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Henri Julien - La Chasse-galerie

06 Janvier 2009
aucun commentaire
Henri Julien
(Québec, 1852 - Montréal, 1908)

La Chasse-galerie
1906
Huile sur toile
53,5x66,5cm

Cliquer sur l'image pour un agrandissement.



Peinture inspirée de la légende de la chasse-galerie, dont on peut voir ici les douze personnages en pleine action, chacun d'eux vivant ce moment à sa façon, l'un la bouteille à la main et le goulot en pleine bouche, l'autre effrayé bien conscient de sa situation précaire et enfin, un autre trop saoul pour être conscient de quoi que se soit. On peut discerner le démon, une vapeur grise se dissimulant dans les nuages de la nuit, à l'avant du canot, l'agrippant et l'attirant sournoisement vers les enfers.

Il existe plusieurs versions de La Chasse-galerie. Voici celle d'Honoré Beaugrand.

Chapitre I
Pour lors, je vas vous raconter une rôdeuse d’histoire, dans le fin fil ; mais s’il y a parmi vous autres des lurons qui auraient envie de courir la chasse-galerie ou le loup-garou, je vous avertis qu’ils font mieux d’aller voir dehors si les chats-huants font le sabbat, car je vais commencer mon histoire en faisant un grand signe de croix pour chasser le diable et ses diablotins. J’en ai eu assez de ces maudits-là, dans mon jeune temps.

Pas un homme ne fit mine de sortir : au contraire, tous se rapprochèrent de la cambuse où le cook achevait son préambule et se préparait à raconter une histoire de circonstance.

On était à la veille du jour de l’an 1858, en pleine forêt vierge, dans les chantiers des Ross, en haut de la Gatineau. La saison avait été dure et la neige atteignait déjà la hauteur du toit de la cabane.

Le bourgeois avait, selon la coutume, ordonné la distribution du contenu d’un petit baril de rhum parmi les hommes du chantier, et le cuisinier avait terminé de bonne heure les préparatifs du fricot de patte et des glissantes pour le repas du lendemain. La mélasse mijotait dans le grand chaudron pour la partie de tire qui devait terminer la soirée.

Chacun avait bourré sa pipe de bon tabac canadien, et un nuage épais obscurcissait l’intérieur de la cabane, où un feu pétillant de pin résineux jetait, cependant, par intervalles, des lueurs rougeâtres qui tremblotaient en éclairant, par des effets merveilleux de clair-obscur, les mâles figures de ces rudes travailleurs des grands bois.

Joe le cook était un petit homme assez mal fait, que l’on appelait généralement le bossu, sans qu’il s’en formalisât, et qui faisait chantier depuis au moins 40 ans. Il en avait vu de toutes les couleurs dans son existence bigarrée, et il suffisait de lui faire prendre un petit coup de jamaïque pour lui délier la langue et lui faire raconter ses exploits.

Chapitre II
Je vous disais donc, continua-t-il, que si j’ai été un peu tough dans ma jeunesse, je n’entends plus risée sur les choses de la religion. J’vas à confesse régulièrement tous les ans, et ce que je veux vous raconter là se passait aux jours de ma jeunesse, quand je ne craignais ni Dieu ni diable. C’était un soir comme celui-ci, la veille du jour de l’an, il y a de cela 34 ou 35 ans. Réunis avec tous mes camarades autour de la cambuse, nous prenions un petit coup ; mais si les petits ruisseaux font les grandes rivières, les petits verres finissent par vider les grosses cruches, et dans ces temps-là, on buvait plus sec et plus souvent qu’aujourd’hui, et il n’était pas rare de voir finir les fêtes par des coups de poings et des tirages de tignasse. La jamaïque était bonne, – pas meilleure que ce soir, – mais elle était bougrement bonne, je vous le persouête ! J’en avais bien lampé une douzaine de petits gobelets, pour ma part, et sur les onze heures, je vous l’avoue franchement, la tête me tournait et je me laissai tomber sur ma robe de carriole pour faire un petit somme en attendant l’heure de sauter à pieds joints, par-dessus la tête d’un quart de lard, de la vieille année dans la nouvelle, comme nous allons le faire ce soir sur l’heure de minuit, avant d’aller chanter la guignolée et souhaiter la bonne année aux hommes du chantier voisin.

Je dormais donc depuis assez longtemps, lorsque je me sentis secouer rudement par le boss des piqueurs, Baptiste Durand, qui me dit :

– Joe, minuit vient de sonner, et tu es en retard pour le saut du quart. Les camarades sont partis pour faire leur tournée, et moi je m’en vais à Lavaltrie voir ma blonde. Veux-tu venir avec moi ?

A Lavaltrie ! lui répondis-je, es-tu fou ? Nous en sommes à plus de cent lieues et d’ailleurs aurais-tu deux mois pour faire le voyage, qu’il n’y a pas de chemin de sortie dans la neige. Et puis, le travail du lendemain du jour de l’an ?

– Animal ! répondit mon homme, il ne s’agit pas de cela. Nous ferons le voyage en canot d’écorce, à l’aviron, et demain matin, à six heures, nous serons de retour au chantier.

Je comprenais.

Mon homme me proposait de courir la chasse-galerie et de risquer mon salut éternel pour le plaisir d’aller embrasser ma blonde au village. C’était raide ! Il était bien vrai que j’étais un peu ivrogne et débauché et que la religion ne me fatiguait pas à cette époque, mais risquer de vendre mon âme au diable, ça me surpassait.

– Cré poule mouillée ! continua Baptiste, tu sais bien qu’il n’y a pas de danger. Il s’agit d’aller à Lavaltrie et de revenir dans six heures. Tu sais bien qu’avec la chasse-galerie, on fait au moins cinquante lieues à l’heure quand on sait manier l’aviron comme nous. Il s’agit tout simplement de ne pas prononcer le nom du bon Dieu pendant le trajet, et de ne pas s’accrocher aux croix des clochers en voyageant. C’est facile à faire et pour éviter tout danger, il faut penser à ce qu’on dit, avoir l’œil où l’on va et ne pas prendre de boisson en route. J’ai fait le voyage cinq fois et tu vois bien qu’il ne m’est jamais arrivé malheur. Allons, mon vieux, prends ton courage à deux mains et si le cœur t’en dit, dans deux heures de temps, nous serons à Lavaltrie. Pense à la petite Liza Guimbette, et au plaisir de l’embrasser. Nous sommes déjà sept pour faire le voyage, mais il faut être deux, quatre, six ou huit, et tu seras le huitième.

– Oui ! tout cela est très bien, mais il faut faire un serment au diable, et c’est un animal qui n’entend pas à rire lorsqu’on s’engage à lui.

Une simple formalité, mon Joe. Il s’agit simplement de ne pas se griser et de faire attention à sa langue et à son aviron. Un homme n’est pas un enfant, que diable ! Viens ! Viens ! Nos camarades nous attendent dehors, et le grand canot de la drave est tout prêt pour le voyage.
Je me laissai entraîner hors de la cabane où je vis en effet six de nos hommes qui nous attendaient, l’aviron à la main. Le grand canot était sur la neige dans une clairière et avant d’avoir eu le temps de réfléchir, j’étais déjà assis dans le devant, l’aviron pendant sur le plat-bord, attendant le signal du départ. J’avoue que j’étais un peu troublé, mais Baptiste, qui passait dans le chantier, pour n’être pas allé à confesse depuis sept ans, ne me laissa pas le temps de me débrouiller. Il était à l’arrière, debout, et d’une voix vibrante il nous dit :

– Répétez avec moi !

Et nous répétâmes :

Satan, roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes, si d’ici à six heures, nous prononçons le nom de ton maître et le nôtre, le bon Dieu, et si nous touchons une croix dans le voyage. À cette condition, tu nous transporteras, à travers les airs, au lieu où nous voulons aller, et tu nous ramèneras de même au chantier !

Chapitre III
Acabris ! Acabras ! Acabram !

Fais-nous voyager par-dessus les montagnes !


À peine avions-nous prononcé les dernières paroles que nous sentîmes le canot s’élever dans l’air à une hauteur de cinq ou six cents pieds. Il me semblait que j’étais léger comme une plume et, au commandement de Baptiste, nous commençâmes à nager comme des possédés que nous étions. Aux premiers coups d’aviron le canot s’élança dans l’air comme une flèche, et c’est là le cas de dire, le diable nous emportait. Ça nous en coupait le respire, et le poil en frisait sur nos bonnets de carcajou.

Nous filions plus vite que le vent. Pendant un quart d’heure, environ, nous naviguâmes au-dessus de la forêt sans apercevoir autre chose que les bouquets des grands pins noirs. Il faisait une nuit superbe et la lune, dans son plein, illuminait le firmament comme un beau soleil du midi. Il faisait un froid du tonnerre et nos moustaches étaient couvertes de givre mais nous étions tous en nage. Ça se comprend aisément puisque c’était le diable qui nous menait et je vous assure que ce n’était pas sur le train de la Blanche'. Nous découvrîmes bientôt une éclaircie, c’était la Gatineau dont la surface glacée et polie étincelait au-dessous de nous comme un immense miroir. Puis, p’tit à p’tit nous aperçûmes des lumières dans les maisons d’habitants ; puis des clochers d’église qui reluisaient comme des baïonnettes de soldats, quand ils font l’exercice sur le Champ-de-Mars de Montréal. On passait ces clochers aussi vite que les poteaux de télégraphe, quand on voyage en chemin de fer. Et nous filions toujours comme tous les diables, sautant par-dessus les villages, les forêts, les rivières, et laissant derrière nous comme un traînée d’étincelles. C’est Baptiste, le possédé, qui gouvernait, car il connaissait la route et nous arrivâmes bientôt à la rivière des Outaouais qui nous servit de guide pour descendre jusqu’au lac des Deux-Montagnes.

– Attendez un peu ! cria Baptiste. Nous allons raser Montréal, et nous allons effrayer les coureux qui sont encore dehors à c’te heure-cite. Toi, Joe ! là, en avant, éclaircis-toi le gosier et chante-nous une chanson sur l’aviron.

En effet, nous apercevions déjà les mille lumières de la grande ville, et Baptiste, d’un coup d’aviron, nous fit descendre à peu près au niveau des tours de Notre-Dame. J’enlevai ma chique pour ne pas l’avaler, et j’entonnai à tue-tête cette chanson de circonstance, que tous les canotiers répétèrent en chœur :

Mon père n’avait fille que moi,
Canot d’écorce qui va voler,
Et dessus la mer il m’envoie :
Canot d’écorce qui vole, qui vole,
Canot d’écorce qui va voler !

Et dessus la mer il m’envoie,
Canot d’écorce qui va voler,
Le marinier qui nous menait :
Canot d’écorce qui vole, qui vole.
Canot d’écorce qui va voler !

Le marinier qui me menait,
Canot d’écorce qui va voler,
Me dit, ma belle, embrassez-moi :
Canot d’écorce qui vole, qui vole,
Canot d’écorce qui va voler !

Me dit, ma belle, embrassez-moi,
Canot d’écorce qui va voler,
Non,non, Monsieur, je ne saurais :
Canot d’écorce qui vole, qui vole,
Canot d’écorce qui va voler !

Non, non, Monsieur, je ne saurais,
Canot d’écorce qui va voler,
Car si mon papa le savait :
Canot d’écorce qui vole, qui vole,
Canot d’écorce qui va voler !

Car si mon papa le savait,
Canot d’écorce qui va voler...
Ah ! c’est bien sûr qu’il me battrait :
Canot d’écorce qui vole, qui vole,
Canot d’écorce qui va voler !

Chapitre IV
Bien qu’il fût près de deux heures du matin, nous vîmes des groupes s’arrêter dans les rues pour nous regarder passer, mais nous filions si vite qu’en un clin d’œil nous avions laissé loin derrière nous Montréal et ses faubourgs, et alors je commençai à compter les clochers : ceux de la Longue-Pointe, de la Pointe-aux-Trembles, de Repentigny, de Saint-Sulpice, et enfin les deux flèches argentées de Lavaltrie, qui dominaient le vert sommet des grands pins du domaine.

– Attention, vous autres ! nous cria Baptiste. Nous allons atterrir à l’entrée du bois, dans le champ de mon parrain, Jean-Jean Gabriel, et nous nous rendrons ensuite à pied pour aller surprendre nos connaissances dans quelque fricot ou quelque danse du voisinage.

