qui font de la musique accessible, les saveurs de la semaines ou « flavor of the week » comme le disent les anglais. Les albums médiocres s'enchaîchent les uns après les autres, du pareil au même jusqu'à l'indigestion. C'est à ce moment qu'un groupe de talent comme VOIVOD ce démarque, comme une toile de Van Gogh sur un mur uniforme.
Une mauvaise alimentation ne mènerait pas seulement à l'obésité et à des problèmes de santé physique. Une consommation importante d'aliments transformés et gras augmenterait aussi le risque de souffrir d'une dépression, préviennent des nutritionnistes britanniques.
...
Ceux qui mangeaient davantage d'éléments entiers et sains présentaient 26 % de risques en moins de souffrir d'une dépression que les autres.
De l'autre côté, ceux qui mangeaient beaucoup d'aliments transformés avaient 58 % de plus de risque de souffrir d'une dépression que ceux qui mangeaient moins de ce type d'aliments.
C'est drôle, je m'en serais douté, sans même avoir besoin de faire une recherche scientifique! Il y a quelque chose qui me dit qu'une personne qui mange des aliments sains est soucieuse de sa santé physique et augmente par conséquent ses chances d'avoir une bonne santé mentale. Par contre, une personne qui mange mal est généralement en moins bonne santé. La question serait plutôt de savoir pourquoi cette personne s'alimente mal, parce que c'est fort probablement ce qui cause sa dépression. Bref, la malbouffe et la dépression ne sont pas des problèmes en soi, mais plutôt les effets d'un problème plus grave. Est-ce qu'une personne ayant une bonne estime de soi et désirant être en santé s'alimentera d'aliments malsains? Je ne crois pas. Est-ce qu'une personne ayant une faible estime de soi fera des efforts pour se nourrir convenablement? Je ne crois pas, puisque ce type de personne ne désire généralement pas améliorer son sort en fournissant des efforts, non, l'effort doit provenir des autres.
On peut blâmer les chaînes de restauration rapide pour la vente de ces produits. La popularité de ces chaînes n'est pourtant pas le problème, mais, encore une fois, seulement un effet. L'effet du manque d'imagination culinaire et du fameux « manque de temps ». Une personne désirant vraiment bien s'alimenter trouvera le temps et développera des façons de le faire. Il suffit d'un peu de débrouillardise et d'effort. La malbouffe n'est que le symptôme d'une société malade et les chaînes comme « McDo » ne font que profiter de la bêtise ambiante.
J'ai eu une discussion avec une connaissance de longue date sur MSN il y a quelque temps, il y a longtemps que je ne lui avais pas parlé, mais je m'en souvenais comme étant un type plutôt bien et intéressant. À un certain moment le sujet de la musique est venue sur la table, en voici un résumé :
X : J'adore la musique, j'ai environ 30 000 MP3!
Moi : Impressionnant!... Je n'ai jamais vraiment fait le décompte, mais j'en ai peut-être 4000 au gros maximum présentement...
X : hehe... j'aime tous les styles de musiques donc j'en télécharge beaucoup.
Moi : Humm OK... mais, je me demande, dans tous les albums que tu possèdes... combien d'entre eux as-tu écoutés plus d'une fois?
X : euh... je ne sais pas trop... tous au moins une fois ça c'est sure!
Moi : OK... et là-dessus, à combien tu estimerais le pourcentage de ceux dont tu n'as pas eu le goût d'écouter une nouvelle fois?
X : Oufff... hehe... je ne sais pas là... ça fait pas mal... je n'ai pas le temps de tout écouter non plus!
Moi : La vie est courte en effet, pourquoi ne pas te débarrasser de ceux que tu n'écoutes pas? Si tu ne trouves pas le temps de les écouter, c'est peut-être parce que, dans le fond, c'est mauvais comme musique.
X : Ben ça détruirait ma collection… mes goûts pourraient changer et je pourrais me mettre à aimer un band que je n’aimais pas avant.
Moi : À quoi bon faire la collection d'objets médiocres? Personnellement j'aime mieux avoir une centaine de classiques que j'adore, plutôt que 10 000 albums moyens que je vais écouter aléatoirement parce qu'ils sont tous aussi moyens les uns que les autres. La bonne musique gagne à être écoutée plusieurs fois.
X : Ouin, peut-être... mais tu sais, ils sortent tellement d'albums, ce n'est pas facile de séparer ce qui est bon de ce qui ne l'est pas.
Moi : Oui, j’avoue que l'industrie de la musique est plus concentrée sur la quantité plutôt que la qualité, de là l'importance des critiques. Trouve des critiques en qui tu as confiance, écoute les conseils de tes amis dont tu sais qu'ils ont de très bonnes connaissances musicales. Certaines personnes ont de meilleures connaissances musicales que d'autres et c'est tout à fait normal. Ce n'est pas vrai que les goûts ne se discutent pas, on peut très bien en discuter, suffit d'être réceptif. Crois-moi, je suis très bien placé pour en parler, si j'écoute ce que j'écoute aujourd'hui c'est à 95% grâce aux conseils des autres et non à mes propres découvertes et je n'ai jamais regretté d'avoir mis mes goûts du moment en doute.
X : Ça a du sens, je vais y penser.
En toute chose, la qualité surpasse la quantité, c'est vrai pour la musique comme chez les individus.
