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Macadam - Le lancer de l'assiette à tarte, un sport de gentilhommes élevé au rang d'art

03 Juillet 2009
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Shawn Saint-Jean Timmins cache bien sa déception. Étant retenu par le boulot, il ne pourra prendre part au Tournoi Jazz de ultimate qui se déroulera ce week-end, comme chaque année depuis 1994, sur les terrains de l'hôpital Douglas de Verdun. «J'adore ce jeu. Le ultimate, c'est le plus beau sport du monde. Tout mon été tourne autour de ça», dit-il. Quelques minutes plus tôt, le numéro 37 de l'équipe Mephisto, la meilleure au Québec, avait fait montre de sa virtuosité en expédiant le disque sur 75 verges, pratiquement d'un bout à l'autre d'un terrain de soccer.

Le disque, le ultimate, vous dites? En fait, il s'agit du bon vieux frisbee, ainsi nommé parce que le disque de plastique, mis au point dans les années 1950, rappelait les assiettes à tarte de métal de la Frisbie Pie Company que se lançaient des étudiants de l'Université Yale, dans le Connecticut. Le frisbee, mais en version élaborée, une discipline d'équipe rapide et intense, souvent spectaculaire, loin du simple divertissement de plage. Qu'on appelle plutôt «ultimate» pour des raisons générales de marque déposée.

En cette matinée ensoleillée de fête du Canada, Jean-Lévy Champagne, directeur général de l'Association d'ultimate de Montréal (AUM) et lui aussi membre du club Mephisto, donne un stage de formation à une quarantaine de personnes venues s'initier aux rudiments du sport au parc Jarry. Il enseigne le lancer du revers, celui qui vient naturellement, la technique du coup droit, pas mal plus difficile -- «ça m'a pris deux ans à le maîtriser», confie-t-il --, l'importance du jeu de jambes -- «attention aux ballerines qui lèvent le pied en tirant, ça provoque un déséquilibre» --, l'art raffiné de la feinte. Il montre comment varier la procédure lorsque, comme c'était le cas mercredi, un vent robuste se met de la partie: selon qu'on l'a en face ou de dos, la prise du disque change...

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Dans notre société « moderne », le simple passe-temps est élevé au niveau d'art, comme pour ajouter de l'importance à une chose plutôt insignifiante. Bien sûr ce divertissement peut apporter des biens faits physiquement, mais c'est à cet endroit que s'arrêtent ces biens faits. Si le lancer du frisbee est un art, alors le lancer de la bouse de vache en est un aussi. L'art est un outil de transcendance, l'art ne fait pas que nous rendre meilleur, il nous transforme. Le divertissement nous occupe, l'art lui peut nous changer les idées, nous faire voir la vie sous un autre angle, rendre le monde qui nous entoure magnifique, apporter une réelle signification à notre vie. Si l'homme est ce qu'il fait, l'art est son outil ultime.

Michael Jackson est mort!

30 Juin 2009
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Pour ceux d'entre vous qui vivent dans un monde parallèle et qui ne le savent pas encore, sachez que Michael Jackson est mort! Hé oui! Le roi de la musique en canne est décédé. Celui que tout le monde aimait est mort à l'âge de 50 ans. Les médias tentent de nous faire croire que tout le monde l'aimait et qu'il faisait de la musique de haut niveau, le commun des mortels fini par le croire et ses albums se vendent comme des petits pains chauds, ils ne se sont jamais autant vendus depuis au moins 25 ans. Ce décès, comme bien d'autres avant lui, rapportera beaucoup d'argent aux commerçants de musique, parce qu'à ce niveau, la musique n'est plus de l'art, mais bien un commerce. Un commerce très lucratif d'ailleurs.

Ce vidéo de Jon Lajoie démontre très bien l'hypocrisie des médias et de nombreuses personnes. Il y a très longtemps qu'on ne parlait plus de Michael Jackson pour sa musique, on en parlait pour ses déboires. Lorsque vous entendiez parler de Michael Jackson, c'était toujours pour de mauvaises raisons, n'est-ce pas? Il était devenu ce que l'on pourrait qualifier de « monstre médiatique », une sorte de Paris Hilton.