Qui fut dit fut fait, et cinq minutes plus tard, notre canot reposait dans un banc de neige, à l’entrée du bois de Jean-Jean Gabriel ; et nous partîmes tous les huit à la file pour nous rendre au village. Ce n’était pas une mince besogne, car il y avait pas de chemin battu, et nous avions de la neige jusqu’au califourchon. Baptiste qui était plus effronté que les autres s'en alla frapper à la porte de la maison de son parrain où l’on apercevait encore de la lumière ; mais il n’y trouva qu’une fille engagère qui lui annonça que les vieilles gens étaient à un snaque chez le père Robillard, mais que les farauds et les filles de la paroisse étaient presque tous rendus chez Batissette Augé, à la Petite-Misère, en bas de Contrecœur, de l’autre côté du fleuve, où il y avait un rigodon du jour de l’an.

– Allons au rigodon chez Batissette Augé ! nous dit Baptiste, on est certain d’y rencontrer nos blondes.

– Allons chez Batissette !

Et nous retournâmes au canot, tout en nous mettant naturellement en garde sur le danger qu’il y avait de prononcer certaines paroles, et de boire un coup de trop, car il fallait reprendre la route des chantiers et y arriver avant six heures du matin, sans quoi nous étions flambés comme des carcajous, et le diable nous emportait au fin fond des enfers.

Acabris ! Acabras ! Acabram !

Fais-nous voyager par-dessus les montagnes !


cria de nouveau Baptiste. Et nous voilà embarqués tous ensemble pour la Petite-Misère, en naviguant en l’air comme des renégats que nous étions tous. En deux tours d’aviron, nous avions traversé le fleuve et nous étions rendus chez Batissette Augé dont la maison était tout illuminée. On entendait vaguement, au dehors les sons du violon et les éclats de rire des danseurs, dont on voyait les ombres se trémousser à travers les vitres couvertes de givre. Nous cachâmes notre canot derrière les tas de bourdillons qui bordaient la rive, car la glace avait refoulé cette année-là.

– Maintenant, nous répéta Baptiste, pas de bêtises, les amis, et attention à vos paroles ! Dansons comme des perdus, mais pas un seul verre de Molson, ni de jamaïque, vous m’entendez ! Et au premier signe suivez-moi tous, car il faudra repartir sans attirer l’attention. Et nous allâmes frapper à la porte.

Chapitre V
Le père Batissette vint ouvrir lui-même et nous fûmes reçus à bras ouverts par les invités que nous connaissions presque tous.

On nous assaillit d’abord de questions :

– D’où venez-vous ?
– Je vous croyais dans les chantiers !
– Vous arrivez bien tard !
– Venez boire une larme !
Ce fut encore Baptiste qui nous tira d’affaire en prenant la parole :

– D’abord, laissez-nous nous décapoter et puis ensuite laissez-nous danser. Nous sommes venus exprès pour ça. Demain matin, je répondrai à toutes vos questions, et nous vous raconterons tout ce que vous voudrez.

Pour moi, j’avais déjà reluqué Liza Guimbette qui était faraudée par le p’tit Boisjoli de Lanoraie.

Je m’approchai d’elle pour la saluer et pour lui demander l’avantage de la prochaine, qui était un reel à quatre. Elle accepta avec un sourire qui me fit oublier que j’avais risqué le salut de mon âme pour avoir le plaisir de me trémousser et de battre les ailes de pigeon en sa compagnie. Pendant deux heures de temps, une danse n’attendait pas l’autre et ce n’est pas pour me vanter si je vous dis que, dans ce temps-là, il n’y avait pas mon pareil à dix lieues à la ronde pour la gigue simple ou la voleuse. Mes camarades, de leur côté, s’amusaient comme des lurons, et tout ce que je puis vous dire, c’est que les garçons d’habitants étaient fatigués de nous autres, lorsque quatre heures sonnèrent à la pendule.

J’avais cru voir Baptiste Durand s’approcher du buffet où les hommes prenaient des nippes de whisky blanc, de temps en temps, mais j’étais tellement occupé avec ma partenaire que je n’y portai pas beaucoup d’attention. Mais maintenant que l’heure de remonter en canot était arrivée, je vis clairement que Baptiste avait pris un coup de trop et je fus obligé d’aller le tirer par le bras pour le faire sortir avec moi, en faisant signe aux autres de se préparer à nous suivre sans attirer l’attention des danseurs. Nous sortîmes les uns après les autres sans faire semblant de rien et cinq minutes plus tard, nous étions rembarqués en canot, après avoir quitté le bal comme des sauvages, sans dire bonjour à personne ; pas même à Liza, que j’avais invitée pour danser un foin. J’ai toujours pensé que c’était cela qui l’avait décidée à me trigauder et à épouser le petit Boisjoli sans même m’inviter à ses noces, la bougresse. Mais pour revenir à notre canot, je vous avoue que nous étions rudement embêtés de voir que Baptiste Durand avait bu un coup, car c’était lui qui nous gouvernait et nous n’avions juste que le temps de revenir au chantier pour six heures du matin avant le réveil des hommes qui ne travaillaient pas le jour du jour de l’an. La lune était disparue et il ne faisait plus aussi clair qu’auparavant, et ce n’est pas sans crainte que je pris ma position à l’avant du canot, bien décidé à avoir l’œil sur la route que nous allions suivre. Avant de nous enlever dans les airs, je me retournai et je dis à Baptiste :

– Attention, là, mon vieux ! Pique tout droit sur la montagne de Montréal, aussitôt que tu pourras l’apercevoir.

– Je connais mon affaire, répondit Baptiste, et mêle-toi des tiennes !

Et avant que j’aie eu le temps de répliquer :

Acabris ! Acabras ! Acabram !

Fais-nous voyager par-dessus les montagnes !


Chapitre VI
Et nous voilà repartis à toute vitesse. Mais il devint aussitôt évident que notre pilote n’avait plus la main aussi sûre, car le canot décrivait des zigzags inquiétants. Nous ne passâmes guère à plus de cent pieds du clocher de Contrecœur et au lieu de nous diriger vers l’ouest, vers Montréal, Baptiste nous fit prendre des bordées vers la rivière Richelieu. Quelques instants plus tard, nous passâmes par dessus la montagne de Belœil et il ne s’en manqua pas de dix pieds que l’avant du canot n’allât se briser sur la grande croix de tempérance que l’évêque de Nancy avait plantée là.
– A droite, Baptiste ! à droite ! mon vieux, car tu vas nous envoyer chez le diable, si tu ne gouvernes pas mieux que ça !

Et Baptiste fit instinctivement tourner le canot vers la droite en mettant le cap sur la montagne de Montréal que nous apercevions déjà dans le lointain. J’avoue que la peur commençait à me tortiller car si Baptiste continuait à nous conduire de travers, nous étions flambés comme des gorets qu’on grille après la boucherie. Je vous assure que la dégringolade ne se fit pas attendre, car au moment où nous passions au-dessus de Montréal, Baptiste nous fit prendre une sheer et dans le temps de m'y préparer, le canot s’enfonça dans un banc de neige, dans une éclaircie, sur le flanc de la montagne. Heureusement que c’était de la neige molle, que personne n’attrapa de mal et le canot ne fut pas brisé. Mais à peine étions-nous sortis de neige, que voilà Baptiste qui commence à sacrer comme un possédé et qui déclare qu’avant de repartir pour la Gatineau, il veut descendre en ville prendre un verre. J’essayai de raisonner avec lui, mais allez donc faire entendre raison à un ivrogne qui veut se mouiller la luette ! Alors, rendus à bout de patience, et plutôt que de laisser nos âmes au diable qui se léchait déjà les babines en nous voyant dans l’embarras, je dis un mot à tous mes autres compagnons qui avaient aussi peur que moi, et nous nous jetons tous sur Baptiste, que nous terrassons, sans lui faire mal, et que nous plaçons ensuite au fond du canot, – après l’avoir ligoté comme un bout de saucisse, et lui avoir mis un bâillon pour l’empêcher de prononcer des paroles dangereuses, lorsque nous serions en l’air. ET :

Acabris ! Acabras ! Acabram !

nous voilà repartis sur un train de tous les diables, car nous n’avions plus qu’une heure pour nous rendre au chantier de la Gatineau. C’est moi qui gouvernais, cette fois-là, et je vous assure que j’avais l’œil ouvert et le bras solide. Nous remontâmes la rivière Outaouais comme une poussière jusqu’à la Pointe-à-Gatineau et de là nous piquâmes au nord vers le chantier. Nous n’en étions plus rien qu’à quelques lieues, quand voilà-t-il pas cet animal de Baptiste qui se détortille de la corde avec laquelle nous l’avions ficelé, qui s’arrache son bâillon et qui se lève tout droit, dans le canot, en lâchant un sacre qui me fit frémir jusque dans la pointe des cheveux ! Impossible de lutter contre lui dans le canot, sans courir le risque de tomber d’une hauteur de trois cents pieds , et l’animal gesticulait comme un perdu en nous menaçant tous de son aviron qu’il avait saisi et qu’il faisait tournoyer sur nos têtes en faisant le moulinet comme un Irlandais avec son shilelagh. La position était terrible, comme vous le comprenez bien. Heureusement que nous arrivions. Mais j’étais tellement excité, que par une fausse manœuvre que je fis pour éviter l’aviron de Baptiste, le canot heurta la tête d’un gros pin, et que nous voilà tous précipités en bas, dégringolant de branche en branche comme des perdrix que l’on tue dans les épinettes. Je ne sais pas combien je mis de temps à descendre, car je perdis connaissance avant d’arriver, et mon dernier souvenir était comme celui d’un homme rêvant qu’il tombe dans un puits qui n’a pas de fond.

Chapitre VII
Vers les huit heures du matin, je m’éveillai au fond de mon lit, dans la cabane, où nous avaient transportés les bûcherons qui nous avaient trouvés sans connaissance, enfoncés jusqu’au cou, dans un banc de neige du voisinage. Heureusement que personne ne s’était cassé les reins mais je n’ai pas besoin de vous dire que j’avais les côtes sur le long comme un homme qui aurait couché sur les ravalements durant toute une semaine, sans parler d’un black-eye et de deux ou trois déchirures sur les mains et dans la figure. Enfin le principal, c’est que le diable ne nous avait pas tous emportés et je n’ai pas besoin de vous dire que je ne m’empressai pas de démentir ceux qui prétendirent qu'ils m'avaient trouvé, avec Baptiste et les six autres, tous saouls comme des grives, et en train de cuver notre jamaïque dans un banc de neige des environs. C’est déjà pas si beau d’avoir presque vendu son âme au diable, sans s’en vanter parmi les camarades ; et ce n’est que bien des années plus tard que je racontai l’histoire telle qu’elle m’était arrivée.

Tout ce que je puis vous dire, mes amis, c’est que ce n’est pas si drôle qu’on le pense que d’aller voir sa blonde en canot d’écorce, en plein cœur d’hiver, en courant la chasse-galerie ; surtout si vous avez un maudit ivrogne qui se mêle de gouverner. Si vous m’en croyez, vous attendrez à l’été prochain pour aller embrasser vos petits cœurs, sans courir le risque de voyager au profit du diable.

Et Joe, le cook, plongea sa micaouane dans la mélasse bouillonnante aux reflets dorés, et déclara que la tire était cuite à point, et qu’il n’y avait plus qu’à l’étirer.

Êtes-vous Misanthrope?

02 Janvier 2009
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Connaissez-vous la misanthropie? Vous savez cet état d’esprit qui fait en sorte que nous haïssons nos semblables, les humains. L’expression est populaire chez les amateurs de Black Metal et chez de nombreux groupes de ce genre de musique qualifiant leur musique de Black Metal misanthropique. Il semble que ce soit devenu une expression populaire dans le milieu, une sorte de façon de se démarquer de la masse. « Je ne fais pas partie de la masse, je hais la masse. » Les raisons évoquées pour cette haine sont habituellement très simples, l’humain est tout simplement un être mauvais, incapable de cohabiter en harmonie avec ses semblables et destructeurs de la planète sur laquelle il vit et s’accomplit.

Bien sûr, il est très facile de détester des gens qui nous entourent, prenons par exemple le conflit qui existe entre les personnes de droite et de gauche. Il est tellement facile aujourd’hui de classifier les personnes qui nous entourent dans ces deux types de modes de penser, on s’attaque, on s’entredéchire continuellement. Je dois dire que je trouve ce conflit puéril et sans intérêt, lorsqu’un problème se pose on ne doit pas se demander ce que ferait une personne de droite ou de gauche, on doit simplement régler le problème le plus efficacement possible de manière pragmatique. La droite comporte de bons éléments, la gauche comporte de bons éléments, combinons ces éléments et allons vers l’avant.