La propagande médiatique est en marche et les rumeurs de complots internationaux de meurtres de masse courent sur internet. Personnellement, je trouve ces rumeurs exagérées, non parce que je crois aux biens faits du vaccin, mais bien parce que je ne vois pas pour quelles raisons l'élite mondiale (aussi appelé «Nouvel Ordre Mondial» par les adeptes de la conspiration) voudrait se débarrasser d'une grande partie de la population. L'élite a besoin de la population pour pouvoir produire et acheter leurs produits de consommation. La population doit faire crier les machines et en faire le maintien et plus de citoyens égalent plus de ventes, égalent plus de profits. La machine industrielle est bien huilée et l'élite ne la sabotera pas par l'élimination de masse de sa source de richesse.
Les sceptiques avancent alors l'argument selon lequel l'élite voudrait s'approprier les ressources naturelles de la planète... d’accord, mais pourquoi faire un meurtre de masse alors qu'ils possèdent déjà toutes les ressources dont ils ont besoin? Au contraire, je crois que l'élite aime bien le fait que la planète éprouve des problèmes de surpopulation et ne verrait pas d'un bon oeil que la population décline radicalement. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la surpopulation n'apporte pas le pouvoir au peuple, il amène plutôt pour conséquence la pauvreté et la misère, une population plus dépendante causée par le manque de ressources. De plus, il en résulte une baisse de la cohésion sociale due au multiculturalisme.
Admettons que les partisans du complot aient raison et qu'une élite quelconque voudrait assassiner tous ceux qui se font vacciner. Je me demande bien pourquoi cette élite ne choisirait pas plutôt de provoquer la mort de ceux qui ne se font PAS vacciner. Ceux qui résistent et ne se font pas vacciner sont beaucoup plus dangereux que les citoyens bien dociles qui décident d'obéir au consensus médiatique et de se faire vacciner. Je crois qu'une élite qui peut monter une machination d’une telle ampleur possède assez de jugement pour faire ce type de réflexion des plus simplistes.
Je suis par contre d'avis qu'il y a bien une manipulation de nos médias. La vérité est que tous les ans des gens meurent, meurent du cancer, meurent d'un anévrisme, meurent d'un arrêt cardiaque, meurent par noyade, meurent par accident d'automobile ou meurent à cause de la GRIPPE. Les médias, comme à leurs habitudes, utilisent la peur pour justifier l'achat de millions de vaccins. Ils n’auront aucune difficulté à trouver une source pour alimenter cette peur puisqu'il y a toujours eu et qu'il y aura toujours des décès causés par la grippe. La peur de la maladie et de la mort à tendance à rendre paranoïaque les gens facilement influençables et ignorants et c'est encore plus facile d'éveiller cette peur lorsque l'on sait, que pour beaucoup de gens, la peur de la mort est la seule chose qui les garde en vie.
QUEBEC - Le Québec s'enfonce dans le rouge, alors que le gouvernement Charest prévoit maintenant afficher à la fin de l'année un déficit d'au moins 4,7 milliards $.
Il s'agit d'un manque à gagner qui dépasse de 749 millions $ les prévisions établies par le ministère des Finances, lors de la présentation du dernier budget, en mars.
D'ici 2013, les Québécois devraient avoir accumulé au total 13,2 milliards $ de déficits annuels successifs, avant d'espérer un éventuel retour à l'équilibre budgétaire.
D'ici 2013, pour espérer rêver d'équilibre budgétaire, Québec devra trouver 5,1 milliards $ de nouvelles sources de revenus, a calculé le ministre Bachand. C'est donc 1,3 milliard $ de plus que ce qui avait été prévu il y a sept mois.
Dans ce contexte, les contribuables québécois doivent s'attendre à ce que le gouvernement vienne chercher une bonne partie de la somme dans leurs poches, à travers des hausses de taxes et de tarifs, dès 2010.
Ils nous avaient pourtant dit que le Québec s'en sortait bien... De deux choses l'une, soit nous avons un gouvernement incompétent ou un gouvernement menteur. Dans les deux cas, nous sommes mal pris. La vérité est que ça va mal et que ça va de plus en plus mal. La classe moyenne s'appauvrit dut à un taux d'inflation en constante augmentation comme le démontre ce graphique : taux d'inflation. Si vous croyez que le taux annuel d'inflation diminue lorsque la ligne du tableau diminue et bien vous avez raison! Par contre, les points du tableau sont toujours du côté positif, sauf à quelques rares exceptions. Par exemple, si nous prenons le mois de décembre 2008 on peut voir que le taux d'inflation a diminué de 0,9% par rapport au mois de novembre, mais même si le taux d'inflation a diminué il reste que l'inflation totale a augmenté de 0,5%! Donc l'inflation totale augmente pratiquement toujours depuis 1999!
Si nous allons jeter un coup d'oeil sur la dette nette du Québec à l'aide de ce graphique : dette nette du Québec. On constate qu'elle est en constante progression depuis 1984. Nous sommes de plus en plus dans le rouge malgré tout l’argent versé pour rembourser cette dette. Non seulement la dette augmente chaque année, mais elle augmente également toujours de plus en plus, car ce tableau représente la dette NETTE. Les intérêts sur cette dette augmentent donc eux aussi! Les contribuables devront par conséquent verser de plus en plus d'argent seulement pour payer les intérêts de la dette. Aie-je besoin de spécifier que plus d'argent pour payer la dette équivaut à moins d'argent pour les services sociaux? Rappelez-vous que ceci ne comprend pas la dette fédérale!