Si cette nouvelle en a surpris plusieurs, moi, elle ne m'a pas surpris du tout. Tout le monde meurt un jour ou l'autre, même les idoles de la musique populaire. Par contre, ce qui me surprendra toujours, c'est la réaction des gens lorsqu'ils apprennent la nouvelle. Nombreux sont ceux qui le plaignent, alors que sont aussi nombreux ceux qui le qualifiaient de « méchant fucké » le jour d'avant. On constate fréquemment ce type de comportement hypocrite dans toutes les sphères de la société. C'est aussi vrai en politique et nous en avons eu un exemple récemment lorsque Normand Legault a décidé de quitter la politique. Jean Charest a alors déclaré que M. Legault est un grand parlementaire... Premièrement, c'est totalement faux, Normand Legault a été très médiocre dans l'affaire de la caisse de dépôt et de placement, il aurait dû prendre exemple sur Amir Khadir dans cette affaire et demander une enquête publique. Deuxièmement, j'ai de fortes raisons de croire que John Charest n'aime pas Normand Legault et qu'il doit se réjouir de son départ, mais bon, en politique comme dans la vie quotidienne, l'hypocrisie est bien plus payante et évite bien des tracas pour ceux qui ont peur de leurs opinions.

Réussir son secondaire en se moquant des préjugés

24 Juin 2009
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La problématique du décrochage scolaire a été omniprésente tout au long de l'année scolaire. Au-delà du concept théorique que manient les chercheurs, les administrateurs publics et autres politiciens, la persévérance a des noms et des visages. Tirons notre chapeau à l'un d'eux, en ce dernier jour de classe.

Aujourd'hui, Jonatan Lavoie aura accompli ce que nul autre dans sa famille n'a fait: il termine sa cinquième secondaire. Il fait partie des 12 élèves inscrits au cégep en septembre, parmi les 70 qui avaient amorcé leur première secondaire à l'école secondaire Pierre-Dupuy dans le Centre-Sud de Montréal, la dernière du fameux palmarès.

La clé de son succès? «Je prends tout ce qu'on peut me dire de négatif et j'en fais du positif. À force de se relever, c'est rendu que j'ai mal aux genoux. D'où je viens, on n'a pas le choix de se relever», lâche le grand garçon de 17 ans. Trois cégeps attendent à bras ouverts ce footballeur d'élite au bon dossier scolaire.

L'adolescent se fait une fierté de «faire mentir les préjugés». «On m'a toujours dit "tu ne seras pas capable". Même au football, on m'a dit que je ne serais pas capable d'être un joueur élite... Je suis parmi les meilleurs au Québec. On m'a dit que je ne réussirais pas à avoir mon diplôme, parce que je vais dans une mauvaise école», rappelle le jeune qui a retourné à son avantage la critique et les commentaires négatifs.

Ses parents l'ont inspiré... à ne pas faire comme eux. Sa mère a quitté l'école à contrecoeur alors qu'elle était enceinte de sa soeur aînée tandis que son père n'aimait pas l'école. «Mes parents me disaient qu'il fallait que j'aille à l'école parce qu'ils ne voulaient pas que je sois comme eux dans la vie. Ils voulaient que j'aie un bon emploi, bien payé, et que je fasse quelque chose que j'aime», confie Jonatan, dont la mère est retournée sur les bancs d'école récemment pour être chef cuisinière.

Ce qui l'a fait persévérer alors? Le football! «C'était ma première motivation, au début du secondaire. Pour jouer au football dans les meilleurs programmes, il faut aller au cégep et à l'université. Je me suis ensuite rendu compte que je ne peux pas juste jouer au football, je dois choisir quelque chose que je vais aimer plus tard», fait valoir l'élève inscrit en communications au cégep du Vieux-Montréal à l'automne. S'il rêve encore de jouer au football professionnel, il reste les deux pieds sur terre et caresse aussi le projet d'être entraîneur auprès des jeunes.

À tous ceux qui cogitent sur la recette miracle de la lutte contre le décrochage, Jonatan n'a qu'un conseil à donner: «Il faut avoir du fun à l'école, sinon tu ne vas nulle part.» Il souligne que parmi la dizaine de finissants de sa cohorte, tous s'engageaient d'une façon ou d'une autre dans les activités parascolaires. Lui-même est capitaine de l'équipe d'improvisation et s'est beaucoup impliqué cette année dans l'organisation des activités de fin d'année.