L’être humain est très souvent porté à avoir cette vision dualiste de la vie, le mal/le bien, la droite/la gauche, croyant/athée, c’est plus facile de se classer dans l’une de ces catégories et d’attaquer aveuglément celle qui lui est opposée. La vie est pourtant si complexe, il est impossible de classer les choses qui nous entourent dans deux catégories, on en vient à avoir une vision dogmatique et on rejette tout ce qui est opposé à notre système de croyances. Il n’y a pas de chemin parfait tout tracé à l’avance, ni de manière d’agir parfaite, c’est pour cela que nous devons être en constante réflexion et remise en question, afin de mieux faire face à la réalité qui nous entoure.

Personnellement, le sentiment de haine m’inspire peu, il entraîne souvent la frustration et devient contre-productif, car nous consacrons alors nos énergies à rabaisser et dénigrer l’objet de notre haine. Quelles sont les conséquences de ces agissements? La majorité du temps, il n’y en a aucune. La haine amène la stagnation, car elle nous aveugle et ne nous permet pas d’entrer dans un véritable état de création où l’on se doit d’être en paix avec soi-même. Nous agissons parfois comme si le seul fait de haïr était un acte libérateur, mais il n’en est rien, la haine devient vite une dépendance et une prison nous empêchant de passer à autre chose.

Ceci est encore plus véridique lorsque cette haine vise nos semblables. « Pourquoi devrais-je m’efforcer de faire quelque chose de bien pour cette humanité que je déteste? » La réponse à cette question est fort simple. Une personne misanthrope est généralement et rapidement encline à dénoncer les comportements de ces semblables, les trouvant idiots ou stupides, sans toute foi faire quoi que se soit pour améliorer la situation. Bien qu’il soit saint de reconnaître les problèmes des individus nous entourant, en ne posant aucun geste pour améliorer le comportement de nos semblables, nous devenons aussi parasitaires et faibles que n’importe quel autre humain habitant cette planète. En agissant de la sorte, nous faisons alors partie du problème et non de la solution, si tout le monde agissait de cette manière, il serait alors évident que l’humanité ne mériterait pas de fouler le sol de cette planète. En ce sens, la misanthropie doit être surpassée, la première étape étant de reconnaître que nous vivons dans une société où les problèmes sont nombreux, la deuxième étape étant de trouver des réponses à ces problèmes et enfin de faire notre possible pour les appliquer.

J’aime être en compagnie d’humains, je réussis toujours à leur trouver une qualité quelconque. C’est sur ces qualités qu’il faut bâtir pour agir positivement. L’être humain est plein de défauts, mais il est aussi capable de réflexion et de changement, il peut s’adapter et être fort. Il suffit de lui donner une raison de le faire et parfois de lui montrer la voie, en toute fraternité.

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17 Décembre 2008
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Consommation : Des jouets contaminés au plomb

14 Décembre 2008
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NATIONAL (RC) - Le ministère de la Santé du Canada rappelle encore une fois des milliers de jouets qui sont dangereux parce que leur peinture contient trop de plomb.
Il y a un mois, Santé Canada avait rappelé plus de 2,5 millions de figurines d'agents de la GRC pour les mêmes raisons.


Encore des rappelles pour des jouets contaminés au plomb. Comment se fait-il que ces produits ne sont pas testés avant d’être placés sur les tablettes? Une fois mis en vente il est déjà trop tard puisque des consommateurs se retrouvent en possession d’un produit dangereux pour la santé. Nous sommes donc en droit de nous demander s’il n’y a pas d’autres produits disponibles en magasin qui sont dangereux pour la santé de nos enfants.

Le nouveau rappel publié ce mois-ci vise notamment 7000 fusils jouets de la compagnie Handee Products de Montréal.
Les fusils jouets de marque Action Team sont fabriqués en Chine. Ils ont été vendus un peu partout au Canada dans les magasins Everything for a Dollar et d'autres magasins de rabais du pays.
Santé Canada rappelle aussi plus de 35 000 bracelets porte-bonheur Kool Charmz Pop Charmz assortis de breloques qui contiennent du plomb en concentration supérieure à la limite permise.
Ces bracelets porte-bonheur sont fabriqués en Chine et ont été vendus au Canada dans des boutiques à un dollar d'octobre 2007 à novembre 2008 (liste complète de rappels de Santé Canada).


C’est pathétique, un porte-bonheur contaminé au plomb. Voilà ce qui arrive lorsqu’une compagnie installée à l’étranger veut faire le plus de profit possible en vendant des gugusses inutiles, on passe outre des règles d’éthiques de bases! Encore une fois ces petits jouets inutiles ont été vendus pendant un peu plus d’un an avant d’être retirés du marché.

Le plomb contenu dans la peinture qui recouvre ces jouets peut freiner le développement intellectuel des très jeunes enfants.


Les êtres humains, en être intelligent que nous sommes, manipulent des substances dont nous ne connaissons pas encore toute la portée et c’est comme ça depuis bien longtemps. Ludwig Van Beethoven a d’ailleurs souffert d’une forte contamination au plomb durant une grande partie de sa vie, car les méfaits de cette substance étaient inconnus à cette époque. Malgré toute la technologie que nous possédons aujourd’hui, il semble que nous sommes toujours victimes de notre ignorance ou insouciance. Il nous faut donc agir en consommateurs responsables, puisque la classe dirigeante ne l’est pas. Évitons d'acheter des produits inutiles qui, à longs thermes, ne deviendront que des déchets de plus dans notre environnement et achetons des produits locaux qui sont généralement de meilleures qualités que bien des produits importés.

Le Canada ne répond pas aux critères de l'UNICEF sur le soutien à l'éducation

10 Décembre 2008
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TORONTO - Le Canada traîne sérieusement de la patte dans un rapport de l'UNICEF sur l'enseignement à la petite enfance. Il ne satisfait qu'à une seule des dix normes suggérées visant à assurer que les enfants prennent le meilleur départ possible dans la vie, grâce à des programmes d'éducation et de soutien.

Sur l'échelle des pays les plus riches, il se classe au dernier échelon, ex-aequo avec l'Irlande, conclut une analyse rendue publique mercredi par l'UNICEF.

Nous investissons excessivement dans les mesures correctrices plus tard, quand les enfants atteignent l'adolescence, mais nous n'investissons pas assez dans les années de la petite enfance, quand il est alors réellement possible d'influencer leur comportement, leur apprentissage, pour le reste de leur vie, soutient Nigel Fisher, président et chef de la direction d'UNICEF Canada.

Ces standards, que l'UNICEF qualifie de pratiques et réalistes, comprennent notamment la mise en place d'un congé parental d'un an assorti de prestations équivalant à au moins 50 pour cent du salaire, et l'utilisation d'un pour cent du produit intérieur brut national pour le financement des services à l'enfance.



Le plus beau pays du monde semble avoir des croutes à manger avant de pouvoir mériter ce titre! L'éducation d'un enfant doit commencer aussi tôt que celui-ci est en mesure de communiquer avec ses parents et, pour ce faire, ils se doivent d'être disponibles. Pour cette raison les congés parentaux sont d'une nécessité absolue. Le problème majeur ici c'est qu'un congé d'un an n'est malheureusement pas suffisant, puisque l'enfant continue son apprentissage bien au-delà de cette âge. La solution idéale serait qu'un des parents soit disponible pour l'éducation de l'enfant jusqu'à l'âge de 5 ans, mais dans notre société qui se le permet? On envoie donc l'enfant chez la gardienne, qui est souvent une inconnue, à 8h le matin pour les reprendrent le soir vers 5h, souper, lavage, devoirs, dodo. Alors? Avez vous passez du temps de qualité avec vos enfants aujourd'hui?

Des 24 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Suède est le seul pays à satisfaire aux 10 mesures standards suggérées, et l'Islande en respecte neuf. La Slovénie, qui a obtenu une note de six sur dix, était le seul pays non membre de l'OCDE à être évalué.

Au bas de l'échelle, le Canada et l'Irlande ne remplissent tous deux qu'un critère: la moitié du personnel des services éducatifs à la petite enfance doit avoir un diplôme d'études supérieures adéquat. Les Etats-Unis satisfont à trois des critères de l'UNICEF.

Pour Martha Friendly, qui dirige le Childcare Resource and Research Unit, la piètre performance canadienne n'a rien de surprenant. Au Canada, plus qu'ailleurs, on laisse la responsabilité des soins à la première enfance aux familles, tant au niveau national que dans plusieurs provinces.

Selon Mme Friendly, le gouvernement fédéral doit montrer clairement qu'il considère cet enjeu important en l'incluant dans son budget, le mois prochain.


« On laisse la responsabilité des soins à la première enfance aux familles. » Ces mêmes familles qui peinent à trouver du temps pour leurs enfants. Si l'État et les parents ne peuvent s'occuper de l'éducation d'un enfant, qui aura le temps de le faire? La gardienne qui a à sa charge une dizaine d'enfants? La télévision et les jeux vidéos pourront peut-être s'en charger et vous aurez alors une jeunesse complètement déconnectée de la réalité. Il est toute fois hors de question que ce soit l'État qui prenne en charge l'éducation des enfants. Tout simplement parce que c'est une tâche impossible à accomplir sans en arrivé à des conséquences néfastes, dont en arrivé à des enfants éduqués suivant un «moule» bien établi.

Le rapport de l'UNICEF fait valoir que plusieurs pays de l'OCDE devraient augmenter de près du double leur niveau actuel de dépenses pour les services de soutien à la petite enfance pour pouvoir se conformer aux normes minimales acceptables. Le Canada, par exemple, consacre à peu près 0,2 pour cent de son PIB au soutien à l'enfance, selon M. Fisher.

Le rapport note que la plupart des enfants des pays développés passent leurs toutes premières années dans une forme ou une autre de service assuré hors du foyer. Selon le rapport, on assiste en fait à une "révolution" dans la façon dont la majorité des jeunes enfants sont élevés dans les pays industrialisés.

Dans la mesure où ce changement n'est pas planifié ni supervisé, on pourrait aussi dire que c'est un pari à haut risque sur les enfants d'aujourd'hui et le monde de demain, conclut le rapport d'UNICEF.


Ce rapport soulève de très bonnes questions quant à l'éducation de nos enfants. Des enfants qui sont sursocialisés et qui ne sont pas assez individualisés se qui ne permet pas de se connaître soit même en tant qu'individu, l'enfant préfère alors s'identifier à un groupe pour mieux en faire parti alors qu'il serait primordial qu'il se batisse une identité propre avant toute chose. Il ne peut donc aucunement développé un esprit critique puisqu'il risquerait alors de se faire rejeter par le groupe s'il questionne les agissements ou le mode de pensé de celui-ci. En réalité, nous vivons dans une société où la majorité des individus souffrent de sursocialisation, la solitude comportant aussi beaucoup de biens faits.

Discours Platonique Sur La Tradition

07 Décembre 2008
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« Le guerrier de la lumière cherche toujours à s’améliorer.

Chaque coup de son épée porte en lui des siècles de sagesse et de méditation.

Chaque coup doit avoir la force et l’habileté de tous les guerriers du passé, qui, aujourd’hui encore, continuent de bénir la lutte.

Chaque mouvement au combat rend hommage aux gestes que les générations antérieures ont voulu transmettre par l’intermédiaire de la Tradition.

Le guerrier développe la beauté de ses coups. » - Manuel du guerrier de la lumière de Paulo Coelho

Discours platonique sur le cas de la tradition :

« — Pour moi, un nationaliste qui n'est pas aussi traditionaliste est une erreur, dit le premier.

— Pourquoi donc? fit le second

— Le nationalisme complet — ethnoculturel, qui comprend en son sein le nationalisme civique et le nationaliste ethnique — est un moyen de défense du traditionalisme et de la Tradition dans le monde moderne. Il existe cette comparaison dans le sens où aucune autre instance ne défend bien la tradition ou le retour à celle-ci de façon politique. Certes, certaines choses existent avec un sentiment de tradition ou de conservation, mais ils se perdent dans le passé et la nostalgie sans porter le combat vers l'avant. Or, je dis donc que les nationalistes antitraditionalistes sont une erreur.

— Mais nous pouvons être nationalistes — être porté par sa nation, aimer son peuple, vouloir le bien de la masse et surtout, mélanger intuition et coeur dans un mouvement de raison!