Maintenant, si on observe ce tableau : taux de chômage désaisonnalisés, il semble que malgré la reprise économique le taux de chômage lui ne diminue pas. Il n'a pas encore atteint un niveau alarmant, mais il serait plutôt encourageant de voir un taux de chômage en diminution lors d'une reprise économique. Il faut croire que la reprise n'affecte pas le nombre d'emplois disponibles...
En seulement 1 heure de recherche et d'écriture, j'ai pu démontrer qu'économiquement le Québec semble s'enfoncer de plus en plus. J'aimerais bien connaître les raisons pour lesquelles notre ministre des finances se permettait de dire que le Québec s'en sortait bien. Quelqu'un peut m'aider?
Tout porte à croire que le fond du baril s'en vient et plus vite nous y toucherons, plus vite nous pourrons repartir sur de nouvelles bases. Une fois le baril d'alcool vide, la population sortira peut-être de son ivresse...
"Courage lève-toi", a lancé le pape en citant l'Evangile à l'adresse de l'Eglise d'Afrique en l'appelant, à côté de sa mission "de première urgence d'évangélisation", à poursuivre son engagement "avec tous les moyens possibles pour qu'aucun Africain ne soit privé du pain quotidien". "Tous doivent pouvoir conduire une existence digne de l'être humain", a ajouté Benoît XVI.
Selon le pape, le synode a fait émerger "les problèmes actuels de l'Afrique et son grand besoin de réconciliation, de justice et de paix".
Le développement économique et humain en Afrique doit être "respectueux des cultures locales et de l'environnement", a souligné le pape en rappelant l'encyclique Populorum progressio de Paul VI et le rôle des missionnaires. Ils ont suivi cette "logique" en Afrique ces 40 dernières années, "la seule" qui puisse, selon Benoît XVI, réussir à combattre la faim et la maladie.
Que de bons mots pour l’Afrique, qui serait contre la justice et la paix? Prononcé par ces hommes, ce sont des mots vides, des concepts pour faire «jolie», pour prendre des airs de gentil garçon ou même de libérateur! Vous manquez de nourriture? Cesser de vous reproduire! Une puissance étrangère contrôle votre économie? «Courage, bats-toi!»
L’Église aime la misère, c’est un terreau fertile pour l’évangélisation, les désespérés sont plus faciles à convaincre. La Misère, l’Église s’en abreuve! Elle aime les martyrs, car elle s’en fait le défenseur, une façon de justifier son existence. Elle ne combat pas la misère, elle l’entretient, c’est son pain quotidien.
Dans ses 57 propositions, le synode des évêques a d'ailleurs dénoncé comme "inacceptable" une clause du protocole de Maputo (2003), signé par l'Union africaine, qui admet l'avortement en cas de violences sexuelles, viol, inceste ou en cas de risques pour la santé de la mère et de l'enfant.
L’Église ne désire pas que les femmes puissent avorter puisqu’il en résulte une baisse d’enfants élevés dans la misère. Toujours plus de bouches à nourrir pour un continent qui est déjà en manque de vivre. Il n’y a malheureusement pas de multiplication des pains sur le continent africain. Vaux mieux une vie de misère que la mort, c’est la doctrine de l’Église catholique, et pourtant, la mort, c’est le paradis.
Auteur : Jean Ziegler
Titre : Les Nouveaux Maîtres Du Monde - et ceux qui leur résistent
Éditeur : Fayard
Le titre de ce livre peut paraître tapageur à tel point que, pour un lecteur d'essais sérieux, il peut en devenir repoussant, mais s'arrêter seulement au titre serait une erreur. L'ouvrage de M. Ziegler vaut bien le détour pour ceux qui désirent en connaître plus sur les effets de la mondialisation et du libre échange et qui en connaissent très peu dans le domaine. L'auteur ne fait pas le procès de personnalités précises formant l'élite mondiale, il se contente plutôt de décrire les effets de leurs actions et c'est principalement pour cette raison que ce livre s'avère être une lecture intéressante, car pour régler un problème il ne suffit pas d'en connaître les responsables, mais, plus important encore, de pouvoir comprendre les conséquences, le comment et le pourquoi.
C'est grâce à sa longue expérience avec l'ONU que Jean Ziegler peut nous abreuver de nombreux exemples démontrant les conséquences du libéralisme économique. Il a pu en voir de ses propres yeux en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Il nous explique également très simplement le fonctionnement d'organismes comme l'OMC, la Banque mondiale et le FMI, tout en faisant un petit détour dans les paradis fiscaux. Il nous démontre comment, par exemple, le FMI s'y prend pour détruire le secteur primaire économique des pays sous-développés. Il explique comment, grâce à la dette, des sommes d'argent sont prêtées par le FMI en échange de la privatisation du secteur public, afin que ces pays en développement s'enfoncent lentement plus profondément dans l'endettement et la misère. La dette devient alors une arme puissante de destruction.