«Dans notre milieu, il y a des gens pour qui cela ne rentre pas quand ils étudient, qui n'ont pas la place pour étudier. Ils sont chez eux et ne sont pas bien. S'ils viennent à l'école et se sentent bien, ils vont avoir des meilleures notes», résume Jonatan, qui suggère à tous les élèves de «trouver quelque chose qui les intéresse et de s'y accrocher».

Source



Très belle leçon de ce jeune homme. Il ne sert à rien de se morfondre et de blâmer les autres pour ses problèmes. On doit redresser ses manches et surmonter ses problèmes soit même, personne ne pourra les surmonter à notre place. Si une personne vient régler nos problèmes à notre place, nous ne récoltons aucun mérite et bien souvent nous retombons alors dans ces mêmes problèmes, car nous n'avons pas appris à fournir l'effort nécessaire pour nous sortir de notre petite misère.

«Il faut avoir du fun à l'école, sinon tu ne vas nulle part.» Ce conseil peut sembler bien insignifiant à prime à bord, mais en vérité, il est plein de bon sens. Il faut qu'un adolescent ait une source de motivation pour bien performer à l'école, si on fournit la chance à un jeune de développer ses talents dans une discipline quelconque et que ce jeune se fixe des objectifs et désire réussir, son succès est pratiquement assuré. Il faut simplement insuffler le désir d'apprendre et de se surpasser à nos adolescents. C'est aussi valable pour les adultes chez qui on retrouve bien souvent trop de passivité et un désir d'apprendre très limité.

Mention spéciale aux parents de Jonatan qui ont su reconnaître leur bévue et faire en sorte que leur enfant ne la répète pas. Ils ont agi en parents responsables.

Sondage

23 Juin 2009
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Bonsoir à tous!
Voici un petit sondage pour nous aider à cerner les intérêts de nos visiteurs. Une réponse serait grandement appréciée! (Vous n’êtes pas du tout obligés de répondre à toutes ces questions.)

1. Qu’est-ce qui vous attire chez la SNQ?
2. Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez la SNQ?
3. Est-ce que l’option des commentaires est bien visible? (Il est intrigant de constater que nous n’avons pratiquement aucun commentaire malgré le nombre de visites.)
4. Préférez-vous les articles longs sur un sujet précis ou les articles commentant l’actualité?
5. Aimeriez-vous avoir plus d’articles complets sur des personnages ou des événements historiques? (Par exemple celui sur Nietzsche ou le nihilisme)
6. Que signifie le nihilisme pour vous?
7. Croyez-vous que les sociétés québécoise et occidentales sont sur le déclin?
8. Avez-vous des questions?

Merci à ceux qui prendront quelques minutes pour nous répondre, vous pouvez le faire par email au snq@live.ca.

Sondage - Le français à Montréal: 90 % des francophones sont inquiets

22 Juin 2009
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Près de 90 % des Québécois francophones estiment que la langue française est menacée à Montréal. Une opinion partagée par moins d'un anglophone ou allophone sur quatre, révèle un sondage Web Léger Marketing-Association d'études canadiennes-Quebec Community Groups Network dévoilé à l'avant-veille de la Fête nationale. Le sondage met en lumière un fossé important entre les perceptions des Québécois d'expression française et ceux d'expression anglaise sur la vitalité de la langue de Tremblay sur l'île de Montréal.


Cette divergence dans les sondages s'explique par le fait que 90 % des Québécois sont xénophobes et paranoïaques... Un éditorialiste de « La Presse » s'occupera de développer cette théorie plus en profondeur! Voici ma théorie. 90 % des Québécois sont préoccupés par le sort de leur langue alors que plus de 75% des anglophones et allophones n’en ont rien à foutre. D'ailleurs, ils auraient dû ajouter la question suivante : « Est-ce que le français au Québec vous tient à coeur? »



Le gouvernement de Jean Charest «donne le sentiment à l'ensemble de la population québécoise qu'il n'est pas véritablement prêt à agir. Il y a un sentiment d'inaction, et ça inquiète beaucoup les Québécois», explique Alain G. Gagnon, directeur du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité au Québec (CRIDAQ).