— Pourquoi es-tu nationaliste alors?

— Par principe de liberté et d'auto-détermination : je cherche à libérer mon peuple et ma propre personne par le fait même, à me représenter et à épanouir mes envies au travers de ceux du peuple.

— Et tu es nationaliste de quoi? Quel peuple?

— La Nation québécoise.

— Composé de ?

— D'un peuple québécois.

— Et ce peuple est composé de quoi?

— Des gens qui habitent cette nation, qui habite ce territoire, car ils ont accepté le contrat social qui nous définit comme peuple.

— Mais dans le cas où un Québécois quitterait la région pour aller ailleurs, serait-il toujours québécois?

— Oui.

— Alors pourquoi un Allemand qui vient ici deviendrait un Québécois?

— Parce qu'il accepte notre contrat social, nos termes et notre façon de vivre.

— Certes, donc pour toi, la nationalité se défend par l'acceptation et le coeur?

— Exactement.

— Mais si cette chose est conditionnée par l'éducation, la tradition et la culture, la langue et la communication, es-tu d'accord que c'est donc un trajet qui s'effectue dans le temps, dans le sens où rien n'est fixe et que la culture d'aujourd'hui — et donc notre nationalité — est l'accomplissement du passé?

— Oui.

— Donc sous cet angle, sachant qu'une société est définie par sa majorité semblable, tu serais d'accord pour dire que cette culture est propre à un peuple en consensus spirituel et social, tout comme le contrat social?

— Oui.

— Mais ne crois-tu pas que nous pourrions changer tous ces termes pour un seul : héritage spirituel — qui comprendrait la culture, l'histoire, le contrat social, les traditions, les moeurs et les coutumes —, ainsi que l'héritage langagier — qui comprendrait certes la langue, mais aussi les expressions, y comprit corporelles?

— Oui, il en serait plus clair.

— Or, il manque un héritage, qui lui aussi se travaille par les choix et la force du temps : l'héritage ethnique. Certes, il est aussi définitif socialement par l'immigration qu'au niveau familial avec l'influence des gènes, mais il n'en reste pas moins que le sens est travaillé et donné d'une génération à l'autre. Ne serais-tu donc pas d'accord pour dire que nous avons une triade d'héritage chacun aussi important que les autres, et où chacun influence l'autre?

— Je ne comprends pas où chacun peut s'influencer.

— La Tradition — qui comprend donc l'héritage culturel, linguistique et ethnique - est un système organique. C'est la manière de s'adapter des peuples. En s'adaptant de manières différentes — y compris biologique —, elle s'épanouit et se construit. L'unité de ces trois choses forme véritablement un peuple. Une personne qui ne connait pas notre langue ne pourra jamais comprendre toute la richesse de nos communications et donc, jamais vraiment communiquée avec l'esprit de notre peuple; ce même esprit est formé de l'histoire et de la culture riche que nous avons et qui nous est transmise par nos parents et ancêtres; ces mêmes ancêtres qui se sont mariés entre eux afin de définir un corps, un réceptacle pour l'âme qui nous habite maintenant — et donc, pour notre esprit. Ce même esprit habite le peuple québécois. Chacun est foncièrement indissociable de l'autre, bien que l'aspect biologique ne fasse que renforcer notre triade, et non pas la bâtir. Un homme sans esprit communautaire, qui ne connait pas la langue française ou qui ne partage pas nos valeurs ne serait pas un québécois au même titre qu'un homme qui ne fait que vivre ici depuis plusieurs années, bien qu'il puisse s'être adapté personnellement, ne fait pas partie de notre adaptation de plusieurs centaines d'années. Es-tu d'accord?

— Non, car cet homme serait, civiquement, un Québécois tout de même, et nous acceptons en notre sein tous les groupes ethniques.

— Ce qu'il faut comprendre, c'est que les groupes ethnoculturels du monde humain sont le long chemin d'adaptation d'une lignée de personne. Lorsque séparés, ces groupes évoluent de façon parallèle, et créent des beautés inespérées à leur façon. Chacun explore les thèmes de la vie et de la mort à sa façon. Chacun peut donc s'épanouir et s'aimer, tout en appréciant l'effort des autres. Dans cette optique, l'aspect ethnique n'est qu'un renfort au reste : nous possédons les gènes de ceux qui ont autrefois créé et bâti cette Triade de la Tradition qu'aujourd'hui nous utilisons. Ce corps que nous avons, donc, est l'adaptation biologique de notre ancêtre, alors que notre culture en est l'adaptation spirituelle et la langue, l'adaptation linguistique - de la communication. Chacune est d'une importance capitale, car elle s'imbrique dans l'autre pour former un tout organique. C'est ce tout qui forme l'ultime consensus.

— Je vois.

— Certes, un peuple pourrait vivre avec des différences dans un ou l'autre des aspects, mais il n'aurait pas la même capacité de s'aimer et de s'épanouir : il ne serait plus adapté à son maximum. Il existe une certaine forme de providence et d'exploration spirituelle à ce concept de Triade qui, donc, demande plus de réflexions que de recherche scientifique.

— Mais dans ce cas, elle est invalide.

— Elle est aussi invalide que le contrat social : c'est une acceptation des motifs humains dans l'éternité, et c'est une acceptation du parallélisme. Que chaque peuple — défini par la triade — mérite sa parcelle de territoire afin de s'épanouir en parallèle avec les autres, voilà une véritable diversité.

— Mais, si nous reconnaissons que le peuple est composé de ces trois éléments, qu'arrive-t-il à notre tradition du départ et du nationalisme?

- Je te repose la question alors : et tu es nationaliste de quoi? Quel peuple?

— La Nation québécoise.

— Composé de?

— D'un peuple québécois.

— Et ce peuple est composé de quoi?

— D'une Tradition, profondément ancrée dans les trois adaptations qui ont survécu aux rouages du temps : l'aspect ethnique, l'aspect culturel - qui comprend la religion, l'histoire, etc. - et l'aspect linguistique. Aucun d'entre eux n'est plus important, bien que l'aspect ethnique ne permette pas l'adaptation de l'individu à la société, tandis que les deux autres le précèdent dans le cas d'un immigrant.

— Exactement. Alors si nous revenons à notre question de départ, le nationalisme complet, qui se dit protecteur du peuple par l'entremise de sa sauvegarde ethnoculturelle et linguistique, est véritablement le moteur moderne de protection de la Tradition ne crois-tu pas?

— Oui, mais qu'était la Tradition auparavant?

— C'était l'ensemble de cette triade qui était vécue, plutôt qu'analysée, et qui s'étendait de génération en génération. Maintenant, où chaque génération rejette celle d'avant, la Tradition n'existe plus. Auparavant, l'adaptation était sociale : s'il devait y avoir un changement, il se produisait, lentement mais surement, au travers de la Tradition. Les moeurs changeaient et la société s’adaptait. Mais au final, il n'y avait pas de cassure : chaque mouvement porté vers le futur portait en lui la sagesse du passé et la force de ceux qui ont perdu leur sang pour nous. Tout était fluide vers l'avant. Maintenant, chaque génération casse ce qui s'est produit avant : la Tradition a laissé place à l'adaptation individuelle ou chaotique. On attaque les problèmes en surface et on laisse tomber la sagesse du passé. Il est certain qu'un retour au traditionalisme ne donnerait pas la même société qu'avant, car nous avons changé, nous avons appris des choses : mais il peut revenir. Face à cela, un nationalisme complet serait protecteur de la Tradition. N'es-tu pas d'accord?

— Absolument.

— Et donc, es-tu aussi d'accord avec ma première affirmation qui dit qu'un nationaliste qui ne serait pas aussi traditionaliste serait une erreur, voyant qu'il ne défendrait pas la totalité de son peuple et de ce qui le façonne?

— Non, parce que le nationaliste se bat pour les causes civiques, qui font partie en soi de la Triade : l'aspect culturel.

— Certes, mais c'est dans cette division que se trouve le problème. Le peuple transcende sa politique, y compris le contrat social et la Constitution.

— Comment se fait-il?

— Ce n'est pas la loi, l'état ou le territoire qui définit un peuple ou une nation, mais sa Tradition : la tradition complète et organique. Même après la conquête, le peuple, qui s'était adapté en moeurs et en coutumes et qui formait dorénavant un groupuscule ethnique de plus en plus différent, existait toujours. Même après la confédération de 1867, le peuple existait toujours. Maintenant que nous avons délaissé la Tradition pour la Chasse générationnelle et que nous sommes subjugués par l'immigration et la mauvaise protection de notre langue, effectivement, le peuple pourrait finalement disparaître. Le territoire est la consécration physique d'un peuple; ou mieux, son sanctuaire où il évolue. C'est le corps d'un peuple.

— Mais si le territoire est si important, n'est-il pas donc la base de la définition du dit peuple?

— Il est certes important : sans nos hivers froids, nous ne nous serions pas adaptés de telle manière dans plusieurs aspects. Sans agriculture comme la nôtre, nous n'aurions pas tels ou tels types d'alimentation qui joue un rôle sur l'évolution biologique, etc.. Mais au final, ce territoire est comme le corps : il faut plus que ce dernier pour marquer notre existence.

— Ce que tu dis donc, c'est que la triade d'un peuple est celle de l'ethnique, la culture et la langue, et que celle de la nation territoriale est celle du territoire géographique, de la politique et de la langue?

— Exactement, et chacune est interrelié.

— Donc, ce que tu dis, au final, c'est que la Tradition est l'aspect «humain» de l'adaptation animale?

— Exactement.

— Et que, la société étant organique et évoluant au travers de son peuple, poursuit aussi cette démarche d'adaptation?

— Oui.

— Donc, si un peuple possède des individus qui sont faibles en termes spirituels ou mentaux — en délaissant la sagesse qui se retrouve dans la Tradition et l'héritage —, la société en souffrira aussi?

— Exactement.

— Donc si la Tradition est mise de côté et que le peuple s'affaisse sur lui-même au travers de la Chasse générationnelle en perdant sagesse et valeurs, la même chose se produira?

— Oui, mais toutefois, on ne peut pas créer une tradition par soi-même, et même si nous devenons traditionalistes au Québec, la tradition sera différente de celle de 1950 : et c'est normal. Cependant, il y a une grande marge entre construire une tradition avec le poids du passé afin que les prochains vivent mieux et cracher sur la tradition ancestrale afin de recréer, à chaque génération, sa propre petite façon individualiste de vivre. Il y a quelque chose de très spirituel et très profond au fait d'améliorer une tradition au travers de ses actions, plutôt que de la briser à chaque 20-30 ans tout ce que le peuple a réussi à créer. Chaque action portée vers le futur avec l'aide du passé est un acte traditionaliste, et des fois, nous le faisons, même aujourd'hui. Mais ce n'est pas la majorité du temps. Notre peuple avait ses défauts il y a un siècle, certes. Mais maintenant que nous les connaissons, reprenons les bons aspects et forgeons l'avenir en changeant ceux qui peuvent être considérés comme maladifs ou faibles.

— Donc, le nationalisme devrait être la protection, la promotion et l'utilisation de la Tradition dans les affaires politiques ?

— Exactement, afin de créer des partis qui porteront toujours les Québécois vers le futur tout en respectant le passé et en alimentant cette fameuse sagesse éternelle : autant celle de l'humanité que celle du peuple québécois qui, parallèlement à d'autres, essayera à sa façon de construire son monde meilleur. Ils peuvent, par la suite, se sous-diviser en partie plus conservatrice, plus libérale, plus traditionaliste encore : mais ils doivent tous avoir le sentiment nationaliste de vouloir conserver leur peuple et de l'aider à s'épanouir par la Tradition.

— Je comprends.

— Alors, pour terminer, le nationalisme est réellement l'aspect politique de la Tradition. Mais au-delà de cela, le nationalisme est la reconnaissance de cette Tradition et son amélioration par l'action sociale. »

Apologie de la Faiblesse

30 Novembre 2008
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Me voilà en train de construire un éloge paradoxal sur un thème qui, pourtant, si on se réfère à la généralité de mes propos, est normalement considéré comme irréel, contraire à Dieu et au tout de l'Univers. Mais il ne faut pas perdre la perspective des choses : rien n'est fondamentalement mauvais ou bon, ce ne sont que des conceptions humaines. Notre perception change tout dépendant de l'angle sur lequel nous nous efforçons de comprendre les choses.