La lecture de ce livre m'a permis de réfléchir sur la situation économique du Québec qui ressemble de plus en plus à celle des pays d'Amérique latine. Le Québec est de plus en plus endetté et les sommes versés pour rembourser cette dette sont de plus en plus élevés. Puisque la dette et le taux d'inflation sont en constantes progressions, la population est proportionnellement de plus en plus pauvre et les sommes investies dans le secteur public (en santé ou en éducation) sont également moindres. Qu'adviendra-t-il lorsque le Québec sera pris à la gorge, se retrouvant dans une impasse? Est-ce qu'une organisation comme le FMI viendra nous demander de privatiser Hydro-Québec en échange d'une somme d'argent, comme elle l'a fait au Brésil ou en Argentine? Est-ce que nos cultivateurs seront mis à la rue afin que les grandes entreprises mondiales puissent faire mains basses sur le secteur primaire de notre économie comme c'est le cas au Niger ou en Guinée? Le processus est déjà en marche!
Autre aspect intéressant de ce livre, M. Ziegler est membre de l'ONU et habite Genève, il côtoie donc régulièrement des banquiers, des membres du FMI et autres organismes. Il tente à quelques occasions de nous dresser le portrait de ces fonctionnaires travaillant pour le FMI, l'OMC ou l'ONU. Ses explications sont intéressantes et valent le détour. Celles à propos des employés du FMI travaillant à Washington en particulier.
La dernière partie du livre est consacrée à la deuxième partie du titre du livre, c'est-à-dire : « ceux qui leur résistent. » M. Ziegler nous fait part de ses réflexions sur l'individualisme et sur la souveraineté des nations du monde. Je suis plus ou moins d'accords avec les points apportés à propos de la souveraineté, car je crois pour ma part que sans souveraineté le Québec ne pourra jamais se sortir du carcan dans lequel il est coincé. Par contre, il est vrai que la souveraineté d'une nation n'est pas une fin en soi et que beaucoup d'efforts et de changements devront être faits par la suite.
J'ai encore quelques réserves à mentionner pour terminer cette critique. M. Ziegler fait une erreur que l'on retrouve souvent chez les gens se qualifiant de gauches (ou de droite), celle d'identifier automatiquement un homme ayant des valeurs différentes aux siennes comme étant un membre de la droite (ou de la gauche). Les égoïstes ne sont ni de droite ni de gauche, ils sont tout simplement égoïstes et il est totalement faux de prétendre qu'un homme ayant des idées de droite est automatiquement un homme centré sur lui-même. De plus, l'être humain n'est pas un être binaire pouvant être regroupé aussi facilement, il est, heureusement, un être très complexe qu'on ne peut qualifier aussi facilement comme faisant partie d'un groupe quelconque. Encore la dualité du bien versus le mal...
Le deuxième point où j'ai quelques objections concerne l'Afrique. Jean Ziegler semble être de ceux qui croient que l'occident devrait verser plus d'aide au continent Africain sans toute foi mettre en lumière les problèmes de surpopulation concernant ce continent. Pour ma part, je crois que l'occident devrait cesser toutes ingérences en Afrique, les pays africains devraient être traités d'égales à égales avec des échanges allant dans le même sens. Les Africains sont tout à fait aptes à prendre soin d'eux-mêmes et l'occident n'a aucunement besoin de materner ce continent. Les pays occidentaux devraient commencer par régler leurs propres problèmes avant de commencer à essayer de régler ceux des autres, nous ne sommes pas un bon exemple à suivre.
Je conseille donc la lecture de ce livre à ceux qui veulent en connaître plus sur le libéralisme économique, car il est très simple à comprendre et permet d'acquérir une bonne base dans le domaine. Ceux qui possèdent déjà de bonnes connaissances peuvent passer leur tour, puisque je ne crois pas que vous y apprendrez beaucoup de choses. Les méfaits du libéralisme et de la mondialisation sont innombrables et en connaître plusieurs exemples n'est pas le plus important. Le plus important est plutôt de savoir pourquoi ces modèles économiques sont déficients afin de pouvoir mieux les contrer. Jean Ziegler réussit à nous donner quelques réponses de bases à ces pourquoi et c'est ce qui fait la force de ce livre.
Ottawa -- Deux ans de pénitencier pour les fraudes de plus d'un million de dollars: voilà la peine plancher que le gouvernement conservateur désire imposer aux criminels à cravate. Mais le projet de loi qui sera déposé aujourd'hui soulève déjà les critiques: trop timide et sans impact, dénonce-t-on.
Autrement, le projet de loi ne touche pas à la question des libérations au sixième de la peine, pas plus qu'aux paradis fiscaux. À Montréal, le ministre Christian Paradis a indiqué que «le sixième de la peine, on s'entend tous pour dire que c'est une aberration.
Pour le chef bloquiste, Gilles Duceppe, le projet est carrément de la «foutaise». «Ces gens-là annoncent des projets de loi, le titre est extraordinaire, mais le contenu ne correspond pas à cela», a-t-il dénoncé après la période des questions. «Earl Jones et Vincent Lacroix s'en sortent parfaitement avec ça parce que le sixième de la peine n'est pas touché. Deuxièmement, on nous dit qu'on va remettre de l'argent aux victimes, mais justement ces gens-là placent leur argent dans des paradis fiscaux, et on ne fait rien contre les paradis fiscaux.» M. Duceppe est également contre l'établissement de peines minimales, qui «musellent les juges».
Les libéraux se sont dits quant à eux globalement favorables aux mesures énoncées.