Les Québécois sont inquiets, mais les libéraux pourront toujours compter sur le vote de la minorité non francophone et des fédéralistes. Charest n'a donc aucun besoin d'agir dans ce domaine s'il veut rester au pouvoir.



Les anglophones se comportent comme s'ils étaient une majorité au Québec, dans l'esprit de plus de 65 % des francophones -- qui estiment néanmoins former la majorité -- contre 20 % des anglophones et allophones. «Les anglophones ont le sentiment d'être minoritaires vis-à-vis de la situation de la langue française. Les francophones, eux, ont l'air de croire que les anglophones ne comprennent pas la situation de la langue française», fait savoir M. Jedwab.


Les anglophones minoritaires auront droit à un méga centre hospitalier anglophone, voilà une très bonne raison de penser ainsi.



La question du sondage: «Êtes-vous [d'accord] avec l'énoncé suivant: Les anglophones sont un peuple fondateur de la société québécoise?», a fait sourciller Alain G. Gagnon. «On vient complètement chambarder la lecture historique des rapports Québec-Canada», lance-t-il. Malgré tout, les anglophones constituent «un peuple fondateur du Québec», selon deux répondants québécois francophones sur cinq. Une opinion partagée par 80 % des Québécois non francophones. «Il y a quelque chose de particulier dans ce sondage-là qui m'échappe. On va sans doute pouvoir en débattre [aujourd'hui]», a conclu Alain G. Gagnon.


Les Français ont fondé les plus grandes villes du Québec. Les Anglais les ont envahies par la suite. Si piller, détruire les récoltes des paysans et mettre le feu à leur maison fait partie de la fondation d'une société alors oui, les Anglais sont un peuple fondateur.



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Problème Identitaire?

21 Juin 2009
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Le débat qui fait rage présentement au sujet de groupes de musiques anglophones à la St-Jean-Baptiste est symptomatique d’un problème identitaire croissant dans la population québécoise.

Qui sommes-nous? D’où venons-nous? Où allons-nous? En ces temps où le 24 juin est pour plusieurs un simple congé férié nous donnant l’occasion de boire de l’alcool en grande quantité en écoutant de la musique autour d’un feu, il semble que les réponses à ces questions fondamentales soient de moins en moins évidentes à trouver. Nous pouvons le constater chez ces nombreux Québécois indifférents qui veulent seulement célébrer en toute quiétude. En fait, ils ne se sentent même pas concernés par ce débat, car il ne touche pas leur vie personnelle et ne change rien à leur quotidien.

Est-ce que le peuple québécois peut se permettre de célébrer? Célébrer 250 ans de résistance? Est-ce que le simple fait de résister est suffisant? La résistance ne peut durer éternellement, même le plus solide des chênes ne peut résister au passage du temps, pour éviter l’assimilation il doit y avoir une victoire et c’est seulement à ce moment que nous pourrons êtres réellement fiers. Puisque l’assimilation est bel et bien en route et cet événement en est une autre preuve, bientôt nous devrons utiliser l’adjectif « Franco-Québécois » pour nous désigner, comme si nous n’en avions pas assez du « Franco-Canadien ». Québécois signifie automatiquement francophone, notre langue faisant partie de notre identité québécoise, c’est d’ailleurs ce qui fait notre différence. Mais voilà, notre métropole s’anglicise lentement et ce qui fait de nous un peuple distinct s’effrite chaque jour. Célébrer une résistance équivaut à faire de cette résistance une fin, nous pouvons être fiers de notre résistance, mais nous ne devons pas en faire une fin. La fin c’est la victoire.

La réaction des éditorialistes fédéralistes par rapport à la monté de bouclier de ceux qui ont vraiment à cœur notre langue était tellement prévisible. Faire passer notre fierté pour du racisme, c’est une tactique usée à la corde et l’arme préférée des adeptes de la mondialisation. Qui sont ceux qui manquent le plus d’ouverture? Les milliers de Québécois qui apprennent l’anglais à l’école ou les Anglais qui refusent de respecter le fait que la langue officielle du Québec est le français? On ose dire que nous manquons de respect quant à cette minorité qui n’en est pas une! Parce qu’en terre d’Amérique le francophone est de loin le minoritaire, mais ne jouons pas la carte du peuple opprimé, soyons fier!