Dans tout les cas, nous sommes faibles. Nous pouvons être fort dans une activité, mais ce sera comparativement à la masse. Face à une autre élite nous pouvons être forts. Nous pourrions être puissant en terme spirituel face à tous : au final, une chose serait toujours plus fort que nous. Cette chose, c'est le tout de l'Univers, c'est Dieu, c'est l'infini, le début et la fin, et les deux en soit : l'énergie qui transcende la réalité et l'irréalité. Face à un tout qui nous englobe et qui nous dépasse, nous ne pouvons être plus puissant en quoi que ce soit, car il comprend la faiblesse et la puissance même. Ces idées sont ses idées. Ainsi, si l'on nomme cette énergie Dieu, Dieu est toujours plus puissant que nous.

Comprenant ce principe, nous pouvons émettre que la volonté de puissance de Nietzsche est en fait une volonté de rapprochement avec cette perfection. Un rapprochement avec cette toute-puissance, cette toute-chose universelle. En d'autres mots, un rapprochement avec le Dieu qui est en nous : l'amélioration, le dépassement. Face à cela, la faiblesse se retrouve donc à être le premier stade de cette quête, de cette volonté d'atteindre Dieu. Si nous nous reconnaissons comme faibles — chose faite si nous savons que nous pouvons encore nous dépasser, encore pousser un peu plus loin —, nous reconnaissons aussi qu'il y a quelqu'un de plus fort - et ultimement, Dieu -, et que nous devons donc persévérer dans notre lutte contre soi-même et l'univers au travers de la volonté. En tentant d'accomplir la persévérance infinie — car la quête de perfection est infinie —, nous nous exposons donc à s'accepter faible pour se dépasser, même si, au final, nous serrons toujours faible face à Dieu.

« Si nous nous regardons le nombril, il est évident que nous nous trouvons petits, faibles, sans défense. Si, par ailleurs, nous nous comparons, nous nous apercevons rapidement que nous sommes beaucoup plus forts que nous ne l’imaginons. » — Pierre Bourgault

En d'autres mots, nous acceptons notre faiblesse humaine en la combattant honorablement afin d'atteindre Dieu, même si nous savons que la victoire est, invariablement impossible, ou du moins, inconcevable pour nous.

« C'est la réussite qui permet de mesurer le degré véritable de ses compétences et de ses mérites. La confiance en soi est faite d'humilité. » — Pierre Bourgault

De toute société, nous avons toujours tenté de protéger les faibles. Il en est d'une tradition spirituelle et génétique. Pourquoi? Tout simplement parce que nous naissons faibles. Nous naissons sans connaissance, sans capacité physique, sans capacité spirituelle. Nous acceptons inconsciemment que nous soyons faibles face à la nature qui nous entoure, mais nous acceptons de grandir. Pour nous aider, les autres nous nourrissent, nous enseignent, nous protègent. À notre tour, nous permettrons ainsi aux plus faibles, plus tard, de s'épanouir et de se rapprocher de la Force.

C'est un concept de maître-élève, où l'élève doit tenter de dépasser son maître, pour à son tour devenir son maître, et par la suite, un maître. De génération en génération ainsi, l'on peut arriver un peu plus près de Dieu à mesure que les connaissances s'accumulent.

En d'autres mots, la vie nous pousse à nous dépasser, à persévérer, parce que c'est ce qui fait qu'elle peut s'améliorer, s'adapter et ultimement, se protéger en aidant les plus faibles qui, à leur tour, prendront la place des maîtres. Dieu est la Force, et nous sommes la Faiblesse qui tente de le rejoindre. N'arrêtez pas la lutte, car même si elle est infinie, nous en faisons partie.

Nous ne sommes pas des serviteurs de la faiblesse pour autant, mais des suivants du Dieu de la Force.

« Mon Dieu est un dieu de force. [...] Je me tiens face à LUI avec fierté, la tête haute, comme IL m'a créé, et je me confesse en toute honnêteté et liberté devant LUI. Le vrai [surhomme] recherche Dieu toute sa vie. »

La SNQ répond à vos questions

28 Novembre 2008
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Bonsoir,

Je suis l'actualité de très près et depuis longtemps. Selon toi, quel est le parti qui pourrait le mieux protéger le Québec contre les envahisseurs? Peut-être que ce parti n'existe pas encore et qu'il faudrait le créer. C'est dommage, car je crois que mon vote va de nouveau être gaspillé...

Bonsoir!

La réponse à ta question dépend du comté dans lequel tu habites et des candidats qui s’y présentent. Si tu crois qu'aucun de ses candidats ne peut faire un travail convenable, je te conseille de ne pas voter et ainsi ne pas donner ton appui à ce système électoral merdique. Il y a 15ans je t'aurais conseillé de voter pour le PQ, mais il est claire que ce parti n'est plus apte à protéger les intérêts des Québécois, en tout cas pas avec Pauline Marois à sa tête. Si un candidat du PI se présente dans ton comté, je te conseille de te renseigner sur lui afin de pouvoir faire un choix éclairé.

Au final, le choix de ton vote n'a peu d'importance, le plus important pour moi est que tu continues à suivre l'actualité et à t'informer et si le coeur t'en dit de t'impliquer. La lutte, chacun de nous pouvons la faire, n'attendons pas après nos politiciens, car on court à notre perte. La plupart d’entre eux ont leur carrière comme priorité, ils protègent donc leurs propres intérêts avant de protéger ceux du simple citoyen. Un citoyen doit s’impliquer dans la société qui l’entoure afin d’avoir un sentiment d’appartenance, le fait de voter n’implique en rien un citoyen, en fait il le déresponsabilise. On se dit : « J’ai voté, mon travail est fait, autour du politicien à tout régler. » À la SNQ on croit que le citoyen doit jouer un plus grand rôle dans la société qui l’entoure, couper sur le divertissement et s’impliquer activement afin d’arriver à un pays plus sain pour tous.

Meilleure salutation!


Bonjour,

Je suis un rêveur en quelque sorte. Je n'aurai jamais voulu vivre dans ce stupide monde. Je hais ma vie et je n'ai juste plus le goût de vivre. Je n'aime pas la mentalité d'aujourd'hui avec l'argent et toute la technologie. Pour moi l'argent est l'invention la plus stupide qui n’ait jamais été créée. C'est ce qui résume en gros ma mentalité.


On ne peut choisir le monde dans lequel on vit, on peut par contre choisir les actions que l’on pose pour changer ce monde. Chacun de nous possède la force d’agir. Être rêveur est quelque chose de bien dans le sens où le fait de rêvasser à un monde meilleur nous permet de raffermir notre idéalisme et ainsi d’avoir des objectifs concrets dans notre vie. Par contre lorsque le rêve ne nous sert que d’une échappatoire nous permettant de fuir la réalité, il devient un véritable cancer, car il est impossible de fuir la réalité, elle nous reviendra toujours en plein visage. C’est pourquoi il nous faut agir dans cette réalité, ce monde sur lequel nous pouvons exercer notre influence par nos sens et notre intelligence.

Je suis d’accord avec toi sur le fait que l'argent occupe une beaucoup trop grande place dans notre société aujourd'hui. Il faut par contre admettre que l'argent est un outil fort utile pour faire du troc et peut éviter bien des conflits inutiles. L'argent existe d'ailleurs depuis des centaines d'années.

Bref, l'argent en tant qu'outil n'est pas le problème. Le problème en tant que tel est la mentalité des gens ordinaires qui accordent trop d'importance à l'outil et oublie tout le reste, l'autre facette sont les personnes avides de pouvoir qui l'utilisent à des fins destructrices, mais si la masse n’accordait pas autant d'importance à l'argent c'est personnes n'auraient pas tout ce pouvoir sur la population.

L'important est d'agir et de ne pas se laisser détruire par cette réalité. Même si nos actes n'ont pas beaucoup de conséquences, nous pourrons vivre en paix avec nous-mêmes parce que nous saurons alors que nous avons combattu.

La vie est une guerre, êtes-vous un guerrier ou un pion?

Le Combat

26 Novembre 2008
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Combattre est une chose, mais il faut aussi avoir des raisons de combattre. Lorsque la lutte s'engage, il faut avoir une raison de vivre, une raison de vaincre. Certes, lorsque telle chose arrive, nous laissons notre vie entre les mains de la destinée et de l'ennemi, et, peu importe le jugement final, nous sommes sereins quant à nos décisions. Notre intuition règne en maître. Toutefois, l'aspect spirituel d'un combat se jauge aussi dans la cause de ce combat. Un homme qui défend sa maison et sa famille est beaucoup plus apte à se battre qu’un mercenaire, même s'il n'en possède pas les capacités. Certains finissent par aimer le combat pour le combat. La cause pour la cause. L'indépendance pour l'indépendance.

Pourquoi au final faisons-nous ce que nous sommes en train de faire?

Combattre le vide, combattre des ombres, c'est de donner au combat le titre de « fin » plutôt que « moyen d'atteindre une fin ». L'indépendance fait partie de ces combats. Peu importe qui prend le pouvoir après l'indépendance, nous en déciderons lorsque nous serons de l'autre côté du pont. Pour l'instant, nous sommes en pleine bataille, et nous devons laisser notre vie entre les mains du destin jusqu'à ce que nous soyons assurées que la lutte est terminée.

Entre-temps, pour tous ceux d'entre vous qui ont besoin d'être ressourcés, trouvez-vous une raison de combattre.

Pourquoi devrions-nous aider le Québec?

Laissons tomber le Québec, il vivait avant nous, ce territoire, et il vivra après nous. Il est notre hôte et nous regarde passer en souriant, tout comme cette Terre.

Pensez plutôt aux Québécois.

Les Québécois forment le peuple le plus beau au monde. Il est le plus beau, car il est le mien. Car il est moi. Jusqu'à la fin, je combattrai à ses côtés, car tel est mon peuple.

Lorsqu'il s'agit de se ressourcer, voici ma méthode préférée : regardez une mère avec son bébé. Une mère qui aime son bébé, qui s'amuse avec lui, et ce dernier qui lui répond par des rires et un amour inconditionnel. Si vous n'êtes pas convaincu que l'on doit sauver ces gens, alors quitter le champ de bataille, vous n'êtes pas fait pour ça.

Les Vikings Dans Notre Histoire

15 Novembre 2008
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Une Invasion Normande

Au début du IXe siècle, les pays nordiques de l’Europe connaissent le surpeuplement. Les hommes du nord, appelés aussi Norsemen, normands ou vikings, commencent à envahir les pays voisins, puis les terres du sud. La France et l’Angleterre sont mises à sac. À cette époque, les Vikings sont certainement les plus habiles navigateurs. Leurs drakkars, munis d’une quille en chêne et d’un gouvernail fixé à tribord arrière, leur permettent d’affronter la mer avec audace.

En 982, Eirikr Thorvaldsson, plus connu sous le nom d’Érik le Rouge, accusé de meurtre, est banni d’Islande pour trois ans. Il décide donc de partir à la recherche d’une terre que Gunnbjom, « le corbeau », avait vue. Il occupe ses trois années d’exil à explorer les côtes du Groenland. En 985, il organise un projet de colonisation. Dans le groupe, se trouve Herjòlfr, le père de Bjarni. Ce dernier décide lui aussi, l’année suivante, de se rendre au Groenland.

La Saga d’Érik le Rouge raconte ainsi le voyage de Bjarni :

Ils naviguèrent trois jours, jusqu’au moment où la terre fut perdue de vue, alors le bon vent tomba. Des vents du nord s’élevèrent et du brouillard. Ils ne surent plus où ils étaient entraînés et ainsi se passèrent plusieurs doerg. Puis ils revirent le soleil et purent reconnaître la région du ciel. Ils hissèrent la voile et passèrent un doerg entier avant d’apercevoir la terre. Ils discutèrent entre eux quelle terre ce pouvait bien être et Bjarni dit qu’il ne croyait pas que ce puissent être le Groenland. Ils lui demandèrent s’il voulait aller à terre ou non : « Mon avis est que nous longions cette terre. » Ils le firent et purent bientôt voir que le pays était peu accidenté et couvert de forêts et qu’il y avait de petites hauteurs. Ils laissèrent la côte à bâbord avec leur écoute tournée vers la terre. Ils naviguèrent deux doerg et ils aperçurent une autre terre. […] Ils s’approchèrent bientôt de cette terre et virent qu’elle était plate et boisée.

Les matelots prétextèrent un manque de bois et d’eau pour demander à Bjarni la permission de mettre pied à terre. Le chef refusa et l’on fit voile vers la haute mer. Enfin, après de longs jours, l’expédition arriva au Groenland.