Décidément, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère ces conservateurs avec leurs lois contre les criminels à cravates! Si ma mémoire est bonne, ce sont ces mêmes conservateurs qui se plaignaient que les partis d'oppositions bloquaient toutes leurs propositions afin de rendre les sentences plus sévères il y a de cela quelques mois? En effet, le Bloc votera probablement contre ce projet de loi si la proposition ne change pas, mais certainement pas parce qu'il est trop sévère. Quant aux libéraux, ils viennent tout juste d'annoncer qu'ils ne tenteront plus de renverser les conservateurs, ça tombe drôlement bien! M. Ignatieff trouvait probablement que les sondages ne lui étaient pas assez favorables...
Ce n'est pas de si tôt que vous verrez une loi touchant aux paradis fiscaux votés au parlement, même si elle n’y touche qu’avec une baguette de cinquante pieds, car cette loi pourrait faire jurisprudence. N'aller pas croire qu'une telle loi servirait seulement à punir les bandits connus pour leurs arnaques sur des citoyens de la classe moyenne, elle pourrait peut-être aussi être utiliser contre des hommes comme l'honorable Paul Martin et sa « Canadian Steamship Line ». Les paradis fiscaux sont en réalité le coeur du problème puisque c'est en grande partie grâce à eux si les bandits de la haute finance peuvent faire leurs magouilles, nos députés le savent très bien. Malheureusement, leur but n'est pas de régler les problèmes, mais seulement d’en donner l'impression. Lorsqu’on veut réellement régler un problème, est-ce qu’on doit se concentrer sur les conséquences ou sur les causes?
« Si je n’ai pas de majorité au conseil (municipal), ça veut dire que les gens ne veulent pas d’amphithéâtre. Oubliez ça, a lâché le maire. Pas de majorité au conseil, je laisse tomber ça. Ça veut dire que le message est clair. Ça veut dire qu’ils (les électeurs) ne nous font pas suffisamment confiance pour qu’on ait le pouvoir de régler ça. [...]. Je ne veux pas faire de menaces, mais à un moment donné, le signal, il faut qu’il soit clair. »
Et l'Empereur romain dit à ses sujets d'une voix menaçante : « Si vous ne respectez pas mon autorité, il n'y aura plus de jeux ni de pains! » Retirer le pain et Labeaume me fait penser à un Empereur. Labeaume veut être associé à l'amphithéâtre dans la tête de la population de Québec, Labeaume = amphithéâtre, pas Labeaume majoritaire = pas amphithéâtre. La situation reflète bien le mode de réflexion binaire de ce maire, nul autre que lui, l'Empereur, peut arriver à faire bâtir l'arène des gladiateurs modernes. Le pire dans tout ça c'est que c'est probablement vrai, puisque Labeaume possède les contacts, j'ai bien dit les contacts, et non l'intelligence... parce que s'il avait une parcelle de jugeote il ne bâtirait pas cet amphithéâtre avec l'argent de nos impôts. La population paie pour la construction et l'industrie du divertissement empochera lorsque le tout sera rentable.
Le Québec est dans le rouge! On manque de professeurs, d'infirmières, de docteurs et nos infrastructures s'écroulent! Quelle est la solution!? Bâtissons un amphithéâtre! Quel homme de vision, quelle clairvoyance que ce M. Labeaume! Du pain et des jeux disait l'Empereur romain, la situation n'a guère évolué, pendant que Rome s'enfonçait lentement, les jeux servaient de distraction à une population de plus en plus pauvre. Aujourd'hui, dans notre Québec « moderne », les centaines de divertissements servent de distraction et nos élites en profitent bien et, à l'image de Néron, peut-être que le futur maire Labeaume jouera du violon pendant que Québec s'écroulera dans les flammes.
Vous croyez peut-être que j’exagère? Peut-être que oui, peut-être que non, seul l’avenir nous le dira, mais je ne suis pas inquiet. Peu importe ce que le futur nous réserve, je suis prêt à l’affronter, avec le sourire aux lèvres.
Le public découvre, incrédule, que les règles d'éthique les plus élémentaires auxquelles il tient dans l'exercice du pouvoir sont bafouées sans retenue, et qu'on se moque de lui sous son nez. Le pire constat que nous ayons fait, c'est de découvrir que nos trois ordres de gouvernement, le municipal, le provincial et le fédéral, sont lamentablement atteints et que la guérison n'est pas évidente. Il faudra, le plus rapidement possible, une personne ou un groupe au-dessus de tout soupçon pour redonner confiance à une population qui n'en peut plus d'écarquiller les yeux devant ce qu'elle apprend. Autrement, le cynisme emportera le peu qu'il nous reste de foi.
...
Les accommodements déraisonnables permis par Jean Charest à certains de ses ministres -- leur permettant de ne pas se départir complètement de certains de leurs actifs -- ne cessent de créer des entorses à la totale liberté d'esprit et d'action que doit avoir un ministre pour bien s'acquitter de ses fonctions. Le cas David Whissell montre bien qu'il n'est jamais possible que la main gauche fasse semblant d'ignorer ce que fait la main droite et que les conflits d'intérêts finissent toujours par avoir des effets secondaires.