Canada - L'écart de poids diminue entre les bébés garçons et filles

15 Juin 2009
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Des chercheurs des universités de Montréal et McGill et de l'Agence de santé publique du Canada ont établi dans une étude publiée ce matin que la différence historique de poids entre les bébés garçons et filles a diminué sensiblement au Canada entre 1981 et 2003, un phénomène qu'ils attribuent aux effets antiandrogéniques des perturbateurs endocriniens de plus en plus omniprésents dans l'environnement de tous les jours.

...

Cette étude a été inspirée par une autre du Dr Van Vliet, qu'il réalisait à la fin de la dernière décennie. Il avait noté qu'une maladie rare provoquait des réactions des modulateurs endocriniens, qui entraînaient une réaction antiandrogénique chez les poupons, neutralisant l'action des hormones à l'origine du poids plus important en moyenne des foetus mâles. C'est de là, raconte ce chercheur, qu'est venue l'hypothèse que des perturbateurs endocriniens de sources extérieures, mais omniprésents dans le corps des mères, pouvaient avoir le même effet de réduction de poids sur les foetus, ce que l'étude du poids de cinq millions de bébés canadiens a permis de confirmer.

...

Selon le rapport des trois chercheurs, plusieurs perturbateurs endocriniens peuvent s'avérer toxiques, tout particulièrement durant la croissance du foetus. Les recherches ont démontré que ces agents chimiques, dont on relève la présence chez la quasi-totalité des personnes en Amérique du Nord, peuvent provoquer notamment des malformations congénitales et agir de différentes manières sur le développement des bébés.

Le Dr Van Vliet estime que le bisphénol A et les phtalates sont probablement en cause, mais la liste ne s'arrête pas là.

Les constats des trois chercheurs canadiens sont d'autant plus importants qu'ils sont publiés une semaine après le symposium de la Société d'endocrinologie aux États-Unis. Fait sans précédent, cette société médicale a, pour la première fois de son histoire, lancé un appel public aux autorités réglementaires de partout dans le monde pour qu'ils amorcent le contrôle des perturbateurs endocriniens.

Après avoir publié un bilan des connaissances sur ces produits de synthèse, la société médicale a déclaré que «ces molécules chimiques qui se confondent avec des hormones se retrouvent dans des plastiques, des pesticides et d'autres produits» courants. Ils posent, à son avis, «un problème significatif de santé publique, causant possiblement de l'infertilité, des cancers et des malformations».

...

On retrouve le BPA dans des gourdes de plastique rigide, dans les enduits à l'intérieur des contenants en métal de conserves, dans les canettes de lait maternisé liquide, dans les biberons et verres pour enfants, dans les grosses bouteilles de 18 litres pour refroidisseurs d'eau, dans plusieurs scellants dentaires et amalgames composites appelés «plombages blancs» et dans des ustensiles de cuisine.

Quant aux phtalates, que l'on retrouve essentiellement eux aussi dans des formulations de plastiques comme des bouteilles d'eau et plusieurs types de PVC, ils sont aussi utilisés comme agents fixateurs dans des cosmétiques pour en augmenter le pouvoir de pénétration ou pour empêcher les vernis à ongles de s'écailler. On les retrouve aussi dans des revêtements de murs et de planchers, dans des isolants pour câbles et fils souples, dans des jouets pour enfants et des emballages alimentaires.

Source



La population manipule quotidiennement des produits dont elle ne connait pas encore toute la portée. Les compagnies utilisent des produits chimiques sans faire de test afin de savoir si ces produits ne pourraient pas être toxiques, car le premier critère de production est la rentabilité et non le bien être du consommateur. Notre système économique est merdique et après nous nous demandons pourquoi nous sommes en crise économique, on pollue notre environnement et après nous nous demandons pourquoi il y a autant de cancer, nous avons des médias d'informations biaisés et on se demande pourquoi nos politiciens sont si menteurs et manipulateurs. Et lorsqu'une parcelle de conscience vient nous frapper l'esprit nous nous disons que nous sommes impuissants, la tâche est trop grande, on ne peut rien changer, peut-être sommes nous trop lâche ou peut-être qu'au fond on ne veut pas que les choses changes, on est bien dans notre marde, on sortira quand l'odeur sera insupportable!