Le fils d’Érik le Rouge, Leifr heppni Eiriksson, décide à sont tour de partir à la recherche des terres entrevues par Bjarni. Parmi les trente-cinq personnes qui l’accompagnent se trouve un homme du Sud, un Germain du nom de Tyrkir. L’expédition retrouve facilement la première terre à laquelle Leifr donne le nom de Helluland, le pays des terres plates; la deuxième reçoit celui de Markland, le pays plat et boisé. Enfin, tous descendent sur une île qui se trouvait au nord de la troisième terre. « Ils y abordèrent et l’explorèrent, raconte la Saga des Groenlandais. Le temps était bon et ils virent de la rosée sur l’herbe. » Ayant regagné leur bateau, « ils arrivèrent à un endroit situé entre cette île et un cap qui pointait vers le Nord ». À nouveau, ils mettent pied à terre. « Ils descendirent leurs hamacs et se construisirent de grands abris. Ils décidèrent de s’y installer pour l’hiver et bâtirent de grandes huttes. Il ne manquait pas là de saumons, tant dans la rivière que dans le lac, et des saumons plus grands qu’ils n’en avaient vus auparavant. La contrée tout autour leur parut posséder de telles qualités que le bétail n’aurait pas besoin de fourrage pendant l’hiver. L’herbe ne blanchissait presque pas. La longueur relative des jours et des nuits était plus égale qu’au Groenland. » La découverte de vignes sur cette île lui vaut alors le nom de Vinland.

De retour au Groenland, Leifr décrit dans le détail son séjour au Vinland. Son frère Thorvaldr prétend qu’il n’a pas suffisamment exploré le territoire. Il décide de s’y rendre à son tour avec trente hommes à bord. Lors de son périple, il découvre une terre qui lui semble agréable et ordonne à ses hommes d’y construire une maison.

Les habitants de ce territoire, surnommés Skraelings par les Vikings, voient d’un mauvais œil cet envahissement par des étrangers qui ne reculent pas devant l’assassinat. Les Skraelings, « sur leurs canots de peau », se lancent à l’attaque du navire sur lequel se sont réfugiés les Vikings. Thorvaldr est mortellement blessé. Comme il l’avait demandé, ses hommes l’ensevelissent à l’endroit du campement, une croix plantée à sa tête, une autre à ses pieds.

Au cours des deux siècles suivants, les Vikings effectuent d’autres voyages au Vinland, y construisent des maisons et en cultivent la terre. L’hostilité des Skraelings rend leur situation de plus en plus précaire. Vers la fin du XIVe siècle, la présence viking en Amérique du Nord paraît n’être plus qu’un vague souvenir.

Extrait d’Histoire Populaire Du Québec par Jacques Lacoursière, pp. 10-11




L'Anse aux Meadows (Anses aux Méduses)

En 1960 l’explorateur et docteur norvégiens Helge Ingstad et sa femme archéologue Anne Stine Ingstad découvrirent les restes d’un village scandinave. Les fouilles s’échelonnèrent sur plusieurs années et exposèrent l’existence d’habitations et d’outils datant de 500 ans avant la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Certains croient qu’il s’agirait de la légendaire colonie établie par Thorvaldr en Vinland, mais la présence de vignes sauvages est peu probable dans cette région septentrionale, même en ces années de température plus clémente. Les différentes preuves accumulées sur le site prouvent toute foi hors de tous doutes la formation d’une petite colonie Viking à Terre-Neuve vers l’an 1000.




Bjarni Herjólfsson (Gunnbjom)

Bjarni était un marchand norvégien et beaucoup croient qu’il s’agit du premier Scandinave à avoir aperçu l’Amérique et, comme de nombreux autres faits historiques, la découverte fut accidentelle. En 986, lors d’une tempête, il s’écarte de sa route en se rendant au Groenland et aperçoit ce que l’on croit être le Labrador ou Terre-Neuve. Quatre ans plus tard, il fait part de sa découverte au comte Érik le Rouge (Eirikr Thorvaldsson). À sa mort le fils d’Érik le Rouge, Leifr, acheta son navire.




Drakkar

Grâce à leurs Drakkars, les Vikings étaient à cette époque un des seuls peuples à pouvoir s’aventurer en haute mer. Ils mesuraient en moyenne 24 mètres, certains pouvaient atteindre une longueur de 80 mètres, et possédaient un mat haut de 18 à 20 mètres soutenant une voile de 100 mètres carrés. Véritable avancée technologique, le Drakkar donnait un précieux avantage aux Vikings en raison de sa rapidité sur mer, ils pouvaient attaquer et se replier à une vitesse inégalée.




Eirik Thorvaldson, Erik le Rouge

Banni de l’Islande pour trois ans après le meurtre de son voisin, qui avait lui-même tué quelques esclaves lui appartenant, il choisit d’établir une colonie au Groenland vers 985 partant à la tête de 25 navires dont seulement 14 purent se rendre à destination, les chercheurs sont incertains du destin des 11 autres navires, mais on croit qu’ils ont simplement rebroussé chemin pour revenir plus tard. Chef suprême du Groenland, il eut trois fils et une fille (Thorsten, Leifr, Thorvaldr et Freydis) qui marquèrent à leur façon l’histoire de cette région. À l’origine, on croit que la colonie était composée d’environ 500 personnes et ce nombre a pu atteindre entre 2000 à 3000 âmes lors de sa plus grande période de prospérité. Toute foi, vers l’an 1350 la population s’est mise à diminuer et dès 1500 il ne restait plus rien des Vikings au Groenland. Érik le Rouge mourra païen malgré la conversion de son fils Leifr.

Si Érik le Rouge n’avait pas été banni d’Islande, aurait-il fondé une colonie au Groenland? Est-ce que les Vikings de ce temps étaient de véritables explorateurs à la recherche d’aventure? Ou de paisibles cultivateurs? La première motivation d’Érik le Rouge était certes la survie, mais le choix de coloniser le Groenland n’était probablement pas la voie la plus facile à suivre. Coloniser cette terre inconnue faisait déjà partie des rêves des Vikings d’Islande, Eirik et ses hommes réussirent cet exploit et passèrent donc à l’histoire devenant ainsi un symbole de fierté pour le peuple scandinave.




Leifr Eiriksson

Fils d’Érik le Rouge et explorateur il serait le premier Européen à avoir posé les pieds en Amérique du Nord. Vers 999 Leifr se convertit au Christianisme et reçoit une mission du roi Olav Tryggvason, faire la conversion des habitants païens du Groenland.




Normandie

Les pillages de Portland de 789 à 802 et la mise à sac de Lindisfarne dans le nord de l’Angleterre sont les premiers témoignages du nouveau rôle que va jouer le peuple viking dans l’ouest de l’Europe. En l’an 841, la ville de Rouen est incendiée et en 845 une flotte viking remonte la Seine jusqu’à Paris. Le roi Charles le Chauve, devant cette puissance, n’a d’autre choix que de payer rançon afin d’éviter le pillage.

Vers l’an 850 les Vikings, conscients du peu d’efficacité des défenses franques, décident d’établir des camps permanents sur les îles de la Loire et de la Seine afin de pouvoir y hiberner. Ainsi, ils pourront envahir le royaume franc plus profondément lors des belles saisons.

Les attaques se poursuivent donc presque tous les ans pendant la deuxième moitié du IXe siècle, les victoires allant la plupart du temps du côté viking.

Les rois carolingiens (un des plus puissants royaumes francs à l’époque) décident donc de former de grands commandements militaires afin de répondre aux attaques régulières des Scandinaves. Toute foi la formation de ces commandements ne refroidit pas les ardeurs de ces derniers, ils contrôlent toujours des territoires de la Seine et de nombreux autres situés à l'ouest du fleuve. Les régions de Contentin et de l’Arvanchin sont bientôt abandonnées par les Carolingiens aux mains des Bretons en 867 prétextant que ceux-ci pourraient en assurer une meilleure protection, toujours au service du roi des Francs biens sur. En 905, Rouen possède toujours un comte-représentant du roi, mais il est beaucoup trop désorganisé pour offrir une résistance quelconque aux Vikings de la Seine.

En 911 le Roi Charles le Simple n’a d’autres choix que de négocier avec un des chefs Normands, c’est donc de ces négociations que naît la Normandie, le territoire, dont Rouen devient la capitale, est accordé au norvégien Rollon qui devra en contre partit en assurer la protection contre les futures attaques Vikings.

Lors des 22 ans qui suivirent, Rollon et son fils Guillaume Longue Épée travaillèrent à bâtir les frontières de ce qui deviendra l’un des principaux royaumes de France. Les relations avec les pays nordiques étant encore très présentes à ce moment, elles disparaîtront peu à peu avec les longs règnes prospères de Richard I (942-996) et Richard II (996-1026). La population scandinave sera progressivement diluée dans la masse et la Normandie deviendra part intégrale du royaume franc et chrétien.




Rollon

Les historiens croient que le Viking Rollon a commencé sa carrière en tant que mercenaire au service d’un roi anglo-saxon. Opérant pour son compte par la suite il aurait participé à l’attaque menée contre Paris de 886-887, profitant de cette guerre il se serait emparé de Brayeux et d’Evereux en Normandie. La reconnaissance qu’il obtient par les puissants de son temps ne l’empêchera pas de toujours prendre part aux expéditions de pillages saisonnières, ce qui pourrait nous porter à croire qu’il était avant tout un homme d’action. Malgré une défaite à Chartre en 911, sa puissance restera assez grande pour permettre les négociations mèneront à la naissance de la Normandie.

Cet accord qui fera de Rollon comte de Rouen aura toute fois une autre conséquence. Rollon devra être baptisé et deviendra donc chrétien. Ce baptême lui permettra de se faire mieux accepter par la population à majorité chrétienne et du même coup lui permettra de négocier avec leur chef spirituel, l’archevêque de Rouen. Le Viking Rollon se nomme désormais le comte Robert.

Ce choix de conversion vers le Christianisme soulève quelques questions. Pourquoi Rollon a-t-il choisi de nier ses croyances païennes? Pour la richesse et le pouvoir. Les hommes de ce temps étaient certes de grands aventuriers vivants des vies excitantes, mais plusieurs d’entre eux étaient avant tout des marchands, cherchant la facilité et leurs vies d’aventures n’étaient pas toujours un choix, mais une obligation. Pour Rollon la conversion était la facilité. Peut-être avait-il vraiment la foi? Nul ne peut le dire. Quoi qu’il en soit, il était un grand stratège, la Normandie connaitra la prospérité et la paix sous son règne et cette partie forte du royaume franc ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui sans ses efforts et ceux de sa descendance.




Skraelings

La véritable identité des peuples qui habitaient le Markland et le Vinland à l’époque de la colonisation des Vikings est encore aujourd’hui un mystère. Les peuples des premières nations d’aujourd’hui n’étant pas se qu’elles étaient à l’époque et étant le plus souvent nomades, il est très dure de faire un lien avec les peuples du Xe siècle et ceux de notre temps. On croit tout de même que la tribu Béothuk, qui serait apparentée aux Innus, habitait la région de Terre-Neuve à l’époque des explorations scandinave. Est-ce les Skraelings que parle la Saga d’Érik le Rouge? On ne peut le confirmer, la Saga ne contenant aucune information sur les mœurs et coutumes de ces étrangers. Toute foi on croit qu’à la fin des années 1200 les Thules (ancêtres des inuits modernes) sont arrivés de l’est pour s’établir dans le nord du Groenland. Ils se seraient déplacés vers le sud par la suite et côtoyé la population scandinave. Les chercheurs ne connaissent pas la nature de ces relations, mais des figurines de bois sculptées par les Thules prouvent qu’ils étaient conscients de la présence viking.

Les « canots de peaux » décrient par les Vikings sont en réalité des canots d’écorce. Plus facile à manœuvrer ces canots donnèrent un avantage que les Vikings n’avaient pas avec leurs immenses drakkars.

Pour ces Scandinaves, le terme Skraelings désignait une personne ayant une apparence, une vie et une langue différentes. Tout comme les Grecs appelaient tous ceux ne parlant pas leur langue, des barbares. Il était saint pour ces peuples anciens de préserver une identité forte afin de pouvoir préserver leur caractère distinct.