Les exemples de manquements à l'éthique sont si nombreux qu'on ne sait plus par où commencer. Le cas du dirigeant d'Hydro-Québec Thierry Vandal est un bon exemple. D'où ce monsieur tient-il le droit de décider quelles écoles vont être soutenues par l'État? Et pourquoi en favoriser quelques-unes qui, par hasard, émergent du privé, plutôt que les autres du public?
L'Ontario, qui vient de congédier toute la direction de son organisation des loteries, nous donne envie d'aller faire un tour chez Loto-Québec pour voir QUI ils soutiennent avec notre argent. Et la SAQ? Est-ce que ces entreprises si rentables savent encore ce que le mot «éthique» signifie?
Le premier ministre Stephen Harper, lui, selon des chiffres récents, aurait nommé 3000 conservateurs, à qui il devait reconnaissance, à des postes importants et bien payés. Pourquoi se gêner? Même formant un gouvernement minoritaire, ce qui devrait nous protéger de ces abus de pouvoir, il a foncé comme il l'a fait pour nommer des amis sénateurs récemment.
Le scandale des commandites, l'oeuvre des libéraux du Canada, n'a pas suffi à donner à Ottawa un sens de l'éthique qui placerait les partis canadiens à l'abri de ces abus. La leçon n'a pas servi. Il est probable qu'on continue à payer des factures de restaurant, des voyages en avion, mille et une petites choses complètement farfelues que la vérificatrice générale se fera un devoir de nous souligner dans son prochain rapport. Est-ce que ça changera quelque chose? Probablement pas. Il faudrait une vraie volonté pour que ça change.
Quant au municipal, nous sommes en pleine campagne électorale partout au Québec. C'est le temps de poser des questions et de faire le ménage quand il s'impose. Si vous choisissez de vous fermer les yeux, de vous dire que vous n'irez pas voter, vous allez leur donner carte blanche pour les années qui viennent. Quand vous entendrez parler d'une histoire de compteurs d'eau vous ne pourrez rien dire, car en ne votant pas, vous aurez perdu, d'une certaine façon, votre droit de citoyen de vous en mêler.
Au fond, moins le citoyen joue son rôle de citoyen, plus il choisit de se taire, plus les mauvais politiciens font ce qu'ils veulent. Je dis «mauvais», car il y en a aussi des bons. Il faut les trouver. C'est pour ça qu'il y a des campagnes électorales. Pour faire le tri.
Ce texte de Lise Payette résume bien la situation de nos différends palliés de gouvernement. Dites-vous seulement que ces histoires qui sortent dans nos médias ne sont fort probablement que la pointe de l'iceberg. Plus qu'un manque d'éthique, on peut affirmer, sans trop avoir la crainte de se tromper, que notre gouvernement est fort probablement corrompu ou, du moins, plusieurs de ses ministres et députés le sont.
Je souhaite toute foi mettre l'emphase sur les derniers paragraphes de ce texte de Mme Payette, paragraphes où la dame fait les éloges de la démocratie. Elle semble être de ceux et celles qui affirment que le fait de ne pas voter nous enlève le droit de chialer. N'est-ce pas là un beau comportement antidémocratique? On enlève le droit de parole à ceux qui ne désirent pas participer à votre cirque démocratique? N'est-ce pas là un bel exemple pratique d'un régime fasciste, Mme Payette? Vous ne désirez pas entendre les arguments de ceux qui ne désirent pas voter, Mme Payette? Vous savez, ce ne sont pas tous des gens insouciants qui n'ont rien à faire de ceux qui les gouvernent, il y a aussi ceux qui sont bien conscients des faits et gestes de notre gouvernement, ceux qui sont bien conscients des partis présents à Ottawa ou à Québec et qui ne veulent pas donner leurs appuis à un seul de ces partis pour la simple et bonne raison qu'aucun de ces partis ne correspondent à leurs idéaux. Le respect de nos idéaux, n'est-ce pas une bonne raison de ne pas voter, Mme Payette?
Quant à votre démocratie canadienne, elle fait bien pitié. Avec ses 58% de taux de participation aux dernières élections, il semble que ce sont les non représentés qui sont majoritaires! Et notre bon gouvernement a la prétention de pouvoir exporter son régime démocratique dans un autre pays comme l'Afghanistan alors que son propre régime a du plomb dans l'aile, en fait il est dans une impasse depuis environ cinq ans, son instabilité ridicule en est la preuve. Pour espérer avoir un gouvernement stable dans ce trop grand pays, il faudrait décentraliser le tout, il y a trop de pouvoir entre les mêmes mains et trop de culture dans un même pays.
Il est peut-être vrai qu'il y a encore de bons politiciens, mais ils se font très rares et on doit gratter très profondément pour les trouver, car on ne peut pas compter sur nos médias pour nous les présenter. Ils se font très rares les citoyens désirant gratter la crasse sale pour trouver la perle dans notre société de divertissements à tout prix. Dans ces conditions, quelles sont les chances de retrouver une perle dans notre chambre des communes?
La petite enfance n'est pas faite que de jeux et d'insouciance. Pour certains bouts de chou, elle est même synonyme de grandes inquiétudes. Une vaste étude internationale réalisée au Québec montre en effet qu'un enfant sur sept souffre de hauts niveaux de dépression et d'anxiété avant même de mettre le pied à la petite école, une fragilité qui va grandissant pour certains.