« Ça sonne bien mieux en anglais! »

04 Juin 2009
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Il vous est surement déjà arrivé d’entendre un groupe de musique québécoise quelconque (les groupes prononçant ce commentaire sont généralement « quelconques ») dire que c’est plus difficile de composer de la musique en anglais qu’en français parce que leur langue maternelle est le français et que c’est donc plus dur d’écrire dans une langue qu’il ne maîtrise pas complètement. Je trouve ce commentaire complètement ridicule pour plusieurs raisons.

Premièrement la raison la plus évidente, celle qui saute aux yeux, mais qui est rarement mentionnée… Si un auteur ne maîtrise pas complètement une langue, il y a de fortes chances que ses compositions dans cette langue soient d’une qualité très discutable. Une personne qui ne maîtrise pas une langue a assurément un vocabulaire limité.

De plus, il est totalement faux de dire qu’il est plus difficile d’écrire dans une langue qui n’est pas notre langue maternelle, surtout si cette autre langue est l’anglais. La langue française est très complexe et si une personne ose vous dire qu’il est facile d’écrire dans cette langue et bien c’est que cette personne écrit des textes peu recherchés, pour ne pas dire désagréable. Peut-être que Marcel Proust, Honoré De Balzac, Réjean Ducharme ou Victor-Lévy Beaulieu auraient dû (ou devrait dans le cas de M. Beaulieu) écrire en anglais pour augmenter le niveau de difficulté! Quelle bande de lâches! Il est plus difficile d’écrire dans notre langue maternelle puisque l’auteur se doit d’écrire des textes extrêmement recherchés afin de pouvoir frapper l’imaginaire du lecteur qui possède bien souvent la même langue maternelle. Tout auteur qui se respecte et qui écrit dans sa langue maternelle sera naturellement porté à augmenter son niveau d’écriture au plus haut niveau de ses connaissances et possèdera également l’aptitude de jouer avec les mots, car il est maître de sa langue. Le maître de sa langue est celui qui est apte à utiliser tous les outils que lui propose son langage, afin, de non seulement mettre ses idées clairement sur papier, mais aussi de le faire avec élégance. « L’esclave » de sa langue est celui qui doit se battre avec les mots, n’en connaissant pas les significations exactes et devenant ainsi limité dans l’expression de ses pensées. Pour ces « esclaves », il est plus facile d’aller vers une autre langue, car ils sont alors moins complexés, ils ont une excuse pour expliquer la pauvreté de leur vocabulaire et leur manque d’imagination. Moins intimidé aussi, car lorsqu’ils se comparent avec la tonne de musique pop États-Uniennes qui envahit nos ondes radio, ils peuvent se dire : « On n’est pas si pire que ça! »

Mais l’excuse qui me fait le plus rager est celle de la « sonorité ». « L’anglais, ça sonne mieux! » Ces personnes sont alors généralement fort amusées de traduire une chanson de l’anglais vers le français pour prouver leur point et affirme que « ça sonne plus fif » (ou autre qualificatif du genre) en français. Ces personnes sont des colonisées facilement influençables par les courants de masses. C’est plus « tendance » de parler anglais, car plus de personnes parlent cette langue en Amérique. Ils tiennent en plus haute estime la langue de l’étranger. Ils sont aussi généralement loin d’être bilingue, car pour eux l’anglais possède une sonorité plus « exotique », l’anglais à quelque chose d’« étranger » et soulève la curiosité. Ils sont comme des enfants en mode exploration, à la découverte d’un monde jusqu’alors inconnu et c’est tout à fait normal de trouver un nouveau mode de communication fascinant. Il est par contre anormal de rendre cette nouvelle forme de communication supérieure aux autres pour des raisons plus que discutables. De plus, la langue française n’a absolument rien à envier à la langue anglaise et la complexité de notre langue est un gage de sa richesse.