Thorfinnr Thordarson (Thorvaldr)

Thorfinnr Karlsefni Thordarson est le premier Européen à tenter d’établir une colonie en Amérique plus précisément à l’Anse aux Meadows, que l’on croit être Terre-Neuve. Thorvaldr possède 3 bateaux et 160 personnes l’accompagnent dans cette aventure entre l’an 1003 et 1015. Bien que les premières relations avec les Skraelings (Premières nations) semblent amicales, elles s’enveniment très rapidement. Il serait décédé suite à une grave blessure subite au combat. Thorvaldr a choisi une vie basée sur l’aventure et le risque et en paya de sa vie, c’est pourquoi il mérite le respect, malgré son échec, car c’était avant tout un homme qui vivait pour ses convictions et ne se laissait pas guider par la peur de mourir. Il est écrit dans La Saga des Groenlandais qu’au moment de sa mort Thorvaldr fit la déclaration suivante : « Il y a de la graisse autour de mon ventre! Nous avons trouvé un beau pays regorgeant de fruits, mais on ne nous laissera guère en profiter. » Les croix plantées à sa tête et à ses pieds signifient que Thorvaldr était également chrétien.


Vinland

Traduit en français ce mot signifie pays du vin. D’après la description faite par les Vikings du Vinland il est impossible que le Vinland se situe dans le Nord de Terre-Neuve (Anse Aux Meadows), car le climat, même en ces temps, n’était pas propice à l’apparition de vignes dans cette région. Il est plus probable que le Vinland se situe dans le golfe du Saint-Laurent. Les fouilles archéologiques faites à l’Anse Aux Meadows on permit de trouver une coque de noix longue qui est le fruit d’un noyer. Ce fruit se retrouve dans les forêts de feuillus où pousse également la vigne sauvage. À cette époque, de telles forêts se situaient le long des côtes du nord-ouest de la Nouvelle-Écosse, de l'est du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard.

Situer à deux ou trois jours de navigation de l’Anse-Aux-Meadows ces côtes serait l’endroit où, pour la première fois de l’histoire de l’humanité, des hommes partis explorer l’Ouest rencontraient des hommes explorant l’Est. Un tout Nouveau Monde s’ouvrait à ces deux civilisations, mais ce n’est que 500 ans plus tard que des hommes venus d’occident purent coloniser ce Nouveau Monde.

Pour un vrai changement

12 Novembre 2008
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Le déclenchement des élections par M. Charest en cette période de crise économique nous prouve bien une chose, les partis politiques actuels sont incapables de travailler ensemble. On serait donc en droit de se demander : pourquoi sont-ils incapables de coopérer? La réponse est fort simple, les partis politiques ne travaillent pas à l’amélioration du Québec en tant qu’entité nationale, mais travaille simplement pour leurs partis respectifs. Contrairement à leurs prétentions, une grande majorité de nos politiciens n’ont pas les intérêts du Québec à cœur, mais sont plutôt des carriéristes ayant avant tout des ambitions personnelles. Si leurs prétentions étaient véridiques, ils n’auraient aucune difficulté à arriver à des compromis afin de pouvoir améliorer le sort de notre patrie, mais voilà! Les propositions pragmatiques de nos partis se font rares et le consensus est donc impossible.



Les sondages le démontrent bien, les Québécois ne voulaient pas de ces élections, non seulement parce que nous venons tout juste de sortir des élections fédérales, mais aussi, parce que nous savons très bien que le résultat des prochaines élections ne fera aucune différence. Les libéraux risquent fort d’être encore minoritaires au parlement, mais au-delà du résultat de ces élections, un désintéressement généralisé de la politique par les citoyens du Québec est symptomatique d’une désillusion du peuple quant à notre élite politique. Le peuple n’y croit tout simplement plus, à cette politique de la langue de bois, cette politique vide, sans idée de grandeur, sans signification réelle.



C’est pour ces raisons que tout mon appui va à M. Victor-Lévy Beaulieu. Un homme qui a vraiment à cœur les intérêts de notre nation et qui a surtout le verbe clair. J’ai donc grand espoir que M. Beaulieu pourra brasser la cage de nos politiciens si seulement les grands médias du Québec ne le boudent pas et cesse de lui faire mauvaise presse sans raison valable. J’invite les citoyens du comté de Rivière-Du-Loup et Les Basques à laisser de côté les préjugés véhiculés par nos chers médias et à s’informer de la politique de M. Beaulieu avant de faire leur choix électoral.

I. Santé alimentaire

09 Novembre 2008
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La santé alimentaire représente l'ensemble des aliments et nutriments que nous consommons afin de garder notre machine organique propre, fonctionnelle et surtout, optimale. Un mauvais carburant dans un mécanisme est une erreur à long terme. Il en va de même pour la nourriture. Faire de l'exercice et faire attention à nos habitudes de vie c'est une chose, mais plaquer tout cela par une consommation extrême de mauvais aliments, c'est enrayer l’organisme. À long terme, une mauvaise alimentation cause des problèmes cardiaques, sanguins, musculaires, oculaires et j'en passe. Et de l'autre côté, nous avons les biens faits d’une bonne alimentation, qui s'étendent de la longévité à la protection des maladies aussi graves que le cancer.

La santé alimentaire pourrait être divisé en trois points majeurs : système immunitaire-longévité, système énergétique et système nutritifs.

Le système immunitaire-longévité consiste en des aliments qui donnent des bénéfices pour la santé, comme les antioxydants, les anti cancérigènes, etc.

Le système énergétique est le système qui alimente les muscles en énergies et leur permet de fonctionner convenablement. Nous avons trois catégories d'aliments qui alimentent les muscles.

— Glucides : ce sont les sucres. Ils sont divisés en différentes catégories, où les sucres complexes — et plus raffinés par les industries — sont généralement consommés plus rapidement par l'organisme, par exemple les sucreries. Il y a aussi des glucides simples, digérés plus lentement par l'organisme, comme celui contenu dans les fruits ou le blé entier.

— Protéines : Ce sont les énergies lentes du corps, contenu principalement dans la viande, les œufs, les poissons, les noix, les produits laitiers, etc.

— Lipides : Les gras, qu'ils soient d'origine végétale (huile, noix, etc.) ou animal (oeuf, poisson, viande, etc.).

Les glucides s'absorbent plus rapidement par l'organisme (quelques minutes à 2-3 heures), face aux gras qui durent plus longtemps (3-4h à 8 h) et les protéines qui prennent un long moment avant d’être ingérées par l'organisme (plus de 8 h). Si l'organisme possède des glucides et du gras, il va consommer en tout premier lieu les glucides, puis les gras et les réserves de celui-ci. Le système nutritif consiste en les aliments qui sont porteurs de vitamines, d'omégas, de minéraux, etc. qui construisent et réparent le corps à long ou court terme, tout en lui assurant une défense saine.



I.I. Les bons gras

Dans notre société où seuls les glucides et les protéines existent (et généralement consommées par de mauvais vecteurs), les lipides (gras) ont été rejetés massivement. Mais les acides gras qui se libèrent de la consommation de certains aliments riches en gras peuvent être bénéfiques quant au fonctionnement du corps, sans compter tous les bienfaits que les scientifiques commencent à trouver à des régimes en haute teneur de gras. Les gras sont aussi — généralement — de bonnes sources d'Omega et de vitamines importantes au développement du corps.

Il faut cependant faire attention. Un gramme de gras n'est pas un simple gramme de gras. Sa provenance, sa cuisson, sa qualité et sa quantité peuvent tout changer. Par exemple, un gras animal est excellent pour l'énergie — il donne plus d'énergie gramme par gramme que les glucides — et est bien absorbé par l'organisme (si aucun glucide n'entrave sa route, cela dit). Mais par contre, du gras retrouvé dans une nourriture de restauration rapide est généralement un gras « trans », composé chimiquement ou décomposé. Il est donc mal décodé et mal digéré par le corps, il demeure donc dans l’organisme sur une trop grande période de temps ou finit même par le polluer. De plus, une grosse différence existe au niveau de la qualité. Du beurre industriel est généralement trop salé et possède une petite portion de gras transgénique. Cependant, un beurre organique et biologique est excellent pour la santé.


I.I. 1 — le beurre

Le beurre est une excellente source de lipide et est simple de fabrication. En plus d'avoir des propriétés utiles à la cuisson en se mélangeant facilement à plusieurs recettes, il est aussi facilement malléable dans sa création avec différents types de fermentation ou d'assaisonnements.

Ce qui rend le beurre si utile pour la santé est que, lorsqu'il est bien fabriqué, soit sans gras transgénique et avec une touche de sel qui ne dépasse pas la normale, il donne un bon aliment de base pour l'apport énergétique en gras, en plus d'aider en vitamine. Effectivement, le beurre est un allié lorsque l'on parle de l'apport quotidien en vitamine K1 et D1, tous les deux bénéfiques au bon fonctionnement des os notamment. Plus efficace que le lait et son trop grand apport en calcium d'ailleurs!

En d'autres mots, si vous avez du beurre de bonne qualité (voire organique), utilisez-le partout, il vous sera fort utile!

Une Coalition s'est formée pour donner plus de pouvoirs aux régions

27 Octobre 2008
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SAINT-GERMAIN-DE-KAMOURASKA - La Coalition pour un Québec des Régions est déterminée à obtenir plus de pouvoirs pour les instances régionales.

Réclamant une décentralisation de l'Etat, différents forums citoyens seront tenus pour préciser les pouvoirs qu'elle aimerait récupérer.

Une première rencontre s'est tenue samedi à Rivière-du-Loup, au Bas-Saint-Laurent; une autre suivra le 8 novembre à Montréal. L'objectif est de développer des pistes dans les 17 régions du Québec et de faire culminer la réflexion par des Etats généraux des régions.



Excellente initiative de ces citoyens. Une décentralisation des pouvoirs est plus que souhaitable, car elle éliminera la corruption, en distribuant mieux la richesse les personnes au pouvoir se retrouvent avec moins d'argents et sont donc moins portés à la tromperie. De plus plusieurs petits centres administratifs sont beaucoup plus efficaces qu'un seul gouvernement central ayant tout le contrôle, car les petits centres régionaux sont plus en mesure de répondent aux demandes de leurs citoyens. Pour arriver à ceci il faut tout d'abord faire l'indépendance car plusieurs décisions qui nous concernent sont encore prisent à Ottawa, qui est à mille lieux des enjeux de nos petites régions québécoises.



Selon le coordonnateur de la Coalition, Roméo Bouchard, l'absence d'autonomie régionale est un obstacle majeur au développement des régions et ce, tant dans les grands centres qu'en périphérie. Plusieurs jeunes prennent part à la réflexion pour que le Québec reconnaisse les régions comme des instances politiques et démocratiques plutôt que de simples régions administratives.

Les participants sont toujours invités à s'exprimer à titre de citoyens, et ce même s'ils appartiennent à des organisations politiques ou économiques.



En effet les grands centres et les régions ne possèdent pas les mêmes besoins et ont donc des demandes différentes, une décentralisation serait donc bénéfique pour tout le monde. Quoi qu'il en soit les gouvernements actuels ne laisseront pas le moindre pouvoir aux régions, car ils sont corrompus et ont présentement leurs intérêts personnels plus à coeur que les intérêts de la majorité des Québécois.

Parti québécois : Avant les élections, la crise financière

25 Octobre 2008
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POLITIQUE (RC) - La chef du Parti québécois Pauline Marois a déclaré samedi que le premier ministre du Québec Jean Charest serait irresponsable de déclencher des élections dès maintenant.

En ces temps d'incertitude économique, toute l'attention doit plutôt porter sur les solutions à apporter à la crise financière qui secoue la planète, source de grande inquiétude pour les Québécois, a fait valoir la chef péquiste. Mme Marois s'adressait à quelques centaines de militants réunis à Québec, à l'occasion de la Conférence des présidents d'associations de circonscription du PQ.

Sur un ton alarmiste, Mme Marois a ainsi rejeté, pour la première fois aussi rudement, le scénario d'élections automnales, une hypothèse que la chef péquiste a semblé prendre très au sérieux.

« Mais peu importe la décision du premier ministre, le PQ sera prêt », a-t-elle ajouté à ses militants.