Publiée dans le dernier Journal of Child Psychology and Psychiatry, cette étude a permis de suivre étroitement 1759 petits Québécois de leur naissance jusqu'à cinq ans. Au final, pas moins de 15 % ont montré des niveaux atypiques de dépression et d'anxiété. Au quotidien, cela se traduit par un enfant «qui se sent triste la plupart du temps», qui est manifestement «tendu, anxieux», souvent même apeuré, et qui «a du mal à ressentir du plaisir avec les autres», explique son auteure principale, la Dre Sylvana Côté.
La dépression et l'anxiété figurent parmi les dix premières causes d'incapacité dans le monde. Ces maux ont été très bien documentés chez les enfants d'âge scolaire et les adolescents, mais pas du tout chez les tout-petits. Résultat: on en sait très peu sur le phénomène, convient la psychologue. «Plusieurs pensent même que ces problèmes n'existent pas pendant la petite enfance. Or, notre étude montre clairement que ces maux existent aussi chez les enfants d'âge préscolaire.»
Eh oui, les enfants en bas âge ont des émotions! Eh non! Ce n'est pas toujours de la joie! La plupart des gens ont tendance à croire qu'il est impossible pour un tout-petit d’éprouver des émotions liées à la dépression parce qu'ils n'ont pas à faire face aux problèmes des plus vieux et que, dans le fond, ils n'ont qu'a profiter de la vie, mais qu'en est-il si ces enfants ne peuvent pas profiter de la vie de manière stimulante? Nous savons que nous pouvons retirer la télévision et les jeux vidéo de la liste des activités stimulantes puisqu'elles n'ont rien de constructives, un enfant en bas âge doit commencer à apprendre à réaliser des choses afin de bâtir sa confiance avec ou sans l'aide de ses parents. Des choses toutes simples comme la construction à l'aide de blocs, le dessin d'une maison, apprendre à écrire son nom... la chose n'a nullement besoin d'être réalisée à la perfection puisque l'enfant n'est qu'en stade d'apprentissage, tout ce dont il a besoin c'est d'encouragements, de conseils et de félicitations.
Cette anxiété, qui sort de la normalité en raison de son extrême intensité, s'exprime en fait dès la première année de vie, poursuit la professeure au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal. «Il existe des indications montrant qu'un enfant est plus à risque, et le plus important est certainement son tempérament à l'âge de cinq mois.» Ce nourrisson se distingue des autres par son comportement «capricieux». «Il est difficile à consoler» et il peine à s'adapter aux situations changeantes qu'il redoute, explique la Dre Côté.
La dépression de la mère est aussi un élément prédictif décisif, ajoute la psychologue. «Notre étude est la première à montrer que le tempérament du jeune enfant et la dépression maternelle peuvent mener à une trajectoire élevée de problèmes de dépression et d'anxiété avant l'entrée à l'école.» D'où l'importance de soutenir non seulement l'enfant, mais aussi sa mère, recommande l'équipe internationale qui regroupe des chercheurs tant québécois que français, américains et irlandais.
La lecture de ces deux paragraphes me laisse perplexe... Est-ce que la dépression est, en quelque sorte, inscrite dans les gènes de l'enfant à la naissance ou dût au fait que la mère dépressive inculque son comportement à l'enfant après sa naissance? En d'autres mots, est-ce que la dépression est un sentiment inné ou acquis? L'article ne répond malheureusement pas à cette question. Je serais pourtant très curieux d'en connaître la réponse... et qu'en est-il de l'intelligence?
Trois articles très intéressants à propos de la batailles des plaines d'Abraham sont parus dernièrement dans le journal « Le Devoir ». De nouvelles idées y sont lancées et ces articles présentent un bon résumé des événements de 1759 pour les néophytes.
Le Tribunal constitutionnel se prononcera d'ici l'automne sur le nouveau statut d'autonomie de la région
Madrid -- Avis de cyclone politique en Catalogne et, par extension, sur toute l'Espagne et la stabilité du gouvernement Zapatero! La plupart des formations de cette riche et turbulente région du nord-est du pays sont sur le pied de guerre. Solennement, elles ont menacé le Tribunal constitutionnel, à Madrid: si par malheur, ont-elles averti, ses hauts magistrats devaient «amputer la Catalogne de ses droits sur sa langue, ses symboles ou son financement», la réaction unanime pourrait être «terrible».
«Un conflit institutionnel sans précédent avec l'Espagne», a auguré sèchement Joan Ridao, d'Esquerra Republicana (ERC), un parti indépendantiste appartenant à la coalition au pouvoir régional, à Barcelone. Et, hormis le Parti populaire de Catalogne, de tendance «espagnoliste», les autres formations lui ont emboîté le pas sur un même ton de défi chargé d'hostilité, tout en menaçant de «vastes mobilisations de rue», le cas échéant. Autant de vitupérations nationalistes destinées à exercer une pression maximale sur les juges du Tribunal constitutionnel qui, d'ici la fin de l'automne, doivent rendre un verdict sur le nouveau statut d'autonomie de la Catalogne, approuvé en 2006 par 88 % du Parlement autonome catalan, puis validé par un référendum régional.
Un recours
En juillet 2006, le grand parti conservateur national, le Parti populaire (le PP), avait déposé un recours auprès du tribunal constitutionnel (TC) concernant 114 des 223 articles du statut, considérant qu'il dépassait «les lignes rouges de la Constitution espagnole». C'est sur ce recours que les magistrats du TC doivent aujourd'hui statuer.