Lorsqu’une personne qui en est encore au mode d’apprentissage (ou d’exploration) écoute une chanson en anglais, elle ne la traduit pas au fur et à mesure dans sa tête et elle ne la comprend pas vraiment, elle se bâtit un schéma de pensé autour de la chanson et s’en fait une idée générale quelconque. Il est donc beaucoup plus facile de frapper l’imaginaire de cette personne puisqu’elle ne se concentre pas sur les mots, mais sur une pensée, une pensée tirée de sa propre imagination. Généralement la bonne musique peut facilement inspirer un auditeur attentif, et ce, peu importe les paroles, elles sont donc généralement qu’accessoire, sauf dans le cas de la musique dite « engagée ». Lorsque l’exploration de la langue est avancée et que la personne devient bilingue, elle découvre bien vite que l’anglais n’a rien de « magique » ou d’« exotique », elle est une langue comme les autres et la meilleure musique possède un langage universel, dans ce cas l'anglais n'est rien de plus qu'un outil de communication touchant un plus grand nombre de personnes.

À Detroit, le hockey console de la crise

01 Juin 2009
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Detroit -- «Hockeytown» n'est pas l'ombre d'elle-même ce printemps. Detroit ne vibre pas au rythme des Red Wings, l'engouement n'y est pas.

Il faut dire que le hockey vient loin dans les préoccupations de la population de la ville et des environs, en raison de la crise qui sévit dans l'industrie de l'automobile. Les géants vacillent, l'inquiétude est palpable. Les pertes d'emplois se comptabilisent par milliers, le centre-ville se déserte, le secteur immobilier s'écroule. Des gens doivent déménager, des résidences se vendent à des prix ridiculement bas.

Dans ce contexte très difficile, les succès des Red Wings encore cette année s'avèrent comme un baume sur de graves blessures qui vont mettre du temps à se cicatriser.

«J'ai dit à Kenny Holland [directeur général des Wings] avant la fin de la série contre les Ducks d'Anaheim combien j'estimais important pour la ville de Detroit et l'état du Michigan qu'on se rende loin en séries éliminatoires, a commenté l'entraîneur Mike Babcock. Je connais plusieurs familles qui ont perdu leurs emplois et leurs maisons.»

«Mes enfants sont des sportifs, et il y a au moins deux ou trois familles dans chacune de leurs équipes qui se retrouvent sans travail, a-t-il poursuivi. Et je ne parle pas que d'emplois banals. Il y a des ingénieurs qui étaient à l'emploi de la même entreprise depuis 20 ans qui perdent tout. Nous connaissons une famille qui a dû déménager en fin de semaine. C'est comme ça partout au Michigan.»

«Les gens ne peuvent pas se permettre de venir assister à nos matchs, mais ils nous suivent de chez eux devant leur téléviseur. On va essayer de faire notre part afin de les égayer quelque peu.»

Source



Un homme assis sur un trottoir, les vêtements en lambeaux, une barbe noire sale, puant la crasse et la sueur, le visage ravagé par le désespoir et l'impuissance.

- Vous avez perdu votre emploi M.?

- Une voie sourde et grasse répond : d'après toé? J'ai perdu ma job chez Chrysler parce que j'travaille pour une gang d'incompétents qui pense juste au cash. J'tais pu capable de payer ma maison pis mon char parce que les taux d'intérêt sont trop hauts faque me v'la dans rue à mendier pis à courir les soupes populaires!

Affichant un sourire niait l'autre homme répond :

- Ah… je suis attristé de l'apprendre mon cher Monsieur..., saviez-vous que les Red Wings ont atteint les finales de la Coupe Stanley M.!? Allez-vous assister au couronnement de toute une saison acharnée de la part de nos glorieux!? Ils en ont souffert un coup sur la glace, vous savez!

Les yeux ronds, remplis d'une surprise inspirée par tout le manque de tact d'une telle réplique le mendiant rétorque férocement :

- JM'EN COLIS TU CIBOIRE!!!

Sans sourciller le 2e homme répond calmement puis avec entrain :

- Mais voyons M.! HOCKEY TOWN!! Vous devriez être fier! Ne sentez-vous pas toute cette joie remplir votre coeur meurtri à l'annonce de cet exploit de nos glorieux!? Ne sentez-vous pas qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde meilleur grâce à nos valeureux guerriers des temps modernes!?

Le mendiant se lève alors lentement du sol et fait maintenant face à son interlocuteur et lui dit calmement ainsi qu'avec beaucoup de conviction :

- C'est mon poing dans face que tu veux criss?

Le 2e homme faisant un pas en arrière en riant quelque peu lance d'un air désinvolte :

- Ben voyons-la, prend pas ça de même... ta perdu ta job pis ta maison, t’es dans rue, t’as pas pris un bon repas bien chaud ni dormi dans un bon lit confortable depuis longtemps... pis!? C'est pas une raison pour être bête! J'essaie juste de te remonter le moral hostie d’ingrat!

Tournant les talons le mendiant s'éloigne en marchant, imaginant dans sa tête mille et une façons de trucider ce digne représentant d'une humanité dégénérée.

Des employés trop payés?

31 Mai 2009
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Nous sommes témoins d’un bel exemple de lutte des classes ces temps si. Une belle lutte entre la classe moyenne et la classe dirigeante dans le secteur de l’automobile aux États-Unis et en Ontario et dans le secteur forestier au Québec. Vous avez surement entendu des gens autour de vous dirent que les employés du secteur de l’automobile de l’Ontario gagnaient en moyenne 75$ l’heure et que ce taux horaire était beaucoup trop élevé pour permettre à une compagnie comme Chrysler de compétitionner avec Toyota. Notons que ces chiffres proviennent de la compagnie, les TCA eux ont des chiffres différents à nous proposer, ils affirment que le salaire horaire débute à 24$ l’heure pour plafonner à 34$ et que celui des emplois spécialisés plafonnent à 40$ l’heure. Les TCA affirment également que le coût de la main-d'œuvre représente seulement 7% du coût du véhicule, pour quoi couper dans ce 7%?

Qui croire? Un syndicat qui protège les intérêts des employés? Ou des patrons qui essaient de faire le plus de profit possible? Aucun journaliste ne portera l’enquête plus loin puisqu’il n’est pas dans l’intérêt de leurs patrons de vanter les mérites d’un syndicat. Les médias ont plutôt tendance à frapper sur les syndicats quand l’occasion se présente afin d’alimenter une lutte qui se déroule dans la classe moyenne elle-même, une lutte entre les syndiqués et les non-syndiqués. Pendant que la classe moyenne s’entre-déchire, elle n’est pas portée à se révolter contre la classe dirigeante.

Mais prenons un exemple encore plus aberrant, celui d’AbitiBowater. La compagnie est en déroute totale et s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Elle planifie également de couper sur les régimes de retraite de ses employés, régimes qu’ils ont, en grandes parties, payés de leurs poches. Pendant ce temps l’ancien PDG de la compagnie, John Weaver, a quitté son poste en janvier dernier en prenant bien soin de se faire voter une prime de 22 millions $, pour à peine quelques mois de travail. Une prime pour quels motifs? Avoir amené la compagnie au bord de la faillite? Ce même John Weaver a empoché 53 millions $ lors de la vente d’Alcan à Rio Tinto. Un rapace de la pire espèce.

Que font les médias pour dénoncer ces magouilles? Rien du tout. Seulement quelques médias indépendants ont dénoncé cette histoire, mais leur influence est malheureusement minime lorsque 95% des médias du Québec sont dirigés par deux puissants groupes de presse dont l’objectif premier est de protéger le cul d’une classe dirigeante corrompue.



Le public et mes amis en particulier, attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l'heure fatale qui doit nous séparer de la terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d'impartialité. L'homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions, pour se laisser voir en plein jour, l'intérêt et les passions expirent avec sa dépouille mortelle. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense. [...]
Non pas sur l'échafaud, environné d'une foule stupide et insatiable de sang, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l' indépendance, mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence de passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans, j'ai pris une part active dans presque tous les mouvements populaires, et toujours avec conviction et sincérité. Mes efforts ont été pour l'indépendance de mes compatriotes ; nous avons été malheureux jusqu'à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre d'exil avec leurs propriétés détruites, leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d'un hiver canadien. Malgré tant d'infortune, mon cœur entretient encore du courage et des espérances pour l'avenir, mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l'assurent. Voilà ce qui me remplit de joie, quand tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l'anarchie et d'une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent ; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l'autel de la liberté arrosent aujourd'hui les racines de l'arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens. [...]
Quant à vous, mes compatriotes, mon exécution et celle de mes compatriotes d'échafaud vous seront utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais ! ... Je n'ai plus que quelques heures à vivre, et j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants et de mon épouse sans autre appui, et pour eux je meurs en m'écriant :

Vive la liberté !

Vive l'indépendance !



~ François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier


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