Je ne crois pas que le Parti Québécois détesterait aller en élection, vue la position précaire de l'ADQ présentement le PQ se retrouverait peut-être au pouvoir minoritaire ou dans l'opposition officielle. Mme Marois joue ici tous simplement le beau rôle, car elle sait que la grande majorité des Québécois ne veulent pas d'élection sortant tout juste d'une élection fédérale qui n'aura servit à rien. Elle fera donc porter le chapeau impopulaire à Charest s'il décide de provoquer des élections cette automne. S'il y a élection ce sera probablement parce que Charest veut éviter d'entrer en période électorale pendant la crise économique qui nous frappera prochainement. Certains d'entre vous aimeraient probablement bien voir les Libéraux au pouvoir si crise il y a, car la population aura tôt fait de leur jeter le blâme or si le Québec s'en sort bien pendant cette crise les Libéraux prendront tous le méritent, alors ce peut être une arme à deux tranchants. Quoi qui l'arrive les Libéraux auront toujours l'empire médiatique des Desmarais pour les couvrir et ils pourront toujours se sauver la face alors que c'est tous le contraire pour le PQ qui ne possède aucun média pour véhiculer son message. Ajouté à ceci qu'ils pourront toujours compter sur le vote des anglophones de Montréal et de la majorité des immigrants qui n'on rien à faire du Québec.



Le manifeste au second plan

La chef péquiste a aussi profité du Conseil national des présidents de son parti pour présenter son manifeste pour la souveraineté, qui sera au coeur des délibérations durant le week-end.

La défense de la langue et les valeurs québécoises y occupent le haut du pavé. Le document de deux pages réaffirme aussi l'importance de la démocratie, la laïcité des institutions publiques, la souveraineté économique, le développement durable, ainsi que l'égalité entre les hommes et les femmes.



Jusqu'ici tous va bien, on ne connait pas la manière, mais les idées sont bonne pour la majorité. Le concept de développement durable et celui de l'égalité entre les hommes et les femmes soulevant quelques questions. Il est faux de prétendre que les hommes et les femmes sont égaux, chacun des deux sexes possèdent ses forces et ses faiblesses et à la fin se complètes l'un et l'autre. D'où nous vient cette obsession de l'égalité ?



Selon le manifeste, un Québec souverain développerait une relation d'égal à égal avec les Premières Nations, donnerait toute leur place aux anglophones et valoriserait l'apport des Québécois issus de l'immigration.

Ce document est le fruit d'une consultation menée depuis mai dernier et fait suite à la décision du parti de rompre avec l'obligation de tenir un référendum dans un premier mandat.

La chef du Parti québécois devrait entamer prochainement une tournée du Québec pour ranimer la flamme souverainiste.



OUCH! C'est ici que ça fait mal. Comment protéger notre langue si on laisse toute la place redevable aux anglophones!? On leur donne déjà toute la place avec les résultats que l'on connait. La langue officielle du Québec est le français et ses citoyens doivent parler français, c'est non négociable. Pourquoi valoriser l'apport des Québécois issus de l'immigration? Commençons donc par valoriser l'apport des Québécois de souches! Si les immigrants veulent être traités comme des Québécois ils n'ont pas à recevoir de traitement de faveurs.

L'Action De Grâce

13 Octobre 2008
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Quelle est la signification de cette fête pour l’homme moderne ? Elle n’en possède aucune, seulement la joie éphémère d’avoir enfin un congé férié, une petite pause dans notre routine et emploi merdique. Pour certain elle permet de visiter notre famille qui habite en région ou en ville et une fois la visite terminée on s’en retourne chacun chez soit. C’est probablement le seul point positif de cette fête aujourd’hui sans signification, au moins il nous reste toujours nos valeurs familiales.

Pourtant, fut un temps où l’action de grâce était plus qu’un simple congé. C’était le temps de célébrer la moisson, de remercier le Seigneur pour nos bonnes récoltes. La fête avait une connotation religieuse certes, mais la religion n’est pas nécessairement toujours un mal. En ces temps elle aidait les hommes à donner un sens à leurs vies, oui c’était peut-être de fausses croyances, mais, qui a-t-il de pire entre un homme qui base sa vie sur des croyances religieuses qui peuvent parfois s’avérer êtres saines et un homme qui base sa vie sur le divertissement et l’amassement de richesse et de biens matériels? L’homme qui base sa vie sur les croyances religieuses possèdent des mythes et des coutumes qui lui permettent de se forger une identité forte, voilà où réside le mérite de la religion face à notre société moderne dirigée principalement par le capitalisme.



Attention! Je ne fais pas ici l’éloge de la religion chrétienne, elle est la cause de bien des maux de la société québécoise d’aujourd’hui. Toute fois, célébrer la moisson était une bonne chose, c’était une forme d’humilité que de remercier la nature, comme quoi nous sommes dépendant des belles récoltes qu’elle nous offre. Vue sous cet angle cette célébration était grandiose, par contre l’erreur de nos ancêtres était d’associer cette fête à un Dieu dans les cieux qui nous donnait le droit d’exploiter la nature à notre guise, nous, qui étions la création divine! Nous nous retrouvions au dessus de la nature puisqu’elle était créée pour nous.

Il est pourtant plus réaliste, plus saint et plus logique de croire que la nature est au dessus de nous, puisque c’est elle qui nous nourrit. Voilà toute l’importance d’une telle fête, un retour aux éléments primaires de nos vies, retirer toutes ces choses superflues, tous ce plastique, pour revenir à l’essentiel. L’Action de grâce fera peut-être un retour en force lorsque cette société malade s’écroulera. Garder toujours en mémoire que ce n’est pas l’être humain qui sauvera la planète, mais la planète qui sauvera peut-être l’être humain, s’il est en mesure de se sauver lui-même!



Célébrons la nature, la planète et notre riche terroir québécois!

Pourquoi ne pas voter pour le Bloc Québécois ?

12 Octobre 2008
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Tous d’abord je dois me dissocier de l’argumentation fédéraliste anti-Bloc habituelle. Vous savez, celle qui dit que le Bloc ne sera jamais au pouvoir, qu’il est impuissant et qu’il est donc inutile de voter pour eux.

De la part d’un parti démocratique cette affirmation est hypocrite car anti-démocratique. Elle confirme qu’un parti majoritaire n’a rien à faire des députés minoritaires et que leurs voix ne sont donc pas entendues. C’est donc dire que même si le Bloc est majoritaire au Québec, il n’a aucune influence sur les décisions prisent par un gouvernement majoritaire fédéral sur des sujets concernant le Québec. La Belle Province se retrouve alors démocratiquement sans voix, n’est-ce pas une belle contradiction pour les défenseurs de la démocratie canadienne ? Un député affirmant que le Bloc est inutile affirme donc du même fait que la démocratie canadienne ne fait pas de sens.

Ceci étant dit, je dois retourner à l’idée initiale de ce texte. Je sais que plusieurs indépendantistes ne comprendront pas ce choix, mais je souhaite que vous fassiez preuve d’un peu d’ouverture en lisant ce texte car je peux vous assurer que mon action est pour moi le meilleur choix possible pour les Québécois.

La stratégie du Bloc Québécois dans ces élections me répugne. Elle est négative, comme celle de tous les autres partis. C’est le dénigrement systématique des autres partis sans exposer de nouvelles idées. Quelles sont les positions du Bloc face à la surpopulation, au développement éolien, aux nouveaux barrages hydroélectrique, à l’immigration, à notre langue, en avez-vous entendu parler ?



De ce fait l’indépendance est mise au rencart par le Bloc. Cette idée qui est à la base même de ce parti, en avez-vous entendu parler ? Comment peut-on affirmer que le Bloc est le seul parti pouvant promouvoir l’indépendance au fédéral lorsqu’il n’en parle jamais ou très rarement sur le bout des lèvres lorsque peu de gens écoute ? Le Bloc ne veut pas perdre les votes des indécis ou de ceux qui n’ont pas d’opinion sur le sujet. Il ne veut pas faire peur à une population aliénée car il sera alors perçu comme le perturbateur de leur sacro-sainte, sainte-paix! Pourtant le Bloc est vraiment le seul parti pouvant promouvoir l’indépendance, et dans le contexte économique actuel il n’aurait aucune difficulté à faire avancer l’idée de décentralisation du pouvoir, et il est évident que cette décentralisation passe par notre indépendance!

Comme nous l’avons vue plus tôt dans cet article et expliqué dans plusieurs articles parus ultérieurement, la démocratie canadienne est dysfonctionnelle, je ne démontrerai donc pas les raisons de cette affirmation dans ce texte, mais plutôt me servir de cet argument pour déduire qu’un vote pour le Bloc est un appui pour ce système électoral déficient. Hors donner son approbation à ce système qui méprise le peuple québécois est hors de question.

Al Gore poursuivit pour fraude par 30 000 scientifiques

10 Octobre 2008
aucun commentaire


Voici un exemple typique de la malhonnêteté d'un gouvernement de gauche. On choisit une cause qui attirera la sympathie des citoyens (qui est contre l'environnement ?) et on échafaude un plan pour se bâtir un capital politique. Quiconque voulant critiquer ou même questionner ce plan sera alors classifié comme étant hérétique puisqu'il s'oppose à une cause juste et saine pour l’ensemble de la population. Hors le fait de questionner une théorie comme celle de Mr. Gore ne fait pas du plaideur un anti-environnementaliste, mais plutôt une personne possédant un sens critique voulant s'attaquer à des causes ayant des effets sur la réalité, tout en éliminant celles qui n'en possèdent aucun et qui sont donc parasitaires. Ces soit disant protecteurs de l'environnement et sauveur de notre planète multimillionnaires ne veulent surtout pas un débat, se qu'ils veulent c'est plus d'argents et surtout plus de pouvoir en vous gardant dans l'ignorance.

La planète n'a nullement besoin de l'humanité pour être sauvée, elle sait très bien prendre soin d'elle même et éliminer ses parasites sans distinction... elle est d'ailleurs passées par des cycles beaucoup plus ravageurs que celui qui, selon les dires de Mr. Gore, nous frappe présentement. Les grandes ères glaciales en sont un exemple. L'humanité s'éteindra, la planète survivra et un nouveau cycle de vie naîtra.

Élection Canadienne 2008

03 Octobre 2008
deux commentaires

Encore une fois nos chers politiciens nous demandent de choisir lequel d’entre eux est le moins pire. On vous bombarde de publicités négatives chaque parti essayant de miner la crédibilité de l’autre, avec succès, mais aucun d’eux ne vous offre une alternative valable. Nous avons la gauche et la droite. Aucun n’est apte à nous donner les bons côtés de ces deux lignes de pensées, se bornant à représenter un côté ou l’autre.



La démocratie canadienne et le fédéralisme canadien sont des échecs. Le Canada est un très grand pays et il est tout à fait normal qu’un Canadien de l’Ouest ne possède pas les mêmes priorités qu’un Canadien habitant une province maritime. Il est donc impossible pour un seul gouvernement de plaire à tout le monde… sauf si on décide de créer de faux besoins, des besoins qui seraient commun à toute la population, ou en créant de nouvelles menaces qui viendraient détruire notre bien être commun. Le gouvernement pourra alors prétendre pouvoir combler nos manques ou nous protéger contre la menace.

La campagne 2008 est particulièrement marquée par les menaces, environnementales et économiques. Les réchauffements climatiques et les déboires boursiers états-uniens sont les principaux sujets de discussions de nos politiciens, chacun d’eux prétendant êtres plus aptes à lutter contre la menace, mais aucun d’eux ne peut se permettre de faire des promesses impopulaires afin de lutter efficacement contre ces menaces. Le réchauffement climatique n’est pas réellement le problème, il est avant tout une cause. Il est le résultat de notre surconsommation et de la surpopulation. Le problème concernant le plus les Canadiens étant la surconsommation, que devrait faire un gouvernement responsable pour lutter contre cette habitude de vie malsaine ? Nous inculquer de nouvelles valeurs plus fortes ?

Il s’agit de regarder le débat des chefs pour s’en apercevoir. Le seul sujet de conversation est celui de l’argent. On parle environnement ? Non, on parle des solutions environnementales qui seraient les plus avantageuses économiquement, on vous parle de développement durable, toujours inconscient que le problème est justement ce développement, le développement ne pourra se perpétré indéfiniment. On parle de taxer les pollueurs, comme si le fait de taxer annulerait les effets de la pollution. Comment faire de l’argent avec la pollution ?

On parle santé ? Non, on parle de la rentabilité des hôpitaux. Sans investir dans la prévention, sans se soucier qu’un environnement sain est la première étape vers un citoyen en santé. On parle de médicaments et de compagnies pharmaceutiques. Comment faire de l’argent avec la maladie ?

On parle de sécurité ? Non on parle du coût des prisons, on parle de cette soit disant œuvre de bienfaisance en Afghanistan, on veut connaître la date de retour! Mais on parle très peu de se qui si trame. Comment s’emparer d’un territoire étranger et contrôler ses richesses ?

On parle de notre eau ? Non on par