Pourquoi une telle bronca politique aujourd'hui, alors même que le tribunal n'a toujours pas rendu son verdict? Au travers d'indiscrétions distillées à la presse, la majorité conservatrice du tribunal a d'ores et déjà fait connaître ses réticences sur plusieurs articles de «l'estatut», le nouveau statut catalan. Le texte original risque donc d'être tronqué sur des aspects que les leaders catalans jugent non négociables. Le préambule de l'estatut parle de «nation catalane», concept incompatible, disent les populares, avec le fait qu'«il n'y a pas d'autre nation que la nation espagnole» ; secundo, la langue catalane (co-officielle avec le castillan) et le caractère obligatoire de son apprentissage, comme dans l'administration et à l'école. Or, pour le PP, cette norme viole par exemple le droit des parents à ce que leurs enfants soient scolarisés en espagnol; tertio, les pouvoirs conférés au Conseil de la magistrature catalan seraient identiques à son alter ego national; ensuite, l'estatut fixe des compétences exclusives pour la Catalogne, notamment en matière fiscale, ce que le PP juge «intolérable»; enfin, et peut-être surtout, le texte oblige l'État espagnol à réserver 17 % de ses investissements à la Catalogne, soit l'équivalent de ce que la région apporte au PIB national. Inacceptable pour le PP, aussi, car cela reviendrait à torpiller «le principe de solidarité» entre les 17 communautés autonomes du pays.
Le fond de ce bras de fer hispano-catalan n'a rien de nouveau, puisqu'il agitait déjà les débats lors de la seconde république, entre 1931 et 1936. En gros, il s'agit d'un débat de souveraineté.
Quel statut ?
Pour les uns, il appartient à la Catalogne de définir sa relation avec le reste de l'Espagne; pour les autres, le PP surtout, seul le Parlement national de Madrid est souverain et la Catalogne n'est qu'une communauté autonome comme une autre. Un dialogue de sourds. Ernest Benach, le président du Parlement catalan, est clair: «Le peuple de Catalogne a parlé par référendum: l'Estatut est notre constitution.» Felip Puig, du grand parti nationaliste CIU, ne dit pas autre chose: «Aucun tribunal espagnol n'est au-dessus du verdict populaire exprimé en Catalogne, par consultation et via ses députés.» Une dispute considérable est donc servie qui, éditorialisait hier El Pais, «va conditionner toute la saison politique». José Luis Zapatero est dans l'embarras. Le chef du gouvernement se retranche prudemment derrière «l'indépendance du pouvoir judiciaire», mais il sait que, si le TC modifie en profondeur l'estatut, il ne sortira pas indemne de ce séisme politique. Les socialistes catalans, au pouvoir régional et à qui il doit en bonne partie sa réélection en 2008, ont fait savoir qu'ils s'aligneraient sur un «front de refus inébranlable».
En un mot, l'estatut n'est pas négociable. Zapatero, qui aime cultiver l'ambiguïté, sera alors contraint de choisir son camp.
N'en déplaise aux fédéralistes, il semble que l'indépendance ne soit pas un débat dépassé puisque, dans notre société, « nous devons faire preuve d'ouverture sur le monde! » Comment pourrait-on s'ouvrir sur le monde si nous ne possédons pas d'identité? Pourquoi l'indépendance serait-elle synonyme de fermeture? La Catalogne semble être dans une situation similaire à la nôtre, les quatre points soulevés dans leur nouveau statut le démontrent bien. L'estatut parle de « nation catalane », chose qui leur est refusée, les conservateurs ont affirmé qu'il y avait une nation québécoise, mais n'a pas adopté de résolution conséquente, un des gouvernements est seulement moins hypocrite que l'autre.
Le caractère obligatoire pour l'apprentissage de leur langue nationale est un autre point commun et les détracteurs amènent les mêmes arguments individualistes issus de la charte des droits et libertés soulevés par nos amis anglophones du Québec.
Les deux autres points de l'article sont peu soulevés au Québec, car le Parti Québécois semble, soit incapable des communiqués à la population, ou ne désire pas le faire parce que ce parti n'est pas aussi indépendantiste qu'il veut bien le faire croire. « Les pouvoirs conférés au Conseil de la magistrature catalan seraient identiques à son alter ego national; ensuite, l'estatut fixe des compétences exclusives pour la Catalogne, notamment en matière fiscale, ce que le PP juge «intolérable»; enfin, et peut-être surtout, le texte oblige l'État espagnol à réserver 17 % de ses investissements à la Catalogne, soit l'équivalent de ce que la région apporte au PIB national. Inacceptable pour le PP, aussi, car cela reviendrait à torpiller «le principe de solidarité» entre les 17 communautés autonomes du pays. » Imaginé une minute une nouvelle constitution où le Québec ferait ce type de demande (tout à-fait raisonnable pour une nation distincte), est-ce que les Québécois appuieraient ces résolutions? Que la réponse soit affirmative ou négative, nous aurions enfin un vrai débat politique à nous mettre sous la dent, de quoi faire sortir le peuple de son apathie politique.
Dans une société individualiste, le statu quo national est beaucoup plus «tolérable», c’est pourquoi la majorité de la population évite d’embarquer dans ce genre de débat…
Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :